Attention à la récession, pas d’austérité dans les budgets publics

Publié le 4 septembre 2026

Les données macroéconomiques sont mauvaises pour la France, l’inflation augmente ainsi que le chômage, la consommation stagne et l’évolution du PIB se détériore rapidement. Au même moment les budgets publics de l’Etat et des collectivités locales se préparent en appuyant sur les freins, que ce soit dans les budgets de fonctionnement et dans les budgets d’investissement, rien de tel pour alimenter la récession. Aux dernières nouvelles le gouvernement voudrait imposer un nouvel effort aux collectivités de 6 à 7 milliards d’euros, pour atteindre au total environ 30 milliards d’économies pour l’Etat.

L’accélération de l’impact du changement climatique exigerait une action budgétaire forte pour préparer un avenir vivable dans le pays.

Vu la préparation de l’élection présidentielle, il ne semble pas raisonnable de penser que l’Assemblée nationale puisse trouver un accord pour un budget de relance économique et sociale… l’immobilisme semble le plus probable (adoption d’une loi spéciale ou adoption par ordonnance).

Et comme ce sont les collectivités locales qui sont le moteur de l’investissement public, soit elles ralentissent leurs dépenses et amplifient la déprime économique, soit elles résistent.

Une récession ou même une simple stagnation impacte davantage les plus démuni.es. C’est pourquoi il s’avère indispensable de ne pas « sacrifier » les politiques sociales. Il est tout aussi essentiel que l’Etat et les collectivités publiques n’oublient pas de mobiliser de nouvelles recettes, pour éviter un financement des politiques publiques essentielles par de la dette.

La Ville de Grenoble et d’autres communes l’ont fait précédemment en utilisant le levier fiscal qui leur permet d’affronter le budget 2027 dans une situation financière moins tendue. A Grenoble il faut repenser le plan pluriannuel d’investissement pour mieux l’adapter à la période.

La métropole grenobloise va boucler son budget 2026 dans la douleur, en raison de décisions néfastes de ce gouvernement dans la loi de finances 2026.  Cette austérité budgétaire risque de se prolonger pour le budget 2027. La Métro a l’avantage de ne pas avoir mobilisé les impôts locaux depuis des années (à part dernièrement de manière très contrôlée la TEOM pour financer les investissements essentiels de l’usine d’incinération des déchets).

Comme son taux de taxe foncière est parmi le plus faible de toutes les métropoles, n’est-ce pas le moment de l’activer pour desserrer les contraintes qui pèsent sur son budget. Ne pas le faire c’est accepter l’austérité imposée par le gouvernement. En raison de ses compétences sur le territoire, c’est la Métro, qui doit piloter les investissements les plus pertinents pour s’adapter au changement climatique.

Evidemment tout cela serait plus facile si une profonde réforme de la fiscalité locale était mise en œuvre, avec une nouvelle taxe d’habitation liée au revenu des ménages et une refonte des valeurs locatives pour le calcul de la taxe foncière qui correspondrait au loyer réel de chaque quartier, ce qui était prévu mais toujours laissée de côté pour l’instant.

Pour le SMMAG, il doit se mobiliser pour demander aux parlementaires dans la future loi de finances 2027, comme le fait France urbaine et la Métro, de supprimer le blocage à 2% du versement mobilité, comme la loi l’autorise en Ile de France pour la RATP. Voir l’article suivant : « Versement mobilité : France urbaine demande un relèvement du plafond »

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