
Forcer une borne incendie pour se rafraîchir peut sembler anodin par forte chaleur. C’est pourtant illégal, potentiellement mortel, et désastreux pour nos réserves d’eau. En quelques jours quatorze bornes ont déjà été ouvertes illégalement sur le territoire de la Métro.
Avec le retour des fortes chaleurs, un phénomène inquiétant refait surface dans la métropole grenobloise : le « Street Pooling ». Cette pratique consiste à forcer l’ouverture d’une borne incendie pour inonder la rue et tenter de se rafraîchir.
Derrière l’apparente fraîcheur, les dangers sont bien réels. La pression extrême de l’eau peut provoquer des blessures graves, voire des électrocutions si des équipements électriques sont inondés. La circulation est également perturbée, créant des risques d’accidents. Mais le plus préoccupant reste l’impact sur la sécurité collective : en neutralisant ces points d’eau, on prive les pompiers d’un outil indispensable pour lutter contre les incendies.
À cela s’ajoute un gaspillage massif : les dégradations de cette semaine ont entraîné la perte de 3 270 000 litres d’eau — une ressource précieuse en période de chaleur et de sécheresse.
La Métropole rappelle que cette pratique est punie par la loi et invite chacun à se rafraîchir dans les espaces prévus : lacs, piscines municipales et espaces publics équipés de brumisateurs.
Mots-clefs : délinquance, Eau, métropole
