
Comme Retailleau, Carignon est contre l’Etat de droit, fondement de notre démocratie : il est pour l’oubli en politique et il ment. Après avoir purgé sa peine de prison ferme (29 mois), il organise son retour en politique en prenant la direction de l’UMP de l’Isère en allant jusqu’à menacer celles et ceux qui n’appréciaient pas ce retour d’un corrompu.
Il développe alors une théorie du pouvoir en politique très inquiétante : le culte du secret contre la transparence, le mensonge, l’opacité et l’oubli du passé… le culte du chef qui sait ce qui est bon pour ses administrés et qui n’a de comptes à rendre qu’au moment de l’élection.
« Le judiciaire nie la raison d’Etat qui est un moyen d’agir. L’exigence de transparence empêche de prendre les décisions qui changent le cours des choses : elles ont besoin de mystère, de secret, de surprise. Il faut parfois cacher ses intentions pour être efficace. » L’Essentiel – 12.12.2001
« La transparence, en politique, est un gros mensonge, il faut séparer morale et politique. L’élu doit être éloigné du terrain pour aller à l’essentiel. » Le Dauphiné libéré– 11.12.2001
Il écrit un article dans le Figaro (22.10.2000) intitulé : « Contre la transparence, pour l’oubli » (sic !).
« Ce dont la France a besoin pour en sortir, ce n’est pas ce que prône la majorité des bien-pensants. C’est d’oubli et d’opacité. L’oubli est constructif. Seul il permet de regarder l’avenir avec confiance. … la volonté de soumission et d’infantilisation du plus grand nombre sous la formule littéralement absurde de l’« État de droit » à laquelle il faudra aussi faire un sort… Que le peuple exerce à nouveau une souveraineté par l’intermédiaire de ses représentants. Cela passe… par le secret indispensable pour décider ; par la responsabilité, qui peut impliquer le mensonge… »
Pour lui, seul le résultat compte, tous les moyens sont bons pour arriver au but. Comment quelqu’un qui prône et pratique le mensonge aussi fortement peut-il oser revenir en politique ? Qu’il ne veuille pas admettre ses erreurs est une règle dans certains milieux (ne jamais avouer), mais qu’il prône le mensonge comme méthode de gouvernement d’une société, démontre que sa soif de revanche l’emporte sur tout le reste. De plus, seuls le pouvoir et les avantages qui s’en suivent l’intéressent : « Mais exercer un mandat sans autorité, ni pouvoir, ne figure absolument pas dans mes centres d’intérêts. » Le Dauphiné libéré– 11.09.2002.
Donc surtout ne pas croire en son slogan de campagne de 2026, « Réconcilier Grenoble » quand, à longueur de journée il pousse ses sbires à salir ses adversaires politiques par des tissus de mensonges et de contre-vérités.
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