Pour le maintien des bureaux de poste à Grenoble avec des services de qualité

Publié le 29 septembre 2017

Le 25 septembre, le collectif « j’aime ma poste à Grenoble » organisé une réunion publique sur l’avenir des bureaux de poste à Grenoble avec la participation de la directrice départementale de la poste.

Le collectif a réaffirmé sa position face à politique de la Poste qui entend depuis des années fermer des bureaux de poste en les remplaçant par des relais chez des commerçants pour ce qui concerne les courriers et les colis.

« Les bureaux de poste de quartier sont des Services publics d’Etat essentiels pour de nombreuses personnes, qui ont fait le choix de la Banque postale ou qui utilisent les services postaux comme mode de transmission de courriers ou de colis. À Grenoble, les bureaux de poste restent des endroits très fréquentés, notamment par une population âgée mais pas uniquement, qui n’utilise pas beaucoup le numérique comme mode de communication avec leurs proches ou avec les administrations et par de nombreux habitants utilisant les services financiers de la Poste et pour les envois ou réception de colis ou courriers. »

La directrice départementale a rappelé la politique nationale de la Poste qui a été transformée en société anonyme il y a des années et qui doit équilibrer ses budgets et qui voit de profondes évolutions de la clientèle (qui ne sont plus des usagers de l’ex-service public).

La Poste gère ses activités dans le cadre du contrat de présence postale qui a été signé entre la Poste, l’Etat et l’association des maires de France (AMF). Pour le lire, cliquez ici.

La directrice a rappelé qu’en ce qui concerne l’évolution des bureaux de poste, le maire peut donner un avis mais n’a pas de droit de véto.

Pour l’instant il n’y a que deux bureaux de poste dont l’avenir est discuté à court terme, celui de l’Ile Verte et celui de Championnet.

Pour l’Ile Verte, la directrice fait le pari de son maintien avec la présence active des activités bancaires de la banque Postale (elle estime qu’il y a un vrai potentiel pour ces activités) et va donc investir environ 200 000 € pour restructurer le bureau. Au bout de deux années d’exploitation de la nouvelle formule, la Poste fera le bilan et décidera ou non de la poursuite du bureau.

Pour Championnet, elle a décidé de la fermer et de transférer ses activités dans un relais postal chez un commerçant qui sera choisi suite à un appel d’offre qui a été lancé. Or l’argument de finalement maintenir le bureau de l’île verte pour le “potentiel des activités bancaires” au vu de la sociologie du quartier peut aussi s’appliquer pour le bureau de Championnet. La directrice ne répond pas à cette contradiction.

Evidemment les habitants présents ont fortement contesté cette décision et avec l’aide du collectif « j’aime ma poste à Grenoble », ils poursuivront leurs actions pour faire revenir la Poste sur cette décision. La décision de fermeture est prise à partir d’une cartographie d’implantation qui se base sur des temps de parcours en voiture (sans embouteillage) ou à vélo, mais pas à pied, or la majorité des déplacements de proximité se font à pied. La Poste se fonde sur des données de baisse de fréquentation pour réorganiser son implantation, or précisément ces baisses sont la conséquence du désinvestissement sur les bureaux. Il y a erreur dans la stratégie de développement par un pilotage de loin sans tenir compte du tissu local.

Pierre Mériaux, conseiller municipal de Grenoble, a apporté le soutien de la ville aux actions du collectif et Véronique Vermorel, conseillère départementale, a fait de même en rappelant qu’elle était fille de postier ; elle estime que le changement de gouvernance progressive de la maison La Poste vers des standards de rentabilité et de gestion n’ont maintenant rien à envier au secteur privé.

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