Apparemment l’évolution de la population grenobloise est lente. Entre 2006 et 2012, il y a eu seulement 1,4 % d’habitants de plus. Mais cette stabilité apparente cache des évolutions très importantes sur certains aspects. Malheureusement les outils statistiques issus des recensements ne sont pas bien adaptés à la saisie d’évolutions récentes. En effet chaque année c’est un échantillon de 8 % de la population qui est recensé et les résultats sont moyennés sur 5 ans et attribués à l’année centrale. Ainsi les résultats de 2012 sont la moyenne des 5 échantillons de 8% recensés en 2010, 2011 2012, 2013 et 2014. Il serait intéressant d’avoir les résultats bruts de chaque année du recensement pour pouvoir mieux saisir les évolutions très rapides.
Voici un exemple concret qui a des conséquences lourdes sur les politiques publiques : l’évolution des âges entre 2006 et 2012.

Les recensements effectués chaque année sur 8 % de la population permettent de définir la population légale des communes, départements et régions au 1er janvier de chaque année. Cette population est calculée en faisant une moyenne sur 5 ans, c’est pourquoi au 1er janvier 2015 la population légale est attachée à l’année 2012, car les estimations se font sur une moyenne des années 2010 à 2014. Les chiffres ne représentent donc pas une image instantanée sur une année mais une évolution moyenne sur 5 ans à partir de sondages sur 8 % de la population chaque année. Donc ce sont des chiffres qu’il faut prendre avec précaution et surtout regarder les grandes évolutions. En 2012 la population dite municipale (personnes habitant effectivement la Ville) a atteint 158 346 habitants en augmentation par rapport à 2011 (157 424) et 2010 (155 637).