
Le Collectif des associations pour le logement, qui regroupe 40 associations et fédérations nationales, dénonce l’impréparation du gouvernement face aux canicules et un projet de loi qui fragilise le droit des occupants. Nos associations, luttant contre le mal-logement et l’exclusion, alertent sur les graves conséquences de l’inaction politique des gouvernements successifs. Hébergement d’urgence à saturation, records atteints concernant les morts de la rue et les expulsions locatives, accès rendu impossible au logement social, … Si cette situation perdure, tout va craquer.
La France compte 350.000 personnes sans domicile et 2,9 millions de ménages en attente d’un logement social. En 2025, les expulsions locatives ont atteint le chiffre record de 25.000, tandis que le collectif Les Morts de la rue recensait 929 décès de personnes sans-abri.
L’urgence sociale est là, mais l’Etat regarde ailleurs. Le Collectif des Associations pour le Logement interpelle le gouvernement pour des réponses urgentes à la hauteur des besoins, avant qu’il ne soit trop tard. A commencer dès maintenant, avec le Projet de loi Relance Logement, afin d’en abandonner les mesures attaquant durablement le droit au logement.
Les reculs se multiplient concernant le droit au logement, à mesure que les besoins augmentent. . De nouveaux chiffres viennent également documenter la réalité du mal-logement, concernant l’hébergement chez les tiers ou encore le mal-logement des voyageurs. Les attaques se succèdent, à l’image de la suppression des APL pour les étudiants étrangers non boursiers ou encore des récentes dispositions votées dans le cadre de la loi Ripost.
Nos associations n’ont de cesse d’alerter et d’interpeller les décideurs politiques pour que le logement soit au cœur des débats et des politiques publiques, d’autant plus à l’aube de l’élection présidentielle. Si aujourd’hui, le gouvernement prétend vouloir légiférer au plus vite pour répondre à une crise inédite en matière de logement, le projet de loi porté par le ministre du Logement ne répond pas aux besoins et attentes des associations, comme des mal-logés.
Le dossier de presse est ici.
