Politique politicienne

Publié le 10 juillet 2026
fou

Marine Le Pen a décidé de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Pourtant, elle a été condamnée, en appel le 7 juillet 2026, à 100 000 euros d’amende, trois ans de prison dont un an ferme sous surveillance électronique à domicile, et quarante-cinq mois d’inéligibilité, dont seulement quinze mois fermes qui sont décomptés à partir de la condamnation en première instance, le 31 mars 2025.  Cette peine ferme est donc purgée.

Elle a fait un pourvoi en cassation qui suspend la peine prononcée jusqu’en janvier 2027 (date d’examen de la cassation), soit quatre mois seulement avant le premier tour de l’élection présidentielle du 18 avril 2027. Si la cour de cassation confirme l’arrêt du 7 juillet, Marine Le Pen devra, durant les quatre mois porter le bracelet et se conformer aux contraintes de la justice. Elle fait un pari risqué que la justice sera clémente et lui laissera faire sa campagne. Pour les électrices et les électeurs il faudra répondre à la question simple : peut-on élire à la présidence de la République une personne condamnée définitivement pour détournement d’argent public et qui devra, même élue continuer à porter un bracelet électronique à son domicile, sauf si elle peut obtenir une grâce présidentielle, qu’elle se donnerait à elle-même !!! La même personne déclarait il y a quelques années, qu’une personne condamnée pour détournement d’argent public devait être inéligible à vie !

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