Archives pour le mot-clef ‘Politique droite-gauche’

Politique politicienne

Publié le 9 avril 2021
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Un quotidien régional du 8 avril publie un article mettant en cause la Ville de Grenoble qui, d’après certains citoyens mal informés dont un ancien conseiller municipal d’opposition, aurait volontairement caché les dividendes (liés aux résultats sur son activité commerciale hors logement social) versés exceptionnellement par la SEM Grenoble Habitat à ses actionnaires dont la ville qui en avait bien besoin pour redresser ses finances (entre 2015 et 2018). Or chaque année sont communiqués les résultats des cinq dernières années de la SEM Grenoble-Habitat, qui permettent aux membres du conseil municipal qui les lisent de savoir les résultats distribués sur ces cinq dernières années à l’ensemble des actionnaires de la SEM dont la commune. L’ensemble de ces informations sont disponibles sur le site de la commune, dans le fonds des archives municipales en ligne, et donc consultables par les administré·es. Le fonds d’archives de la Ville est très bien tenu et Grenoble et une des collectivités qui ouvre le plus ses données publiques.


A l’Université de Grenoble Alpes, les règles déontologiques devraient être appliquées par tous, mais visiblement les président et ex-présidents y échappent. Le syndicat FSU vient de rendre public un communiqué du 6 avril intitulé : « Découverte majeure à l’Université Grenoble Alpes : les règles déontologiques sont faites pour être appliquées par tous ! » Il fait référence au jugement du tribunal administratif de Grenoble du 25 février 2021 (voir notre article du 26 mars ).« Les règles sont bien faites pour être respectées par tous, y compris par les Présidents. Un mystère reste cependant entier : comment et pourquoi P. Lévy a-t-il pu être autorisé par la commission présidée par Y. Lakhnech à violer deux règles déontologiques élémentaires, comment et pourquoi tous les conseils internes à l’UGA ont-ils pu fermer les yeux sur ces violations ? Ce mystère aurait pu être éclairci par le Conseil d’Administration de l’UGA, mais dans leur grande sagesse les administrateurs ont refusé lors du CA du 11 mars dernier de se saisir du jugement. Craignaient-ils de découvrir des choses qu’il est préférable que les membres de l’UGA continuent à ignorer ? »


Le Département de l’Isère est géré par une droite qui ne cache pas ses positions rétrogrades. Lors du vote du budget 2021, les représentants macronistes de LREM ont apporté leur soutien à la majorité en votant sans aucune réserve le budget présenté par le président Barbier. Au moins les choses sont claires, le « ni gauche, ni droite » est terminé, LREM c’est à droite toute.


« Médiacités » a enquêté sur la fable villeurbannaise de Mme N. Vallaud Belkacem, tête de liste PS aux élections régionales. Cette ancienne ministre vient d’être parachuté et pour faire croire qu’elle a sa vie à Villeurbanne, raconte une belle mais fausse histoire. « Au club de la presse, elle annonce avoir acheté un appartement à Villeurbanne, dans le quartier Grandclément. Questionné par Mediacités sur cette adresse, l’entourage de la candidate rectifie les déclarations passées : « Najat n’était pas propriétaire de l’appartement à Grandclément. Il y a sans doute eu incompréhension ou confusion avec sa sœur qui habite dans le même secteur… Plutôt que parachutée, je la définirais comme une intermittente de la politique locale, lâche un élu de Villeurbanne. Au lieu de revendiquer un ancrage dans une commune où elle ne vit pas et où elle n’a jamais été élue, elle serait davantage fondée à jouer la carte lyonnaise où elle dispose d’un passé politique. » À moins qu’en cas de défaite face à Laurent Wauquiez, la carte villeurbannaise brandie aux régionales lui serve à préparer sa revanche, aux législatives de 2022, dans le bastion socialiste… »

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Publié le 2 avril 2021
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A propos des amendements du groupe « Nasa » d’O. Noblecourt au conseil municipal du 29 mars, sur le budget 2021 le groupe proposait d’augmenter la dette de 5 millions d’euros, en complète contradiction avec ses engagements de campagne : « Le recours à l’emprunt sera limité pour faire diminuer le poids de la dette dans le budget de la Ville ». On peut en conclure que la promesse de baisse de la dette était démagogique pour attirer les électeurs (ça n’a pas bien marché). La crédibilité politique exige un peu plus de rigueur.

Un autre amendement, soutenu bizarrement par le président de la Métro, proposait d’étudier une tarification différenciée du stationnement sur voirie notamment pour les SUV. Mais la loi ne permet pas d’établir des tarifs de stationnement différents pour les seuls SUV. En effet l’article L.2333-87 du CGCT précise que « le barème tarifaire peut être modulé en fonction de la durée du stationnement, de la surface occupée par le véhicule ou de son impact sur la pollution atmosphérique ». Donc le barème doit s’appliquer de la même façon à tous les véhicules ayant les mêmes caractéristiques concernant ces deux items et pas seulement les SUV. Comment les agents du stationnement pourront savoir si tel ou tel véhicule est plus polluant ou si sa surface dépasse un certain seuil. Les vignettes Crit’air ne suffiraient pas puisque la plupart des SUV qui sont récents ont des vignettes les déclarant non polluants. Cette proposition d’amendement n’est là que pour faire croire à une conversion écologique de ce groupe qui a encore un grand chemin à faire à ce sujet.

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Publié le 26 mars 2021
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Les élections départementales et régionales ont été fixées les 13 et 20 juin 2021. Mais une petite musique venant des responsables gouvernementaux et de LREM laissent à penser qu’elles pourraient être repousses après les présidentielles et que ces responsables attendaient une prise de position du conseil scientifique Covid. Quand ça les arrange, ils écoutent le conseil scientifique mais quand ça les gène, ils n’hésitent pas à se passer de ses conseils ; on l’a vu pour la gestion de la crise sanitaire ces derniers mois. Comme LREM et Macron craignent une défaite cuisante à ces élections, ils essayent de supprimer le thermomètre. De nombreux responsables politiques et d’associations de collectivités protestent contre ces manœuvres purement politiciennes.

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Publié le 12 mars 2021
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Voilà qu’un ancien député, ministre, maire, président d’un conseil général et de nouveau conseiller municipal montre un degré d’incompétence assez rare. Il s’agit de l’ancien maire corrompu de Grenoble A. Carignon qui a proposé que le Conseil de métropole du 12 mars 2021 prenne un vœu. Mais le texte était irrecevable puisqu’en fait il s’agissait d’une délibération déguisée qui visait à faire prendre une décision au conseil alors que cette question n’était pas inscrite à l’ordre du jour de la séance. Il faut lui rappeler que ce n’est pas lui qui fixe l’ordre du jour, mais le président de la Métro. Un conseiller ne peut pas rajouter une délibération à l’ordre du jour. Donc le faux vœu a été envoyé dans les poubelles de l’histoire. Au lieu de s’agiter dans tous les sens et de donner des leçons à tout le monde, le corrompu devrait repartir sur les bancs de l’école républicaine pour réviser les fondamentaux du travail d’un élu local.


Un article de Médiapart dévoile comment le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes arrose financièrement très préférentiellement les communes gérées par la droite (trois fois plus de subventions que pour les communes de gauche). Les communes de Haute Loire reçoivent cinq fois plus d’argent que celles des autres départements et le Puy en Velay, commune où Laurent Wauquiez est élu, est celle qui est la mieux dotée. Une enquête est ouverte par le Parquet National Financier sur ces agissements assez peu républicains.

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Publié le 5 mars 2021
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La diminution de l’offre de service de la SEMITAG décidée unilatéralement par le président du SMMAG, sans aucune délibération, oublie complètement l’aspect social des transports en commun. La baisse à 85 % de l’offre nominale en jour de semaine est très inégale suivant les lignes. La ligne A de tram qui est la plus importante du réseau et qui irrigue les quartiers les plus populaires se voit imposée une diminution de l’offre à 60 % ! Le changement de politique sur les mobilités est en train de prendre un virage très négatif et l’entrée en force du département (très à droite) dans le SMMAG ne va pas arranger les affaires si le président de la Métro ne siffle pas un coup d’arrêt à ce glissement à droite. La majorité métropolitaine (de gauche écologiste et citoyenne) doit vite réagir.


Le 28 février sur la chaine Cnews, qui appartient à V. Bolloré, durant son interview par Elkabbach Eric Piolle a déclaré à propos de l’évasion fiscale : « Le patron de cette chaîne, Vincent Bolloré, était mis en cause dans les scandales avec le Luxembourg. Ça n’est plus possible aujourd’hui d’accepter cette évasion fiscale. » Elkabbach lui répond un peu déstabilisé : « D’accord, mais si vous êtes là, c’est un peu grâce à nous tous, y compris lui ». Et il reviendra en fin d’interview sur cette question pour défendre son patron (en a-t-il reçu l’ordre ?) :

« Tout à l’heure, je vous ai entendu parler assez directement de Vincent Bolloré. La présomption d’innocence, ça n’existe pas pour vous ? » Eric Piolle répond : « L’innocence. Certes, elle existe elle doit exister pour tous. » Comme à son habitude, Elkabbach n’a pas cessé de couper son invité et a raconté plusieurs mensonges notamment sur la dette de la ville de Grenoble qui représenterait selon lui 3712 € par habitant. Heureusement le maire de Grenoble connait bien ses dossiers et rectifie : 1700 €. Le chiffre exact est de 1668 € par habitant pour le budget principal selon les chiffres du compte administratif 2019.

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Publié le 26 février 2021
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Le 26 février, le département de l’Isère prend une délibération concernant le changement de statut du SMMAG et décide de nommer des représentants du département au SMMAG (tous de la majorité de droite). Il s’agit de faire sauter l’article des statuts qui impose au département de verser chaque année 11 M€ en subvention de fonctionnement au SMMAG. Le département ne veut plus verser que 4,5 M€ au SMMAG, ce qui ne lui coûte rien puisque c’est ce que lui verse la Région. Le tour de passe-passe est organisé par le président du SMMAG qui voulait que le département revienne participer effectivement au syndicat (pour renforcer la majorité anti-écolo) et qui accepte cette condition financière. Pour éviter ce désengagement du département, il suffit que les élu-es métropolitains disent non pour que le changement de statut ne puisse pas se faire et que le département soit obligé de verser les 11 M€ chaque année. On va voir si la Métro marche dans la combine ou défend les intérêts des usagers ? Que dit le président ?

Décision sur l’agrément d’Anticor repoussée jusqu’au 2 avril

Publié le 19 février 2021

La loi du 6 décembre 2013, relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière, a autorisé toute association agréée déclarée depuis au moins cinq ans à exercer les droits reconnus à la partie civile en matière d’atteintes à la probité. Un décret du 12 mars 2014 fixe les conditions dans lesquelles ces associations peuvent être agréées par l’exécutif (le Garde des sceaux) ce qui est tout à fait anormal. L’agrément devrait être donné par une autorité indépendante.

Un arrêté du 27 mars 2014 précise le contenu du dossier de demande d’agrément. L’agrément est obtenu pour 3 ans. Seules trois associations ont cet agrément : Anticor, Transparency et Sherpa. Anticor a demandé son renouvellement et comme l’association a dénoncé à la Cour de justice de la République des agissements du Garde des sceaux, M. Dupont-Moretti, c’est au Premier ministre qu’il revient de délivrer l’agrément.

Pour punir Anticor, le gouvernement fait trainer sa décision en prétextant que le dossier de demande est incomplet, ce qui est faux puisqu’Anticor a répondu exactement à l’exigence de l’arrêté de mars 2014, qui n’impose pas de donner les noms des donateurs à l’association, et pourtant c’est ce qu’exige le gouvernement contrairement à la règlementation en vigueur.

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Publié le 5 février 2021
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O. Noblecourt ne vote pas le projet d’aménagement de l’Esplanade parce qu’il n’y a pas assez de logements construits. En effet la majorité entend conserver la grande Esplanade vide de logements pour lui conserver sa vocation historique lui permettant de recevoir de grandes manifestations populaires, notamment la foire des Rameaux. Sur ce projet, Noblecourt est resté figé en 2013 lorsque sa majorité municipale mettait en place le projet qui massacrait l’Esplanade en voulant y construire 1200 logements et une tour de 100 m de haut pour marquer l’entrée de ville. Il n’est pas inutile de rappeler que les écologistes avaient obtenus en décembre 2013 l’annulation de la modification du PLU qui permettait de lancer ce projet dément (avec seulement 30 % de logements sociaux). La nouvelle majorité en 2014 a sauvé la grande Esplanade, qui continuera à recevoir la Foire des Rameaux et il y aura des constructions comprenant 40 % de logements sociaux et 10% d’accession sociale. Social et environnement peuvent très bien aller ensemble. Noblecourt est rejoint par son ami l’ancien adjoint à l’immobilier de Destot, Ph. Falcon de Longevialle, qui a lui aussi des pertes de mémoire, il ne se souvient plus que la modification du PLU qu’il avait défendu avait été jugée illégale… juste un petit détail.

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Publié le 29 janvier 2021
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Les réactions des oppositions à la majorité de la ville de Grenoble ont un niveau d’hypocrisie qui le dispute au cynisme ou plutôt il y a une addition des deux qualificatifs. Commençons par la députée Chalas, qui hurle au scandale en indiquant qu’ACTIS, le bailleur de la Papothèque, au Lys Rouge, porte la responsabilité des difficultés de cette SAS qui n’arrive plus à faire face à son manque de ressources en raison de la situation sanitaire. « Notre groupe est scandalisé par la décision de la présidente d’ACTIS de faire comparaître la Papothèque au tribunal pour impayés de loyers »… Alors il faut rappeler à Mme Chalas que la majorité dont elle fait partie à l’Assemblée nationale, a voté des aides pour les entreprises en difficulté. La Papothèque a été dotée d’un montant de 1 500€/mois depuis mars 2020, soit donc 15 000€1 dont elle n’a pas encore perçu le 1er centime d’euro. Alors qu’ACTIS a déjà fait don de plusieurs mois de loyers. Que cette députée aille jusqu’au bout du raisonnement et présente un projet de loi pour que tous les locataires privés et publics, ayant des baux commerciaux ou de logements cessent de payer les loyers, qui seront compensés par l’Etat !

Quant à Alain Carignon, qui se présente toujours comme un parangon de vertu et de générosité, on ne va s’éterniser à parler de la période où il était aux commandes de la ville.  Juste lui rafraîchir la mémoire sur le nombre d’associations qui ont malheureusement été « liquidées » pour diverses raisons dont celle de ne pas être dans les orientations politiques de la majorité d’alors ! Certains ont été bien servis, mais au détriment d’autres dont celles de certains quartiers prioritaires.

Et le dernier du trio, Olivier Noblecourt dont on pourrait espérer l’aide précieuse en direction de cette association. Il a un carnet d’adresses bien fournies de la macronie et de grandes entreprises, Danone et tellement d’autres avec lesquelles il a travaillé pour son plan pauvreté, qui pourraient intervenir en la circonstance. Etre dans l’opposition ne consiste pas seulement à hurler avec les loups !  On pourrait espérer mieux de ce personnage politique qui a une connaissance parfaite de ce que l’on appelle les « aides spécifiques ».

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Publié le 22 janvier 2021
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Voilà que O. Noblecourt dont la liste est arrivée en dernière position lors du deuxième tour de l’élection municipale à Grenoble, édite un article sous le couvert de la fondation Jean Jaurès, critiquant le bilan 2014-2020 du mandat précédent, comme si la campagne électorale n’était pas terminée ! Cet article essaye d’apparaitre comme un travail universitaire, les signataires le font avec leurs titres universitaires à part Noblecourt qui n’est que conseiller municipal. Mais tous les signataires sont soit des colistiers, soit des membres de son comité de soutien, ce qui laisse planer un sérieux doute sur l’impartialité de ce travail. Il faut en plus remarquer qu’il manque une analyse de la situation financière que l’équipe municipale découvre en mars 2014, qui est une situation extrêmement dégradée, il manque 6 millions d’euros dans les caisses pour payer le personnel (c’est confirmé par la Chambre Régionale des Comptes) et un mois après le gouvernement baisse les dotations aux collectivités, ce qui oblige la ville à revoir en profondeur son fonctionnement pour éviter d’être mise sous tutelle et évidemment abandonner certains engagements électoraux qui ne peuvent plus être mis en route par manque de financement. Cette publication quelques mois avant les échéances électorales départementales et régionales, ne vise qu’à torpiller les efforts faits par les partisans d’une large alliance entre les écologistes et la gauche contre le macronisme, la droite et l’extrême droite. Quand on expliquait que Noblecourt roulait pour Macron, en voilà une nouvelle preuve.


Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil Constitutionnel, accuse l’exécutif de l’avoir incité à proposer dans son rapport de reporter les élections régionales après la présidentielle.  Lors d’une audition au Sénat le 13 janvier, il s’est montré particulièrement sévère vis-à-vis de l’actuel exécutif, qui l’avait chargé de rédiger un rapport sur l’adaptation des élections départementales et régionales à l’épidémie de Covid-19. « En fait, on voulait que j’arrive à la conclusion qu’il fallait que l’on reporte tout après les présidentielles. Et dès le départ, j’ai dit non. C’est pour cela qu’on ne me confiera pas de deuxième rapport ». Macron joue avec le calendrier électoral de la 5éme République comme Louis-Napoléon Bonaparte avec celui de la 2ème République.

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Publié le 8 janvier 2021
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Macron qui au détour d’une petite phrase sur les maréchaux, réhabilite Pétain, échange au téléphone avec Eric Zemmour et ensuite son conseiller spécial « mémoire » Bruno Roger-Petit qui rencontre discrètement Marion Maréchal Le Pen et qui avait organisé l’interview de Macron dans « Valeurs actuelles ». Il n’y a pas de fumée sans feu. La préparation des présidentielles va bon train, Macron chasse sur le terrain du Rassemblement National et de la droite extrême. Mais cela ne dérange pas ses député-es et ministres.


Le DAL38 lance des attaques totalement infondées contre le maire de Grenoble : « Après l’électricité, E.Piolle fait couper l’eau aux cinquante occupants de l’Abbaye ». Comment la mairie pourrait faire couper l’eau, l’électricité et ensuite le chauffage dans des logements qui ne lui appartiennent pas ? Ce bâtiment est propriété de l’EPFL et c’est ACTIS qui en avait la gestion et ACTIS est le bailleur social de la Métro et non de la ville. Tout cela le DAL38 le sait très bien, mais peu importe tout est « la faute à Piolle », jamais à l’Etat ni à la Métro, c’est beaucoup plus simple, mais totalement inefficace pour défendre le droit au logement. Le DAL 38 ment de façon délibérée en parlant du scandale que serait les bâtiments chauffés à vide depuis 4 ans, alors que le dernier locataire à avoir évacué son logement l’a été le 10 décembre, ce qui exigeait que le système de chauffage collectif continue de fonctionner jusqu’à cette date.  Le dernier locataire parti, le chauffage, l’électricité et l’eau peuvent être coupés. L’eau ne peut pas être coupée si le bâtiment est occupé. A défaut, ce sont tous les locataires d’ACTIS qui devraient payer les fluides de ces bâtiments vides, lesquels doivent faire l’objet d’une rénovation lourde, puisque qu’ACTIS est financé par les loyers de ses locataires.

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Publié le 18 décembre 2020
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Lors du conseil municipal du 14 décembre 2020, Mme Chalas (LREM) a proposé un vœu sur le projet Neyrpic à St Martin d’Hères. « Nous, Conseil Municipal de Grenoble, émettons le vœu que Grenoble Alpes Métropole suspende le projet Neyrpic implanté à Saint Martin d’Hères et repose les fondements de sa stratégie de développement commercial. » Voilà une députée qui ne connait même pas la loi ! C’est la commune qui a autorisé ce projet et c’est le maire qui a délivré des permis de construire. La Métro n’a pas le pouvoir de suspendre ce projet d’un autre siècle. Le maire a indiqué que ce n’était pas de la compétence de la Métro et alors M. Carignon (bien à droite) a contesté cela en expliquant que la Métro avait la compétence urbanisme donc pouvait suspendre. La Métro n’a que la compétence PLUi et PLH, ce sont les maires qui délivrent les autorisations d’urbanisme. C’est inquiétant de voir des élu-es d’une telle incompétence. Heureusement ils ne sont que dans une opposition stérile.


A l’occasion d’une demande de précision du groupe de M. Carignon sur la décision par le maire de saisir un avocat pour défendre les intérêts de la ville contre les agissements répréhensibles de Mme Boutafa, l’épouse du conseiller municipal du groupe de l’ancien maire corrompu, l’adjoint au maire chargé du personnel, Pierre Mériaux, a répondu  que la Ville défendait là l’argent public des Grenoblois, qu’elle ne saurait tolérer une fraude organisée, une délinquance sociale portant un préjudice grave à la probité des agents territoriaux. Et il a précisé :  « le conseil de discipline de la ville a voté  à l’unanimité (administration et représentants du personnel) la révocation de Mme Boutafa pour fraude organisée et travail illégal dans un restaurant pendant un arrêt pour accident de service, elle était payée à 100% par la ville durant cet arrêt depuis 6 ans ». Donc la ville a effectivement besoin de se défendre dans ce dossier. Autre information, rendue publique par Place Grenet, la fédération nationale des territoriaux Force Ouvrière a écrit au maire que M. Boutafa, agent de la Métro, ne représentait plus ce syndicat et lui retirait toutes ses délégations syndicales (à la ville, à la métropole et au département). Bref, les pratiques de Mr Boutafa entrainent des réactions, ce qui est normal compte tenu des dérives que cela révèle qui portent atteinte au syndicalisme.

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Publié le 11 décembre 2020
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Nicolas Sarkozy est jugé pour « corruption active » et « trafic d’influence » dans l’affaire « Paul Bismuth ». Le 7 décembre il déclare devant le tribunal judiciaire de Paris « Vingt ans député. Vingt ans maire. Sept ans ministre. Et cinq ans président. Je n’ai jamais trafiqué !Mais ma vie, c’est de donner un coup de pouce… ». Les coups de pouce sont parfois très dangereux en politique, il devrait demander à Carignon… En politique il ne faut jamais dire jamais. De plus il a juré qu’il n’avait rien fait de mal, juré « dans les yeux même ». Souvenez-vous c’était la même expression de Cahuzac, avant de se faire prendre par la patrouille. Le Parquet National Financier a requis une peine de 4 ans d’emprisonnement dont 2 fermes à l’encontre de l’ancien président de la République. A suivre.

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Publié le 4 décembre 2020
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L’attaché du groupe des 3 élus grenoblois mené par A. Carignon à la Métropole, M. Islam Belala, était auparavant attaché du groupe d’extrême droite à la mairie de Grenoble et a été le 8ème sur la liste d’extrême droite de Mme D’Ornano aux élections municipales de mars 2020 à Grenoble qui n’a pas été qualifiée pour le 2ème tour.  Curieux rapprochement qui en dit long sur les pensées profondes de ce groupe politique !


Center Parcs, les profits pour les actionnaires les risques pour les arnaqués. Deux cents particuliers ayant marché dans la combine de l’achat de parts de « cottages » attaquent en justice le groupe Pierre & Vacances qui refuse de leur verser les loyers du premier confinement, pourtant garantis dans leur contrat de bail.


5% c’est peu. M. Jean-Michel Fauvergue, député LREM, ancien policier du Raid, auteur de la proposition de loi « sécurité globale » et son article 24, venu en opération à Grenoble en début d’année 2020 pour soutenir une candidate LREM en campagne, a déclaré sur France Info, le 27 novembre 2020 à 20 h 35 qu’il y a « 95% » des policiers et gendarmes qui respectent la loi. En conséquence, d’après cette source policière, donc sûre, il n’y a qu’un peu plus de 12 000 policiers et gendarmes délinquants ou criminels.

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Publié le 27 novembre 2020
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Grace à Médiapart et Libération on apprend que des hauts fonctionnaires, très proches du ministre de l’Education nationale, dans le cadre de leurs fonctions, auraient fait usage de fonds publics et de leur position pour développer un outil au service de leur projet politique, le syndicat « Avenir Lycéen ». Ce syndicat a été créée fin 2018 et piloté depuis la rue de Grenelle pour servir les intérêts du ministère et contrecarrer la mobilisation contre la réforme du bac. Ces informations démontrent que les fondements même de notre démocratie et les valeurs de la République sont atteintes par de véritables barbouzeries au plus haut niveau de l’Etat.


La proposition de loi sur la sécurité globale a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 24 novembre (388 voix pour, 104 contre et 66 abstentions). Il y a tout de même quelques député-es LREM qui ont voté contre mais pas en Isère où les fidèles godillots ont voté ce projet (à part M. Colas-Roy qui s’est abstenu).  Voir l’article ci-après. Le texte sera prochainement examiné par le Sénat. L’article 24, qui voulait limiter la liberté d’information en interdisant de filmer les policiers a été légèrement amendé pour essayer d’éviter une censure du conseil constitutionnel en rajoutant « sans préjudice du droit d’informer ». Les atteintes aux libertés fondamentales se font de plus en plus pressantes. Rappelons que seule l’intervention d’un juge peut limiter nos libertés et non l’administration, ainsi que l’impose l’article 66 de la Constitution : « L’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi. »

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Publié le 20 novembre 2020
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Le Réseau Action Climat, qui regroupe de nombreuses associations et ONG, lance un trombinoscope des député-es sur le climat, pour suivre leur positionnement sur la transition écologique. Le trombinoscope rend visible celles et ceux qui déposent ou co-signent des amendements pour verdir le budget 2021 ou au contraire, mettent un frein à la transition écologique. Il ne surprendra pas nos lecteurs de savoir que les députées grenobloises, Mmes Chalas et Gaillard-Minier ne sont pas des farouches militantes de la transitions écologique. Elles devront beaucoup s’améliorer…


Dans le numéro précédent nous protestions contre l’arrêté du préfet ouvrant de larges possibilités pour les chasseurs d’échapper au confinement. La FNE-Isère a déposé un référé liberté contre l’arrêté du préfet de l’Isère du 5 novembre 2020. L’audience s’est déroulée le jeudi 19 novembre au tribunal administratif. Au moment de l’édition de cette rubrique nous ne connaissons pas la décision du juge des référés.

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Publié le 13 novembre 2020
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En contradiction totale avec l’interdiction pour chacun d’entre nous de circuler, même de se promener en distanciation physique dans la nature et en montagne, le lobby des chasseurs bien installé à l’Elysée et Matignon (grâce à Thierry Coste patron des chasseurs et soutien actif de la macronie qui avait eu la peau du ministre Nicolas Hulot) obtient une dérogation au confinement, un passe-droit de circuler dans la nature pour « la régulation des espèces sauvages » !  Un arrêté du 5 novembre 2020 du préfet de l’Isère, très alambiqué, justifie cette dérogation au confinement. Notre pays est gangréné par la présence et la puissance des lobbies ! Hier les betteraviers et leurs industriels ont permis la réintroduction par le Parlement des néonicotinoïdes pourtant interdits.  Aujourd’hui la chasse… La liste est longue de cette mafia bien française de collusion entre certains politiques, des lobbies et des industriels. 

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Publié le 6 novembre 2020
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Au Conseil municipal du 2 novembre, Mme Chalas a dit une énormité ce qui est grave pour une députée. Elle affirme que c’est l’Etat qui finance (à 93%) les aides de l’ANRU pour la rénovation urbaine. Depuis des années, l’Etat s’est désengagé de ce financement en obligeant à sa place Action Logement acteur important du logement social (financé par l’ex 1% patronal). Action logement finance à environ 87 % l’ANRU. L’Etat a malheureusement disparu des radars sur ces questions laissant les bailleurs sociaux et les collectivités payer lourdement les investissements. N’oublions pas que le rapport Borloo a été rejeté par Macron, car il était en désaccord avec le renforcement de l’action de l’Etat dans ce domaine pourtant stratégique au niveau social.


La Métro a aussi financé entre 2016 et 2018 le CCIF pour ses permanences juridiques et même deux fois plus que la ville de Grenoble (7500 € au lieu de 3800 €). Pas très courageux, Christophe Ferrari se défausse à ce sujet sur la Ville (voir DL du 3 novembre). Mais il avoue que la Métro ne fait pas « d’instruction complémentaire parce que les demandes proviennent des communes. ». C’est une explication très légère de la part d’un ordonnateur de l’argent public, car c’est lui qui est directement responsable de l’utilisation de l’argent dépensé par la Métro. D’ailleurs il corrige immédiatement en expliquant : ces permanences juridiques, en termes d’accès au droit, avaient alors tout leur sens. Ouf, on aurait pu croire que la Métro avait été manipulée par la Ville.

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Publié le 23 octobre 2020
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Mme Chalas a été la cheville ouvrière de la loi du 6 août 2020 de transformation de la fonction publique. Lors des débats à l’assemblée nationale, elle a effectué les rapports au nom de la commission des lois et à la commission mixte paritaire. Elle vient de se faire taper sur les doigts par le Conseil constitutionnel qui vient de déclarer l’article 72 de la loi contraire à la Constitution. Ce dernier juge que toutes les organisations syndicales, pas seulement celles qui sont représentatives, peuvent désigner un conseiller pour assister les fonctionnaires ayant demandé une rupture conventionnelle. « Selon l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la loi « doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse ». Le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général, pourvu que, dans l’un et l’autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qui l’établit. »https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2020/2020860QPC.htm


Encore des irrégularités à la Région Rhône-Alpes-Auvergne, c’est devenu une habitude. Lors de la réunion du Conseil Régional Aura, des 15 et 16 octobre 2020, le président L. Wauquiez a fait adopter une délibération créant un pacte régional pour la sécurité…  Or depuis la loi NOTRe du 7 août 2015 qui a supprimé la clause de compétence générale pour les régions et les départements, la loi impose des compétences précises pour chaque niveau de collectivité. Le Conseil régional n’a pas la compétence sécurité.

« Un pacte régional pour la sécurité : pour faire face à l’augmentation de l’insécurité au sein du territoire régional, un pacte pour la sécurité a été mis en place. Il se décline en trois volets : un soutien renforcé en matière de vidéoprotection haute définition, un financement des Centres de supervision urbains (CSU) et pour finir une aide à l’équipement des polices municipales. Une première enveloppe de 3 millions d’euros permettra d’ici les prochains mois l’installation de 800 caméras supplémentaires dans les espaces publics, et la sécurisation des abords de 32 lycées supplémentaires, la création et / ou la modernisation de 4 à 5 CSU et enfin un soutien financier auprès des communes à hauteur de 50% pour les dépenses liées aux équipements des polices municipales. »

Politique politicienne

Publié le 16 octobre 2020
fou

Les cinémas font partie de ce qu’on appelle des “industries culturelles”, pour qui le soutien a été transférée comme pour tout le reste de l’économie et du commerce à la Métropole, en 2015. La Ville de Grenoble n’est plus compétente pour aider les cinémas « art et essai » sur son territoire, sauf pour leurs actions de médiation et culturelles qui n’ont pas de lien avec la diffusion de films. Avec la crise Covid, toutes les salles de cinéma, mais particulièrement celle labellisées « art et essai », sont très fragilisées. Christophe Ferrari a donc choisi avec sa position favorable aux 12 salles UGC sur le site Neyrpic à la Commission nationale d’aménagement cinématographique de fragiliser une activité locale sur le territoire de Grenoble, pour laquelle la Métropole est compétente, au profit d’un grand acteur privé national qui s’installe sur une autre commune pour avantager un promoteur privé. On est loin d’une position de gauche, écologiste et citoyenne. Heureusement il y a eu un avis défavorable de la commission…


Suite aux propos d’Éric Zemmour sur les mineurs non accompagnés (MNA), de nombreux conseils départementaux ont décidé de porter plainte. En effet les départements ont la compétence d’accueil des MNA car ils relèvent de l’aide sociale à l’enfance. Malheureusement en Isère le président Barbier refuse de faire de même, il considère que les actions en justice contre le polémiste reviennent à faire campagne sur les deniers de la collectivité. Curieuse justification ; faire respecter la loi n’est pas faire une campagne de pub, mais un acte essentiel surtout pour une collectivité de la République. Cette attitude de M. Barbier trouve aussi sa cause dans leur culture maurassienne commune. Il est en effet exactement sur la même ligne que Zemmour sur la question des “racines chrétiennes de la France“,  lors d’un de ses discours à l’occasion d’une cérémonie en mémoire du maquis de l’Oisans, qui était pourtant un maquis multiconfessionnel.


La manière dont a été préparé le Conseil syndical du SMMAG du 8 octobre vaut d’être contée, elle éclaire sur les nouvelles pratiques politiques à la Métro. Le président de la métropole a organisé dans le moindre détail cette réunion en la préparant avec les présidents des deux autres intercommunalité (ce qui n’est pas anormal), mais avec les groupes politiques de la Métro en excluant les deux groupes (UMA et CCC) qui ont été opposés à sa réélection suite à son alliance avec la droite (LREM et LR et Carignon) et l’extrême droite le 17 juillet 2020. UMA a rendu public la candidature à la présidence du maire de Champagnier (Florent Cholat) la veille de la réunion. Le candidat de Ferrari à la présidence du SMMAG n’a été dévoilé que lors de la réunion et il n’a pas jugé utile de parler de son projet pour le SMMAG. La liste des vice-présidents et du reste du bureau et l’intitulé des délégations étaient aussi prêts dans les moindres détails ! On a ainsi assisté à une séance où les 16 affidés de Ferrari ont voté comme un seul homme (il y a très peu de femmes) les propositions préparées à l’avance. Il se sont trouvés bien gênés, d’où la longue suspension de séance, lorsque les élus UMA ont réservé leur participation à l’exécutif demandant d’en savoir plus sur les priorités du nouvel exécutif… A suivre. Mme Chalas, députée LREM, commence à se rendre compte que sa survie politique à Grenoble est menacée, car le macronisme n’est plus porteur. Elle essaye de prendre quelques distances avec son parti mais sans le quitter et de se peindre un peu plus en écologiste en votant contre la poursuite de l’utilisation des néonicotinoïdes ou en se mobilisant pour le bien-être animal. Elle a été rappelée à l’ordre pour son vote par son chef local O. Six, qui est élu avec elle à Grenoble et à la Métro.