Politique politicienne

Publié le 23 janvier 2015

GO– GO se déclare plus à gauche que la nouvelle majorité dans la lutte contre les inégalités sociales. Les mots n’engagent que ceux qui les écoutent ! Rappel des actes (ce qui compte en politique), GO a géré la ville avec des composantes de la droite grenobloise et un PS qui n’était plus socialiste, et ses élus ont voté sans broncher l’augmentation des tarifs du chauffage urbain en 2008, l’augmentation des impôts locaux en 2009 et de la TEOM à la Métro… toutes actions amplifiant fortement les inégalités sociales puisque ni les impôts, ni les tarifs ne prennent en compte les revenus. Maintenant qu’ils ne leur restent que le ministère de la parole, ils redeviennent les plus vertueux du monde !

– La secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur est vraiment ringarde. Bernard Maris et l’Association française d’économie politique voulaient voir naître une nouvelle section « Économie et société» aux côtés de l’actuelle section « Sciences économiques » au sein du Conseil national des universités. Mais les économistes « orthodoxes » ont reçu le soutien de Geneviève Fioraso et ont stoppé cette proposition. Pourtant les ministres successifs de tutelle de la secrétaire d’État (B. Hamon et N. Vallaud-Belkacem) étaient favorables à cette proposition de bon sens. Mais qui commande dans ce gouvernement ?

– L’UMP38 n’est pas contente de voir R. Avrillier s’attaquer aux frais alloués à N. Sarkozy (voir article à ce sujet) après s’être attaqué aux sondages de l’Elysée… Par contre elle aurait voulu que la mairie porte plainte à propos du gouffre ALPEXPO, elle oublie un peu vite qu’elle avait une administratrice dans cette SEM et qu’elle n’a rien fait. Par contre un élu du groupe « Ecologie et Solidarité » a transmis des informations au procureur qui reste passif. L’UMP, c’est “je cause donc je suis”.

– La subtilité en politique. Pour les prochaines élections départementales, le PCF 38 est prêt à faire des alliances « évolutives » pour sauvegarder ses élus et même avec le PS à condition que n’apparaisse pas le soutien du président du conseil général actuel qui est l’incarnation de l’austérité, même si le PS a voté pour l’austérité avec le président. Il faut parfois avoir une grande souplesse tactique si on veut sauvegarder sa stratégie qui est de conserver le maximum d’élu.

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