
Puisque vous vous présentez à partir de votre expérience dans la gestion municipale, « pour sauver Grenoble », il faut en faire profiter les Grenoblois-es. Malheureusement la plupart de vos actions en tant que maire ont failli couter la mise sous tutelle de la ville tellement vous avez malmené ses finances. Vos multiples malversations et illégalités ont couté très cher à la Ville. En 1989 par exemple, « La concession du service de l’eau de la ville de Grenoble a été attribuée par Alain Carignon, à la société COGESE filiale commune du groupe Merlin et de la Société Lyonnaise des eaux uniquement parce qu’elle était en mesure de procurer au maire les dons et avantages personnels promis. » (Cour de cassation, chambre criminelle, 08 avril 1999). Mais pour réparer les dégâts, la Ville a dû débourser 13 millions d’euros en 1999, afin de remunicipaliser le service de l’eau et de l’assainissement tout en remboursant les impôts cachés dans les factures d’eau… ces sommes avaient atterris dans les recettes de la ville entre 1990 et 1995 par crainte de la mise sous tutelle du préfet. Tout cela a été documenté par la Chambre régionale des comptes.
Lors de la privatisation de l’eau en 1989, Carignon réalise deux actions : l’une d’enrichissement personnel grâce à la corruption (la justice a évalué cet enrichissement à 19 millions de francs) et l’autre de « sauvetage » des finances de la ville qu’il avait détérioré de manière massive en dilapidant le fonctionnement jusqu’à ne plus avoir d’épargne pour investir (annulation par la justice administrative de deux budgets successifs) augmentant donc massivement la dette.
Pour cacher comment il allait éviter que la ville se retrouve mise sous tutelle, il a augmenté très fortement les impôts (équivalent de 26% d’augmentation des taux) !!!
Il a créé un nouvel impôt intercommunal pour financer le SIEPARG (ancêtre de la Métro), en supprimant les 100 millions de francs de subvention que versait la ville au SIEPARG mais sans baisser d’autant le montant des impôts de la ville. Cela, en plus des impôts cachés dans les factures d’eau. Dans le contrat de privatisation il était prévu que les usagers de l’eau paieraient des tarifs permettant d’inclure un versement annuel de 15 millions de francs par an à la Ville.
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