Politique politicienne

Publié le 24 mars 2017

Le maire de Charvieu-Chavagneux (M. Dezempte proche du Front National, qui a parrainé M. Le Pen) et son Conseil municipal ont été rappelés à l’ordre par le tribunal administratif. Le 8 septembre 2016, le maire faisait voter une délibération acceptant de recevoir des réfugiés que s’ils sont chrétiens !!! Cette violation de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et du principe constitutionnel de laïcité a été contestée par le Préfet de l’Isère et l’association « Agir pour l’égalité ». Le tribunal administratif de Grenoble a annulé la délibération au motif qu’elle avait un caractère discriminatoire. Mais ce maire qui se situe en dehors de la République poursuit son combat nauséabond en annonçant qu’il va faire appel. Suivant l’article L 2122-16 du Code général des collectivités territoriales : « Le maire et les adjoints, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, peuvent être suspendus par arrêté ministériel motivé pour une durée qui n’excède pas un mois. Ils ne peuvent être révoqués que par décret motivé pris en conseil des ministres. ». Il serait bienvenu que le gouvernement prenne enfin les sanctions nécessaires pour rappeler qu’un maire ne peut pas fouler du pied les principes fondamentaux de notre République.

Encore une discrimination contre laquelle il faut s’élever. M. Wauquiez président de la Région a fait voter la « clause Molière » visant à imposer l’usage du français sur les chantiers publics. Le préfet de région a réagi et a envoyé un courrier au président lui demandant de retirer la délibération. « Cette clause, susceptible de créer une discrimination fondée sur la nationalité des entreprises candidates, est contraire aux principes constitutionnels de liberté d’accès à la commande publique et d’égalité de traitement des candidats ». Et comme la Région voulait sanctionner les entreprises de BTP qui n’appliqueraient pas cette clause, le Préfet lui rappelle quelques fondamentaux « Ces sanctions administratives sont prononcées par l’autorité administrative compétente parmi lesquelles ne figurent pas la Région. [Elle] ne saurait instaurer un régime de sanctions qu’elle ne tient d’aucun texte. » Cette discrimination s’avère aussi contraire à la législation européenne


Le saccage du local grenoblois du parti « Les Républicains » doit être condamné fermement par tous les démocrates. Les partis politiques sont reconnus dans notre Constitution (article 4) comme acteurs importants de la vie démocratique. Malheureusement la politique politicienne a vite repris le dessus par des responsables LR qui dans leurs commentaires mettent en cause la mairie. Tous les démocrates devraient s’élever contre toutes les violences faites à la démocratie et notamment condamner l’envahissement du conseil municipal (auquel des responsables LR ont participé) et la dégradation systématique des édifices publics.


A la fin du conseil de métropole et après plusieurs heures de débat sur le budget, est arrivé l’heure du vote. Le groupe RCSE a émis une petite réserve sur les votes à venir du pacte financier et fiscal.

Cette remarque a quelque peu déplu au Président de la Métropole, qui a haussé le ton, en indiquant que tout le débat s’était déroulé depuis des semaines et après des heures de discussion durant ce conseil de métropole. C’est alors qu’un élu de droite, Matthieu Chamussy, a voulu reprendre la parole après l’expression de son président de groupe qui avait conclu et avait fait ses remarques en bonne et due forme. Cet élu LR n’arrive pas à s’élever au-dessus de son petit jeu bien connu de l’autre côté du boulevard Jean Pain, du “xss xss, M. le président votre majorité est divisée”. Mais le Président Ferrari a refusé de lui ouvrir le micro, ce qui a entraîné un brouhaha des élu-es de la majorité pour couvrir les élucubrations de l’élu et une décision ferme et définitive du Président d’ouvrir le vote du budget, qui fut sans surprise, avec une droite “contre” et l’ensemble de la majorité “pour”. Matthieu Chamussy a décidément du mal à faire entendre et comprendre son petit jeu, de vouloir montrer des divisions là où elles n’existent pas. La longueur d’une journée de débats a dû faire oublier à cet élu, qu’il était de l’autre côté du Boulevard Jean Pain et qu’il ne suffit pas d’agiter ses bras en moulinet pour apporter une parole constructive d’opposition.  Cela lui a d’ailleurs valu une remarque peu aimable d’un journaliste qui a écrit à son propos : “Finalement le conseil s’acheva sans violence. Juste une petite blessure d’amour propre…”.

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