
Le Rassemblement national entend présenter une liste à l’élection municipale des 15 et 22 mars à Grenoble, menée par Valentin Gabriac : celui-ci a été interviewé le 24 janvier par ActuGrenoble, camouflant totalement sa vraie politique. Pas un seul instant où il dévoile sa véritable appartenance, mais lorsqu’il parle des subventions aux associations déclare : « Il n’y aura pas de baisse générale des subventions sous ma mairie (sic !). En revanche, les associations idéologiques ou militantes qui ne servent pas l’intérêt général, qui ne respectent pas les principes de laïcité, qui encouragent le communautarisme ou qui sont dans des dérives idéologiques woke verront leurs subventions réévaluées, voire supprimées. »
Tout le reste est d’un classicisme déroutant où il égrène comme tous les autres candidats : sécurité, propreté, attractivité.
Il est prêt à dialoguer avec deux autres candidats de droite, Carignon et Gerbi : « On sera probablement la première force face à Mme Ruffin au mois de mars. En tout cas, je suis ouvert à un dialogue avec M. Gerbi et M. Carignon. Je pense qu’un dialogue peut être possible, puisqu’il peut y avoir des points de convergence, notamment au niveau de la sécurité et de l’attractivité. »
Ses propositions, comportent beaucoup d’approximations qui démontrent qu’il ne connait rien à la gestion municipale ; mais il n’est pas là pour cela car il prépare pour le RN l’élection présidentielle et son implantation locale qui est limitée à Grenoble.
Sa première mesure notamment sera de lancer un audit financier, « en raison d’une opacité sur les comptes de la Ville de Grenoble. Il s’agira d’évaluer précisément la dette, les recettes et les dépenses courantes ». Mais il ne sait pas que tout cela est sur le site de la ville de Grenoble, en toute transparence et détails !
Et il va tout droit à la concussion (détournement de biens publics), qui est un délit très grave, dans ces propos : « Pour les commerçants, nous défendons une politique clairement pro-business, avec une baisse de la taxe foncière et des mesures pour lutter contre la vacance commerciale. La Ville pourrait louer certains locaux vacants et les sous-louer à des loyers réduits de 20 à 30 % les premières années afin de faciliter l’installation de nouveaux commerces. » La commune n’a pas la compétente pour les aides économiques aux entreprises et une collectivité ne peut pas louer en dessous des prix du marché (jurisprudence Mergui).
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