Le CESE appelle à investir dans l’éducation populaire pour réconcilier la société

Publié le 14 juin 2019

Dans un avis adopté le 28 mai 2019 à une très large majorité (166 pour, 5 contre et 4 abstentions), le Conseil économique, social et environnemental (CESE) demande aux pouvoirs publics de s’appuyer sur l’éducation populaire pour réconcilier la société et conforter la citoyenneté. L’avis est intitulé : “L’éducation populaire, une exigence du XXIe siècle”.

« Introduction

Cet avis s’écrit dans une actualité particulière, celle d’une exigence exprimée par nos concitoyennes et concitoyens : être écouté, pouvoir participer et peser dans les décisions locales comme nationales, être acteur ou actrice de son propre destin comme celui du destin collectif.

L’actualité démontre l’urgence d’ouvrir des espaces permettant aux citoyens et aux citoyennes de s’exprimer, d’échanger, d’être entendus et de participer aux débats qui doivent irriguer notre société et aux choix qui en résultent.

Cet avis s’inscrit pleinement dans le « pacte démocratique » préconisé dans le récent avis du CESE « Fractures et transitions : réconcilier la France », qui précise que « les mesures prises ne seront acceptées et appliquées que si les populations concernées peuvent participer à la définition de l’intérêt général et aux décisions qui s’en déduisent. Pour rétablir la confiance, c’est donc le processus d’élaboration des décisions qui est déterminant, autant que les décisions elles-mêmes ».

Parce qu’elle irrigue la société, qu’elle joue un rôle de facilitateur et d’engagement dans la cité, l’éducation populaire a un rôle capital à jouer pour contribuer à « faire et refaire société ». En effet, son approche bienveillante, sa reconnaissance que chacun « est capable », ses méthodes actives, tout comme sa volonté d’émancipation des femmes et des hommes, son approche critique, sont autant d’aspects qui peuvent alimenter la recherche de formes et d’espaces nouveaux de démocratie, de participation, de co-production et d’actions concrètes au plus près des réalités vécues. L’éducation populaire s’inscrit dans un projet politique de justice sociale et d’émancipation.

Sa capacité de recherche et d’innovation sociale en fait aussi un laboratoire utile à l’intérêt général. Mais cet incubateur d’idées neuves se heurte de plus en plus à une logique de concurrence portée par les appels à projets qui bride ses initiatives et son inventivité et le fragilise économiquement tout en nécessitant de repenser son modèle économique. Largement assises sur l’engagement bénévole, la plupart des structures de l’éducation populaire rencontrent aujourd’hui des difficultés.

Pour autant, si l’éducation populaire doit être reconnue et encouragée par les pouvoirs publics, ses actrices et acteurs doivent aussi se pencher sur leurs propres difficultés : modèle économique, gouvernance, communication, numérique, implantation…

L’enjeu de cet avis est de mettre en lumière la modernité de l’éducation populaire, son utilité et de proposer des préconisations concrètes pour restaurer et valoriser ses démarches, permettre aux multiples actrices et acteurs de sortir de l’invisibilité et de s’inscrire dans une dynamique de progrès.

L’éducation populaire n’a rien perdu de son héritage fondateur : celui d’une société inclusive qui garantit à chacune et chacun l’exercice d’une citoyenneté pleine et entière dans la République.

L’actualité de ces six derniers mois démontre l’urgence d’ouvrir des espaces permettant aux citoyens et aux citoyennes de s’exprimer, d’échanger, de participer aux débats qui alimentent notre société et surtout d’être entendus et ainsi de contribuer réellement aux décisions locales comme nationales.

Parce qu’elle irrigue la société, qu’elle facilite la citoyenneté et l’engagement dans la cité, l’éducation populaire est un réel atout pour mieux « faire société ». Son approche bienveillante, sa reconnaissance que chacun « est capable », ses méthodes actives, tout comme sa volonté d’émancipation des femmes et des hommes, son approche critique, sont autant d’aspects qui peuvent alimenter la recherche de formes et d’espaces nouveaux de démocratie, de participation, de co-production et d’actions concrètes au plus près des réalités vécues. L’éducation populaire s’inscrit dans un projet politique de justice sociale et d’émancipation. Sa capacité de recherche et d’innovation sociale en fait aussi un laboratoire utile à l’intérêt général.

L’enjeu de cet avis est de mettre en lumière la modernité de l’éducation populaire. Il propose vingt préconisations concrètes pour contribuer à restaurer et valoriser ses démarches, permettre aux multiples actrices et acteurs de sortir de l’invisibilité et les accompagner dans la nécessaire réforme de leur fonctionnement pour leur permettre de s’inscrire dans une dynamique de renouveau. Elles s’articulent autour de cinq grands axes : investir dans les politiques publiques d’éducation populaire pour contribuer à réconcilier la société ; développer le lien social pour conforter la citoyenneté ; sécuriser le modèle économique ; former les différents acteurs et reconnaître leurs compétences ; favoriser l’engagement et renouveler la gouvernance. » 

Pour lire l’avis complet, cliquez ici.

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