Nappes phréatiques : une situation encore très dégradée

Publié le 16 octobre 2026

Au 1er octobre 2026, le BRGM analyse la situation des nappes en France métropolitaine : elle reste majoritairement très dégradée du fait du déficit de pluie efficace au mois de septembre. La recharge ne s’est amorcée que sur 7% des points observés, impliquant une dégradation des niveaux par rapport aux normales toujours d’actualité. 81% des niveaux de nappes phréatiques sont en baisse. La situation globale est dégradée et contrastée. Sur la métropole grenobloise aussi on constate des tensions.

Au niveau national, comme le mois précédent, sur l’ensemble du territoire, la vidange des nappes se poursuit en lien avec le déficit de pluie efficace du mois de septembre. 66% des points d’observation ont un niveau en-dessous des normales mensuelles. Cette situation est plus dégradée que celle au 1er octobre 2025 (31% des points d’observation avaient un niveau en-dessous des normales mensuelles).

Le niveau des nappes est dégradé sur la majorité du territoire, à l’exception du sud-est comme pour les nappes des formations de la Vistrenque ou des sables Astiens de Valras-Agde. Il est très bas pour les nappes du socle Limousin, du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, de la craie de Champagne, des calcaires du Jura, des grès vosgiens et des calcaires triasiques de Lorraine et de la plaine nord d’Alsace.

La situation très dégradée des nappes réactives sera tributaire du retour des précipitations, annoncé à partir d’octobre. Cependant, des incertitudes existent concernant la répartition et l’efficacité des pluies automnales qui permettraient de ré-humidifier les sols. La baisse des prélèvements dans les nappes pour satisfaire les besoins des différents usages estivaux (irrigation, alimentation en eau potable), va permettre de moins solliciter la ressource en eau souterraine. Les prévisions à plus long terme restent incertaines.

Dans la métropole grenobloise  4 ressources de coteaux ont montré une tension hydrique en 2026.

Et la diminution de la hauteur d’eau dans le champ captant du Drac (Rochefort) à atteint le niveau bas historique, ce qui n’est pas le cas de celui de la Romanche car il y a eu plusieurs chasses au barrage de Livet cet été dans la Romanche.

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