Comprendre les îlots de chaleur pour les combattre

Publié le 8 juillet 2016

actu-environnementLa chaleur estivale et le changement climatique poussent à réfléchir sur l’adaptation des villes à l’augmentation des températures. « » a mis en ligne le 4 juillet un dossier sur les îlots de chaleur en ville : « Ilots de chaleur : premières pistes pour ré-inventer la ville ». A Grenoble un effort important est fait dans cette direction notamment par la végétalisation des toits et/ou des façades et de l’implantation de cultures sur certains toits d’immeubles, notamment de parkings.

Voici quelques extraits du dossier d’Actu-environnement :

« Les îlots de chaleur urbains interpellent les collectivités. S’adapter au phénomène devient nécessaire. L’atténuer aussi, même si cela s’avère bien plus complexe. Il s’agit de repenser totalement l’aménagement des villes à moyen et long terme, voire de modifier en profondeur les modes de vie…

Le phénomène d’îlot de chaleur urbain dépend des conditions climatiques d’un territoire (températures, régime de vent, humidité…), mais aussi de la morphologie de la ville. De nombreuses recherches sont menées pour mieux le comprendre…

La première étape pour lutter contre les îlots de chaleur urbains (ICU) est de comprendre ce phénomène et notamment sa genèse dans la morphologie de la ville impactée. Différents outils ont été déployés pour mieux cerner ce phénomène, mais la recherche n’en est qu’aux débuts…

Est-ce que les solutions d’adaptation, comme la revégétalisation, pourront compenser toute la chaleur que l’on émet ? Il faut continuer à travailler sur la dissipation de l’énergie en ville, poser la question de la sobriété“. Ainsi, pour la scientifique, avant de déployer tout un panel de solutions pour limiter l’effet de chaleur urbain, il faut agir sur les causes et les réduire. “Il faut toujours regarder de pair atténuation et adaptation. La solution la plus simple pour l’adaptation au réchauffement climatique est la climatisation… Mais, d’un point de vue atténuation, elle n’est pas bonne puisqu’elle réchauffe l’extérieur !”. La spécialiste appelle donc une réflexion systémique globale et interpelle sur la place de la voiture en ville. Depuis des décennies, la banalisation de l’usage de la voiture particulière a dessiné le territoire, et notamment les zones urbaines. “En matière d’aménagement, tout est lié à la voiture ! L’artificialisation des sols, leur imperméabilisation… Dans une ville, le pourcentage de surface couverte (aérienne et souterraine) dédiée aux voitures est très important !”. A contrario, l’aménagement d’espaces piétons ou cyclables peut être l’occasion de verdir la ville et de limiter sa minéralisation, en optant pour des revêtements naturels ou poreux »

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