Situation très dégradée des écoulements des petits cours d’eau en France

Publié le 11 septembre 2026

Chaque mois, l’Office français de la biodiversité publie la carte des écoulements des petits cours d’eau établie grâce au réseau ONDE. Au 1er septembre 2026, 1 424 cours d’eau sont touchés par des ruptures d’écoulement ou des assecs. Situation des écoulements des petits cours d’eau | Office français de la biodiversité

La dégradation continue

L’étiage estival s’est poursuivi entre fin juillet et fin août, avec une dégradation moins rapide qu’entre fin juin et fin juillet. Ce sont désormais 1 424 cours d’eau de tête de bassin versants qui sont touchés par des ruptures d’écoulement ou des assecs.

La répartition géographique a globalement peu évolué depuis fin juillet. Les situations les plus critiques restent concentrées le long de l’axe allant de la Vendée à la région Grand Est, tandis qu’une intensification est observée en Bretagne, dans les Pays de la Loire et dans le nord de la Nouvelle-Aquitaine. Les départements les plus touchés sont notamment la Creuse, la Vendée, la Loire-Atlantique, l’Aveyron, la Côte-d’Or et la Nièvre. Seuls 4 cours d’eau observés en Vendée et en Loire-Atlantique coulent encore (et faiblement) à la fin du mois d’août, contre 6 dans la Creuse, 7 en Côte-d’Or et dans la Nièvre, et 9 dans l’Aveyron.

Une situation toujours critique

Avec 30 cours d’eau supplémentaires asséchés ou sans écoulement par rapport à 2022 et 290 de plus qu’à la même période en 2025, le niveau de dégradation reste exceptionnel.

Les orages survenus au cours de l’été ont eu un effet limité sur les écoulements et n’ont pas permis d’inverser la tendance. 44 % des cours d’eau observés sont désormais en situation de rupture d’écoulement ou d’assec. Au-delà de son intensité, la durée de la sécheresse hydrologique pèse sur les écosystèmes aquatiques qui en dépendent, soumis à ces conditions depuis plusieurs semaines.

La comparaison des cartes entre le 1er juillet et le 1er août des cours d’eau à sec (les points rouges) montre l’ampleur de la dégradation des petits cours d’eau.

Le réseau ONDE

L’Observatoire national des étiages (ONDE) assure le suivi de l’état des écoulements des petits cours d’eau. Sur l’ensemble de l’Hexagone, environ 3 230 stations réparties dans chaque département sont observées visuellement par les agents de l’OFB, selon un protocole national homogène. Ce dispositif, déployé depuis 2012, constitue un réseau de connaissance stable qui permet d’évaluer la situation hydrologique à un instant donné, mais aussi d’analyser l’évolution des étiages d’une année sur l’autre. Ces données appuient directement la prise de décision lors des épisodes de sécheresse, notamment pour la définition des mesures de restriction des usages de l’eau.

Mots-clefs : , ,

Le commentaires sont fermés.


ADES  - Le Rouge et le Vert
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.