Autoroute A480, suite…

Publié le 8 septembre 2017

Il y a un mauvais procès fait à la ville de Grenoble en ce qui concerne le projet d’élargissement de l’A480. La majorité municipale ne fait qu’appliquer l’accord politique qui a fondé la majorité métropolitaine après les élections de 2014. Pour la première fois la majorité à La Métro s’est fondée sur un accord politique détaillé qui couvre l’ensemble des activités de la métropole.

Voici ce que dit cet accord majoritaire à propos de l’A480 : « … Cette volonté se traduira également par le traitement du “nœud” que représente aujourd’hui le Rondeau, préalable indispensable à la fluidification du trafic automobile, sur la rocade sud comme l’A480 appelées à évoluer vers des boulevards urbains à 2*2 voies dont la vitesse sera limitée à 70 km/h dans le cadre d’un ensemble plus large de mesures de régulation du trafic… »

L’évolution vers un boulevard urbain et non une autoroute de l’A480 devrait donc être portée par l’ensemble de la majorité métropolitaine. Les exigences de la ville centre sont donc conformes à l’accord passé au niveau de la Métro. Notamment le non élargissement du pont sur l’Isère et le refus de la transformation de l’échangeur de Catane qui n’est pas conforme à la convention passée entre l’Etat, le Département la Métro et l’AREA qui s’était engagée à respecter l’emprise du domaine autoroutier existant, ce qui ne sera pas le cas.

On attend maintenant pour la fin septembre, l’avis de l’autorité environnementale. Vu l’importance du projet ce n’est pas l’autorité régionale qui rendra cet avis mais le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD). L’avis du CGEDD sera joint au dossier d’enquête publique. Il a été sollicité le 21 juin 2017 et il a trois mois au maximum pour rendre son avis. Le CGEDD rappelle que « cet avis ne porte pas sur son opportunité mais sur la qualité de l’étude d’impact présentée par le maître d’ouvrage, et sur la prise en compte de l’environnement par le projet. Il n’est donc ni favorable, ni défavorable. Il vise à permettre d’améliorer sa conception, et la participation du public à l’élaboration des décisions qui portent sur ce projet. »

Il faut espérer que l’autorité environnementale pointera notamment la faiblesse de l’étude d’impact en ce qui concerne le traitement du risque lié aux inondations.

Ensuite, à la demande du préfet de l’Isère, le tribunal administratif désignera un commissaire enquêteur ou plutôt une commission d’enquête, vu l’importance du projet à examiner. L’enquête publique se déroulera vers la fin de l’année pendant au moins 30 jours et au plus deux mois.

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