Conseil municipal du 21 mars

Publié le 25 mars 2016
salle du conseil municipal de Grenoble

© ville de Grenoble

Une première : la question portée par le Conseil Consultatif Indépendant-C (Notre Dame, Mutualité, Ile Verte, Saint Laurent) sur le projet d’aménagement de l’Orangerie. Un collectif travaille sur une proposition d’utilisation du bâtiment de l’Orangerie rue Joseph Chanrion, près du Boulevard Jean Pain. « Ce projet a pour objectif d’y créer un lieu convivial dédié à l’échange de savoirs et de pratiques sur les thématiques de l’environnement, du recyclage, du vélo, de la culture, du patrimoine, de l’alimentation saine et locale, tout cela dans une démarche relevant de l’Economie Sociale et Solidaire. Ce lieu convivial abriterait de multiples activités, réparties sur quatre espaces distincts :

  • un espace d’activités, mutualisé, à programmation participative pour accueillir du public
  • la médiathèque “Nature et environnement” de la MNEI et une partie du fond documentaire du Muséum de Grenoble
  • un café-resto
  • des ateliers : auto-réparation vélo, créations à partir de matériaux de récupération, réparations d’objets du quotidien »

Le CCI-C demandait le soutien de la mairie sur leur projet. Bien évidement le maire ne pouvait pas donner un accord, sans qu’il y ait eu un appel à projet ouvert sur l’utilisation de ce bâtiment. Les règles de la décision publique doivent être respectées et il ne peut pas y avoir de favoritisme, ni de clientélisme. Le projet soutenu par le CCI-C est intéressant et devrait pouvoir s’insérer facilement dans l’appel à projet que va lancer la ville.


Autre intervention importante lors de la suspension de séance du Conseil municipal : la présentation de la réorganisation du CHU de Grenoble qui a été décidée par l’Etat pour un montant d’environ 180 M€ avec seulement 20 M€ de subventions de l’Etat. Le CHU va donc autofinancer ce grand chantier qui va s’étaler sur de longues années avec la volonté d’apporter de meilleurs services aux patients en modernisant l’ensemble des services.


Le Conseil a adopté à l’unanimité du Conseil (en l’absence du FN qui n’accepte pas ces débats) les délibérations sur la lutte contre les discriminations présentée par l’adjoint au maire E. Carroz et sur la politique internationale de la ville présentée par B. Macret, adjoint au maire.


Le reste du conseil a été pollué par des stratégies de tension organisées par les oppositions qui ne cherchent qu’à créer des évènements qui seront repris par les médias, en annonçant des boycotts de comités d’avis pluralistes sur la culture (alors qu’ils les soutiennent à la région !) ou en profitant du premier mot déplacé pour quitter l’assemblée. Mais c’est un peu court pour devenir crédibles comme alternatives à la majorité actuelle. Le manque de propositions concrètes à opposer à celles de la majorité est la démonstration du vide actuel du débat politique dans le Conseil municipal. Le double langage et les ambigüités du PS grenoblois, qui critique en permanence à la ville ce qu’il est censé mettre en application à la métropole, devient insupportable.

Devant les terribles difficultés financières qui s’annoncent pour 2017, la majorité doit expliquer toujours et à tout moment que seule la refondation des services publics permettra de maintenir des services locaux suffisants, sans augmenter les impôts, ce qui est une décision importante et nécessaire pour ne pas faire peser sur les habitants la politique d’austérité du gouvernement. La majorité doit appeler à la mobilisation, des agents municipaux, des associations et des habitants auprès des parlementaires pour qu’ils n’acceptent pas que les baisses de dotations aux collectivités se poursuivent afin que soient sauvegardés les emplois et les investissements utiles pour que Grenoble reste une ville pour tous.

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