
Les projets de PRM portés par une multiplicité de nouveaux acteurs mettent non seulement en œuvre des technologies de réacteurs très variées mais introduisent aussi de nouveaux usages de l’énergie nucléaire, telle que la production de chaleur industrielle. L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) qui assure, au nom de l’État, le contrôle des activités nucléaires civiles en France, considère qu’il est nécessaire de définir le niveau de sûreté requis, pour pouvoir envisager une telle implantation proche des populations.
En visant en particulier le marché de la production de chaleur industrielle, le site d’implantation d’un PRM est imposé par la localisation du client à qui il va délivrer son énergie. Aussi, de nombreux projets de PRM ambitionnent de se déployer sur des sites industriels situés à proximité, voire au sein même de zones urbaines.
Une telle implantation près de zones de forte densité de population ou industrielles est envisagée par les porteurs de projet, car ces PRM sont susceptibles de pouvoir atteindre des niveaux de sûreté significativement supérieurs à ceux des gros réacteurs électrogènes actuels. En effet, sur ces PRM, la plus faible puissance à évacuer en cas d’accident permettrait de combiner des systèmes de sûreté passifs et actifs, apportant une meilleure diversification des dispositions de sûreté, des délais de grâce allongés et une meilleure protection des barrières de confinement.
Mots-clefs : nucléaire, prévention, risques majeurs
