
Un article du centre d’observation de la société du 26 septembre 2025. Près d’un jeune actif sur cinq de 15-24 ans est au chômage, et non un jeune sur cinq : les jeunes scolarisés notamment ne sont pas actifs. Les actifs sont ceux qui exercent ou recherchent un emploi.
Ce phénomène n’est pas récent : en 1985, le taux de chômage des jeunes atteignait déjà ce niveau. Depuis trente ans, il oscille entre 15 % et 25 %. Pour les plus âgés, la montée a été plus constante entre le milieu des années 1970 et des années 1990. Au cours de la même période, chez les 25-49 ans, le taux est passé de 2,5 % à 9,7 %, son niveau le plus élevé en 1997. Depuis, il a oscillé entre 7 et 10 %. Chez les plus de 50 ans, le taux a atteint un maximum de 7 % en 2015.
Cela fait trente ans que le taux de chômage des jeunes se situe à un niveau très élevé. Les jeunes de 20 ans en 1985 ont aujourd’hui 60 ans. Des générations dont toute la carrière s’est déroulée sur fond de chômage approchent de l’âge de la retraite. Avec des conséquences plus graves pour les moins qualifiés dont l’insertion dans l’emploi durable est plus longue et dont les carrières sont souvent entrecoupées de périodes de chômage ou de contrats à durée déterminée.

En proportion de la population active, l’écart est énorme entre les jeunes et les plus âgés : le taux de chômage des moins de 25 ans est 2,8 fois supérieur à celui des adultes, 3,8 fois supérieur à celui des plus de 50 ans. Et encore, ces moyennes ne tiennent pas compte du niveau de diplôme ou de la nationalité. Les jeunes constituent aussi les gros bataillons de l’emploi précaire. Chômage et insécurité du statut de l’emploi limitent leurs horizons de vie. En particulier, l’accès au logement autonome est rendu très compliqué.
