Grenoble se mobilise pour la jeunesse

Publié le 23 octobre 2026

Aujourd’hui, la jeunesse de Grenoble et de toute la France se mobilise légitimement pour ses droits et son avenir autour de revendications centrales:

  • Le manque de personnel d’éducation et de professeur-es. A la rentrée 2026, il manquait au moins un-e professeur-e dans 53% des collèges et lycées publics. Malgré une trajectoire démographique à la baisse, la France est un des pays avec les classes les plus surchargées de l’Union européenne. De même, un collège ou un lycée sur trois manquait d’au moins un assistant d’éduca tion (AED) ;
  • L’insalubrité et l’inadaptation au changement climatique des bâtiments. 90% des collèges et des lycées sont des passoires thermiques. Le changement climatique et les canicules de plus en plus intenses et précoces entraînent des conditions de travail et d’étude intenables dans ces bâtiments vieillissants, notamment dans la période des examens ;
  • Le fonctionnement encore trop complexe de Parcoursup, les angoisses qu’il entraîne et les nombreux jeunes laissés sur le côté chaque année ;
  • La dernière enquête de l’UNEF sur le coût de la vie étudiante dresse le constat d’une précarisation généralisée de la jeunesse, les étudiant-es sont de plus en plus touché-es par la précarité, avec des difficultés d’accès au logement, aux mobilités, à l’alimentation… malgré l’accès à un repas à 1€, dont le nombre de demandes a surpris tous les restaurants universitaires.
  • Face à l’augmentation continue des dépenses contraintes (logement, alimentation, mobilités), plus d’un-e étudiant-e sur deux est contraint de cumuler études et emplois. Les 18-25 ans. Ils-elles font face à une précarisation d’autant plus préoccupante,  qu’ils sont la seule tranche d’âge de la vie adulte qui n’est couverte par aucun filet de sécurité universel ;
  • Les étudiant-es étranger-es qui sont exclus du système de bourses sur critères sociaux et dont les frais d’inscription ont été multipliés par 16 sont particulièrement précaires.
  • Alors que les années étudiantes devraient être des années d’émancipation,  de construction sociale et intellectuelle, elles représentent en réalité des années de précarité financière importante qui engendrent des conséquences sur la santé physique et mentale des jeunes. Les lycéen-nes ne sont pas exempts de ces problématiques puisque près de 20% déclarent avoir eu des pensées suicidaires. Les tentatives de suicide ont augmenté de 76% chez les adolescentes et les jeunes femmes en 2020.

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