La ville est sale, suite

Publié le 15 février 2014

La présidente et le directeur de la Régie de Quartier de la Villeneuve et du Village Olympique, qui ont lu avec intérêt notre article sur la ville sale du 5 janvier, entendent rectifier ce qui est selon eux des erreurs commises dans certains commentaires d’habitants réagissant à cet article, en particulier à propos du Village Olympique (voir les réactions du 10 janvier des habitants à notre article), nous publions ci-dessous leurs remarques. Nous les avons transmises aux habitants concernés, qui y répondent à leur tour ci-après. Ces échanges montrent bien la nécessité d’une réflexion collective pour élaborer des solutions communes.

Extrait du courrier de la Régie de quartier “Village olympique” du 23 janvier 2014

« Concernant l’enlèvement des encombrants sur le Village Olympique la Régie de Quartier a signé une convention avec la SDH qui évalue à 1 m3 par jour les encombrants à débarrasser soit un montant total de 6000 € par an. En réalité, les volumes sont 2 à 3 fois supérieurs et la facturation demeure à 6000 € par an…

La Métro ne verse aucunement des centaines de milliers d’euros de subventions à la Régie de Quartier. En 2013, la Métro a versé en tout et pour tout 2000 € de subvention à la Régie dans le cadre de ses actions sur la propreté (action passeport éco-citoyen ; 12 000 € au total pour le pôle développement durable de la régie).

Depuis septembre 2013 la Régie a été missionnée par la Métro pour assurer une action de médiation et d’accompagnement des habitants au changement de système de collecte des ordures ménagères sur la Villeneuve ; cette mission s’effectue dans le cadre d’un marché d’insertion ; en 2013, la régie a facturé 13 457 € ; en 2014, le montant total facturé devrait être de 51 600 €.

Les comptes de la Régie sont connus de tous, puisque présentés en Assemblée Générale, et consultables par chacun. »

Nous avons donc transmis ce courrier de la Régie de Quartier à l’habitant du Village Olympique qui était intervenu suite à notre article. Voici ses quelques remarques :

« Concernant la convention pour l’enlèvement des encombrants passée avec la Société Dauphinoise pour l’Habitat, il a une omission de taille. Pour avoir un sens, une convention doit toujours être datée. Cette convention demandée par la SDH a mis fin à plusieurs années de facturations d’enlèvements des encombrants au coup par coup évalués par le seul prestataire.

En tant que représentants des locataires, nous avons toujours contesté le montant de cette charge supplémentaire qui vient s’ajouter à la Taxe pour l’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM).

Un service gratuit d’enlèvement des encombrants au moyen de grandes bennes avait été mis de façon régulière à la disposition des habitants. Ce service qui fonctionnait a été supprimé en raison d’un plan Vigipirate et n’a jamais été rétabli.

Ensuite, des décharges sauvages importantes se sont formées au pied de certains immeubles appartenant aux bailleurs sociaux. Ces dépôts sauvages ne le sont pas seulement du fait de quelques locataires de ces logements mais aussi de celui de copropriétaires ou d’entreprises intervenant ou travaillant sur le quartier. La facturation du coût de l’enlèvement, par contre, n’est envoyée qu’à une seule adresse celle du bailleur social. Cette discrimination reste très lourde.

Face à une situation bloquée et surtout pour des raisons de sécurité incendie concernant ses bâtiments, la Société Dauphinoise pour l’Habitat avait décidé et continue de faire enlever ces dépôts d’immondices. Aujourd’hui cette démarche responsable a été suivie : la ville de Grenoble participe aussi à l’enlèvement de ces encombrants.

La demande des habitants était de trois ordres :

  • la restauration d’un service minimum d’enlèvements des encombrants à date fixe,
  • l’instauration d’un service à la carte payant pour les personnes ne pouvant pas se rendre dans les déchetteries
  • et enfin la verbalisation (les encombrants sont déposés par des personnes en voiture au pied des tours Dodero). Ces demandes restent très éloignées de l’offre proposée et de l’activité réalisée actuellement par la Régie de Quartier de la Villeneuve et du Village Olympique en matière de déchetterie.

Pour le deuxième point,  les subventions versées (51 600€ en 2014, 13 457€ pour fin 2013) concernent une action de médiation et d’accompagnement des habitants au changement de système de collecte des ordures  pour le seul quartier de la Villeneuve. Le Village Olympique ne bénéficie pas de ce travail d’accompagnement dans une période d’externalisation des déchets. Actuellement nous rencontrons dans les tours les mêmes problèmes avec une mauvaise ou non inutilisation des bacs extérieurs au moment de la suppression des vide-ordures.

Plus généralement,  le tri sélectif ne fonctionne pas au Village Olympique (1800 logements, 5500 habitants). Les trappes grises et vertes, et du même coup les bacs gris et verts, sont souvent utilisés indifféremment. Aucune campagne de terrain n’a eu lieu dans ce quartier depuis bien longtemps. »

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