
Le 21 janvier 2026 est publiée la quatrième vague de l’Observatoire des territoires, réalisée par l’Institut Verian et la Fondation Jean Jaures en partenariat avec la Fédération hospitalière de France (FHF). Elle montre que les difficultés d’accès aux soins sont largement vécues sur l’ensemble du pays et appellent des réponses concrètes, coordonnées et visibles à l’échelle territoriale.
L’an passé, 80 % des Français ont été touchés par le renoncement aux soins au moins une fois. 70% des personnes interrogées estiment que les communes ont un rôle à jouer en matière de santé. La liste animée par Laurence Ruffin à Grenoble a pris ces questions en toute première priorité, ses propositions sont détaillées dans une plaquette intitulée « Oui à la ville qui garantit le droit à la santé à télécharger ici.
« UN ACCES AUX SOINS SOUS TENSION POUR UNE LARGE PART DE LA POPULATION
Quatre Français sur dix (40 %) déclarent qu’il est difficile d’accéder à des soins de santé là où ils vivent. Cette proportion dépasse la moitié des habitants dans les communes rurales (53 %) et dans les agglomérations de moins de 20 000 habitants (52 %).
Plus d’un tiers des Français (36 %) estiment même vivre dans un « désert médical », un sentiment particulièrement marqué dans les zones rurales et les villes moyennes.
Les difficultés sont particulièrement aiguës pour certaines catégories de professionnels :
47 % des Français jugent difficile l’accès à un médecin généraliste ;
63 % estiment qu’il est difficile d’accéder à un médecin spécialiste, et 24 % parlent même d’une situation « très difficile » ;
Les dermatologues, ophtalmologues et cardiologues figurent parmi les spécialités les plus difficiles d’accès.
LE RENONCEMENT AUX SOINS EST UNE RÉALITE MASSIVE
Ces tensions ont des conséquences directes sur les comportements de soins. 81 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à consulter un professionnel de santé pour au moins une raison au cours des douze derniers mois.Les principaux motifs évoqués sont :
Des délais d’attente trop longs (65 %) ;
L’absence de spécialistes à proximité (60 %, jusqu’à 70 % en zone rurale) ;
Des coûts jugés trop élevés ou des remboursements insuffisants (47 %).
DES ATTENTES FORTES VIS-À-VIS DE L’ACTION LOCALE
La santé apparaît clairement comme un enjeu local majeur : 70 % des Français estiment que leur commune a un rôle à jouer en matière de santé et d’accès aux soins, dont 27 % qui lui attribuent même un rôle central. Pourtant, seuls 42 % considèrent que leur commune agit réellement pour améliorer l’accès aux soins, tandis que 31 % jugent qu’elle n’agit pas et 27 % ne savent pas se prononcer.
Un tiers des Français (34 %) estime par ailleurs que la situation de l’accès aux soins dans leur commune s’est détériorée ces dernières années, et 41 % considèrent qu’elle n’a pas évolué.
Pour ces élections municipales, la santé pourrait donc être un critère de vote décisif.
L’HÔPITAL PUBLIC, PILIER DU SYSTEME DE SANTÉ, AU NIVEAU NATIONAL ET LOCAL.
L’enquête souligne un très fort attachement à l’hôpital public : 71 % des Français déclarent y être attachés, et plus de 80 % se sont rendus en ville ou à l’hôpital public au cours des douze derniers mois pour consulter une médecin.
Présent sur l’ensemble du territoire, l’hôpital public assure à la fois les soins de proximité, la permanence des soins, la prise en charge des situations complexes, la formation des professionnels et la recherche. À ce titre, il constitue un pilier du système de santé, à la fois dans les territoires et au niveau national.
Venons-en aux faits : l’hôpital est performant, il prend en charge notamment 75% des accouchements et 81% des passages aux urgences sur le territoire. Et ce, 365 jours par an, 24/24h. »
