Diverses actualités

Publié le 17 avril 2026
Crieur public

Fukushima, Tchernobyl, rien n’est terminé et encore pour très longtemps. C’est une des caractéristiques des catastrophes nucléaires, c’est qu’on n’en connait pas la fin. Il y a 40 ans explosait de réacteur n°4 de Tchernobyl, le 26 avril 1986. La centrale est arrêtée et la fin du démantèlement des 3 réacteurs non accidentés est prévu aux alentours de 2064. Pour le réacteur endommagé, pas de date prévue. L’ASNR a fait le point sur l’état des installations de Fukushima 15 ans après la catastrophe (11 mars 2011). C’est impressionnant et il serait important d’en connaitre le coût global, les estimations n’arrêtent pas d’augmenter on dépasserait les 170 milliards d’euros. Voir le dossier complet ici.


L’ANEM et le CNM remettent leur rapport intermédiaire pour préparer l’avenir des territoires de montagne.L’association nationale des élus de la montagne (ANEM) et le Conseil national de la montagne (CNM) ont été missionnés il y a plusieurs mois pour produire la feuille de route de l’adaptation des territoires au changement climatique.Ce document marque une étape clé d’un travail collectif associant élus, acteurs locaux et services de l’État, identifiant six grandes thématiques de travail : l’adaptation au changement climatique et la transition écologique, le soutien à l’agriculture de montagne, la diversification des activités économiques, le développement du logement à l’année, l’amélioration des mobilités et l’accès aux services pour les populations. Ces axes traduisent une approche globale de l’habitabilité, pensée comme la capacité à vivre, travailler et entreprendre durablement en montagne.


Le Conseil d’État lève l’interdiction de la vaisselle et des couverts en plastique dans les cantines. Le Conseil d’État, dans une décision du 8 avril 2026, donne raison au lobby industriel du plastique Le syndicat professionnel qui défend l’utilisation des plastiques notamment dans la restauration, a attaqué une partie du décret du 28 janvier 2025 qui interdit la vaisselle et les couverts en plastique dans les cantines. Plastalliance a trouvé une faille dans ce décret : les règles de l’Union européenne imposent que tout projet de nouvelle « règle technique » susceptible d’avoir une influence sur les échanges commerciaux au sein de l’Union doit être dûment notifié à la Commission européenne. Or le gouvernement français n’a pas notifié le projet de décret finalement publié le 28 janvier 2025.


Le taux d’emploi direct des agents en situation de handicap dans la Fonction publique dépasse 6 % en 2025. Avec un taux d’emploi direct de 6,36 %, la Fonction publique franchit un cap historique dans l’inclusion des personnes en situation de handicap, soit 306.910 agents bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (BOETH), sur 5,8 millions au total. 7,68 % dans la fonction publique territoriale ; 6,26 % dans la fonction publique hospitalière ; mais 5,28 % dans la fonction publique d’État. Une progression continue qui témoigne d’une mobilisation durable des employeurs publics et des acteurs de l’insertion professionnelle accompagnés depuis 20 ans par le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP). En 2005, le taux d’emploi des personnes handicapées dans la fonction publique était de 3,55%.


La tarification des services publics locaux. Un rapport de la Cour des comptes. Les collectivités territoriales mettent à la disposition de leurs habitants une gamme étendue de services publics qui sont au cœur de leur vie quotidienne : la distribution de l’eau potable, l’évacuation des eaux usées, la collecte et le traitement des déchets, le transport de voyageurs, le transport scolaire, les cantines scolaires, les crèches, les équipement sportifs et culturels… Ces services donnent généralement lieu à une participation financière de leurs usagers. La Cour publie les résultats d’une enquête commune avec les chambres régionales des comptes (CRC) sur un enjeu majeur de la gestion publique locale : la tarification des services publics locaux. Les modalités de gestion des tarifs par les collectivités sont souvent perfectibles. Alors que leurs contraintes financières se resserrent, les collectivités doivent veiller à préserver leurs recettes tarifaires.


Guide du maire face aux drogues et aux conduites addictives. La mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) et l’Association des maires de France (AMF) viennent de publier l’édition 2026 de leur guide du maire face aux drogues et aux conduites addictives, en prenant en compte les pratiques en plein essor. Les mesures que peut ou doit prendre le maire en la matière sont multiples, même s’il ne peut pas tout. Ce document ne vise plus seulement l’alcool, le tabac ou le cannabis – dont les usages ont diminué sensiblement chez les plus jeunes, plus modérément chez les adultes – mais aussi la cocaïne, les drogues de synthèse, les bonbonnes de protoxyde d’azote, les jeux d’argent et de hasard en expansion ou encore les écrans, avec les jeux vidéo, les réseaux sociaux. Rappel que c’est l’État qui reste responsable des politiques de sécurité et de santé, les différentes missions que le maire est appelé à remplir sont précisés, avec trois objectifs principaux : retarder l’âge des premières consommations, réduire la fréquence des comportements addictifs et limiter leurs conséquences, pour les individus comme pour la société.


La construction du canal Seine Nord Europe et ses conséquences. Un rapport de la Cour des comptes met en évidence un projet marqué par une dérive de coûts et de délais, la mise en service n’étant désormais envisagée qu’à l’horizon 2032 et le coût à terminaison étant estimé à 7,3 Md€ HT courants au lieu des 4,5 Md€ envisagés à la création de la société du canal Seine-Nord Europe, porteuse de projet en 2017. S’y ajoutent le coût financier de l’emprunt de bouclage et la réalisation d’ouvrages connexes essentiels pour faciliter le report modal et garantir la valeur socio-économique du projet. Outre un problème majeur de financement, le rapport souligne les difficultés rencontrées par la société du canal dans sa mission de maîtrise d’ouvrage, ainsi que les impacts environnementaux du projet et les conditions de sa mise en service. Il y a urgence de clarifier la répartition des financements, face à une augmentation des coûts qui rend caduques les hypothèses de la convention de 2019 entre l’État et les collectivités. Il n’y a pas que pour le Lyon-Turin que les coûts dérivent.


La privation matérielle et sociale reste à un niveau élevé. Début 2025, en France, 13,5 % de la population vivant dans un logement ordinaire se trouve en situation de privation matérielle et sociale. Cette proportion avait augmenté significativement début 2022 dans un contexte de forte inflation et elle reste ancrée depuis quatre ans à un niveau élevé. Elle dépasse ainsi les taux observés au cours de la décennie précédente, c’est-à-dire avant la crise sanitaire. Les personnes au chômage sont les plus exposées au risque de privation, qui touche 35 % d’entre elles. La part de personnes en emploi subissant des privations a augmenté depuis début 2020, qu’elles soient ouvrières, employées, professions intermédiaires ou cadres. 30 % des personnes vivant dans des familles monoparentales sont en situation de privation matérielle et sociale et 20 % au sein des couples avec trois enfants ou plus. C’est plus qu’avant la crise sanitaire. Les personnes vivant une situation de privation matérielle et sociale se déclarent nettement moins satisfaites de leur vie et plus méfiantes envers les autres.

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