
Une déclaration du 15 septembre de la maire de Grenoble :
Cela fait quinze ans que Grenoble coopère avec Bethléem. Quinze ans de projets communs autour de sujets qui sont chers à nos 2 villes : la jeunesse, la culture, le patrimoine, la vie associative. Notre jumelage est vivant.
Nous avons accroché ce matin sur la façade de la Maison Internationale de Grenoble une banderole de soutien aux populations civiles de Palestine et du Liban, demandant le respect du droit international et une solution à deux Etats, et apportant la solidarité de Grenoble à la Ville de Bethléem, au camp d’Aida et à toutes les victimes de la colonisation.
Nous sommes indignés face à l’horreur qui se déroule à Gaza depuis le 7 octobre 2023 et les attentats terroristes perpétrés par le Hamas. La population civile palestinienne de Gaza subit une politique méthodique de destruction et d’anéantissement. Tous les signes d’un génocide sont réunis. Une société entière est en train d’être détruite.
Nous sommes aussi indignés face à la colonisation en Cisjordanie et au Liban, où les terres sont confisquées, les ressources accaparées, les violences de colons se multiplient. Les habitant-es de Bethléem subissent de plein fouet la situation.
Au sud du Liban, la situation est également dramatique, avec des milliers de morts, des centaines de milliers de déplacés et la destruction des territoires. Il est nécessaire d’interpeler les gouvernements, les médias, les citoyen-nes de Grenoble et, plus largement, chacune et chacun d’entre nous.
La France a reconnu l’État palestinien et annoncé l’interdiction d’importation des produits issus des territoires occupés par Israël. C’est important mais cela ne suffit pas. L’Union européenne doit utiliser les leviers dont elle dispose pour faire respecter le droit international. La France et l’Europe ne peuvent pas maintenir une relation privilégiée avec un gouvernement qui viole ouvertement les principes qu’elles prétendent défendre.
Sur l’invitation de nos partenaires palestiniens, je me rendrai à Bethléem dans l’année qui vient. J’y porterai la solidarité des Grenobloises et des Grenoblois. J’y rencontrerai les habitantes et les habitants de Bethléem, ceux du camp d’Aïda. Parce que la solidarité, c’est aussi de la présence.
Mots-clefs : coopération décentralisée, grenoble, maire, Palestine
