Des anciens membres de GO participent à la liste Grenoble une ville pour tous

Publié le 9 mars 2014

GrenobleUneVillePourTousSadok Bouzaiene, Jean Caune, Pascal Clouaire, colistiers d’Eric Piolle sur la liste “Grenoble une ville pour tous” et anciens membres de GO Citoyenneté, expliquent dans le texte suivant pourquoi ils ont choisi cette liste pour l’élection municipale.

« Grenoble, l’engagement citoyen et les élections municipales ?

Les prises de positions citoyennes au plan local font, à Grenoble, partie de notre ADN politique : elles se manifestent généralement pour prendre en charge des questions négligées par les instances politiques ou pour s’opposer à des décisions prises sans tenir compte de l’avis et de l’expertise des intéressés.

Ces dernières années, ces interventions citoyennes se sont exprimées à propos d’un certain nombre de questions concernant la vie dans la ville : le stade des Alpes ; les projets urbains du tunnel sous la Bastille et de l’esplanade ; le développement des technologies (Collectif des enjeux des Nanotechnologies à Grenoble) ; l’éducation (Collectif de défense de Mounier)…

Ces diverses expressions publiques étaient la réponse à des décisions prises dans l’entourage du maire de Grenoble ou dans les sphères de l’administration locale (Métro, Conseil Général, Région) et guidées par une logique bureaucratique et technique aveugle, ou indifférente, aux effets à moyen terme.

Parce qu’elles touchent à la vie quotidienne ; parce qu’elles fragilisent les conditions sur lesquelles sont fondées le consensus social ; parce qu’elles sont déléguées à des experts techniques, cantonnés dans leur domaine étroit, alors qu’elles impliquent une vision globale et citoyenne, ces décisions politiques ne peuvent continuer à être prises sans que soient débattues publiquement les raisons qui fondent les choix et les modes d’évaluation contradictoire de leurs effets.

Comment ces prises de position citoyenne peuvent-elles trouver, aujourd’hui, leur place dans les choix électoraux ?

La question est d’autant plus pertinente que la culture grenobloise, en terme de participation et de mobilisation citoyennes, s’appuie sur une tradition riche : celles des GAM de Dubedout ; celle de l’ADES ; celle de GO… L’écoute et la réponse des partis politiques traditionnels à ces formes d’action sont loin d’être positives : la démocratie délibérative n’a jamais été un axe de réflexion ou d’action pour les partis traditionnels.

Anciens élus ou membres de GO, nous continuons de nous réclamer de ce que fut la démarche de GO Citoyenneté entre 1995 et 2008, en termes de valeurs, d’exigences et de méthodes, quant au mode de préparation de la décision politique. Nous n’abandonnons pas cet héritage, bien commun qui n’appartient à personne. En cela, nous sommes fidèles à l’engagement de 2001 où la liste citoyenne et écologique avait atteint 19, 6%  au premier tour et obtenu 18 élus, dont 7 de GO, qui avaient pu peser dans l’action de la majorité. En 2008, une rupture avec cette démarche a été réalisée par l’inclusion dans la majorité d’anciens amis de Carignon. Les candidats de GO en position éligible s’étaient accommodés de cette alliance. Ils avaient accepté de n’avoir que 5 élus, alors que les résultats du premier tour, au plan arithmétique leur en donnaient 6. Il est vrai qu’il avait fallu faire une place à  d’autres… Si le sigle de GO appartient à ceux qui tentent aujourd’hui de lui donner une visibilité, nous estimons que ses élus n’ont guère pesé dans la municipalité sortante pour freiner les manquements ou les déficiences de la démocratie représentative.

La raison de notre engagement individuel dans la liste de gauche écologiste et citoyenne du Rassemblement Une Ville Pour Tous conduite par Éric PIOLLE est claire.

Aujourd’hui, nous pensons qu’une nouvelle de majorité de gauche, écologiste et citoyenne peut l’emporter au premier tour et, enfin, congédier les pratiques de cumul des mandats et des fonctions ;  s’opposer à la spéculation immobilière ; orienter l’innovation technologique dans une perspective d’innovation sociale et culturelle oubliée.

Aujourd’hui, nous pensons que les paroles citoyennes pourront trouver des lieux pour s’exprimer et délibérer en toute transparence sur les choix et les décisions à venir pour un développement social et culturel équilibré de l’agglomération grenobloise. Il ne s’agit pas de verser, comme certains le murmurent tout haut — pour faire peur ? — de verser dans on ne sait quel “extrémisme de gauche”.

Il s’agit, tout simplement, d’être la première ville à « Réinventer la gauche », dans sa diversité, seule issue à un désamour et à une défiance du politique. Ce pari nous semble fidèle à l’ADN citoyen de Grenoble, c’est lui seul qui (re)donnera une attractivité et une visibilité à Grenoble. »

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