Politique politicienne

Publié le 31 mai 2024
fou

Voilà que le président de la République déclare à l’Express (22 mai 2024) que les collectivités seraient seules responsables de la dérive des dérives des dépenses publiques : « Hormis une dérive des dépenses initialement prévues qui est du fait des collectivités territoriales, il n’y a pas de dérapage de la dépense de l’État ». Il s’agit d’un pur mensonge qui est démenti par l’analyse de la Cour ces comptes à propos du budget de l’Etat. De plus la loi interdit aux collectivités locales de s’endetter pour financer leur fonctionnement et leurs budgets doivent être équilibrés. La dette des collectivités est même en très légère diminution depuis 30 ans, passant de 9% du PIB en 1995 à 8.9% en 2023. L’Etat lui se permet de présenter depuis des dizaines d’années des budgets en fort déficit du fonctionnement. A tel point qu’actuellement les salaires des agents de l’Etat sont payés chaque année par le recours à la dette, fait particulièrement irresponsable et intenable à moyen terme. Tout cela à cause des diminutions d’impôts présentés comme de la bonne gestion, alors que la dette se creuse et que les générations futures vont payer lourdement pour gérer le pays.


Après le président, c’est le premier ministre qui fait de la politique réellement politicienne. Comme le gouvernement doit faire des économies parce qu’il a mal géré, à la suite des autres mais encore plus gravement, il propose, dans un interview à la Tribune du Dimanche, les 26 mai, une réforme de l’assurance chômage au 1er décembre 2024. L’éligibilité aux droits sera rendue plus difficile, la durée d’indemnisation réduite et aussi le durcissement des règles pour les seniors. Pour éviter un vote au parlement, Macron et Attal, procèderont par décret. Les parlementaires ne servent plus à rien sous Macron 2.

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