Esplanade : gros mensonge sur le CCS2 !

Publié le 27 avril 2012

La majorité municipale, maire en tête, est passée maître dans la pratique du mensonge pour tenter d’enrayer la contestation qui ne cesse de monter à propos de sa politique d’urbanisme. Lors de la conférence de presse rapportée dans le Dauphiné Libéré du 26 avril 2012, Alain Pilaud, coprésident élu du Conseil Consultatif du Secteur 2 (centre ville) explique que ce dernier a avalisé l’ensemble du projet de l’Esplanade à l’exception du tracé du tramway. Ceci est un gros mensonge. Concernant les projets présentés par la ville, le CCS2 a adopté une méthode de travail qui peut être discutable mais qui consiste à donner des avis positifs sur les points de consensus, à indiquer les points qui font débat et ceux sur lesquels un avis négatif est très largement partagé. Il suffit de lire l’avis du CCS2, présenté au conseil municipal, sur le projet de l’Esplanade pour constater qu’il n’a pas avalisé l’ensemble du projet de la mairie, loin s’en faut.

Le CCS2 a donné un accord pour la déconstruction de l’autoroute et sur la création d’un nouveau quartier de centre ville en lien avec les quartiers voisins. Il a émis des réserves sur les déplacements, le stationnement et à la quasi unanimité il a voté contre le tracé du tram. Une de ses recommandations porte sur la réalisation d’une salle multisports et d’un équipement culturel. En aucun cas il n’a cautionné le projet de la mairie et ne s’est prononcé ni sur le nombre de logements ni sur leur disposition, points qui n’ont jamais fait consensus parmi les membres du CCS2.

On sent poindre un vent de panique à la mairie devant la contestation montante pour utiliser ainsi les CCS en les détournant de leur vraie fonction. On a déjà vu lors du débat sur la ZAC Flaubert, la majorité municipale tordre l’avis très critique du CCS4. Aujourd’hui elle essaie de faire dire au CCS2 qu’il approuve le projet de l’Esplanade. Au moment où la ville relance les activités des CCS il est politiquement très maladroit de les instrumentaliser de la sorte. Les CCS peuvent être des lieux utiles à condition qu’ils soient scrupuleusement respectés et non utilisés pour des intérêts politiciens à court terme.

Notons aussi que l’offensive contre les unions de quartiers est relancée par une petite phrase du maire dans le Dauphiné du 17 avril 2012 : « il faut avoir une vision globale et raisonner en terme de secteurs plutôt qu’en quartiers ».

Déjà au moment de l’adoption de la “charte de la démocratie locale”, la majorité municipale voulait obliger les Unions de Quartiers à la signer et à s’engager à participer aux travaux des CCS (voir article 27 de la charte). De nombreuses Unions de Quartier participent aux CCS, mais elles ont refusé de signer la charte. Il ne faut pas opposer les différents niveaux d’action et de réflexion, les unions de quartiers sont des associations indépendantes de la mairie, les CCS sont une création municipale qui pourrait renforcer la démocratie locale si la politique municipale allait dans ce sens, ce qui n’est pas le cas actuellement.

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Un commentaire sur “Esplanade : gros mensonge sur le CCS2 !”

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