
Lyon-Turin : les nuisances du chantier colossal inquiètent les habitants de la vallée de la Maurienne. Les millions de mètres cubes de roches extraites de la montagne pour le creusement du tunnel alpin perturbent la vie dans la vallée. Au Pas du Roc, un éperon rocheux en amont de Saint-Martin-la-Porte (Savoie), village de 720 habitants, la vue sur la vallée de la Maurienne est imprenable. Odile Clément, 64 ans, montre au visiteur de passage l’ampleur de l’emprise du chantier pharaonique de la ligne ferroviaire Lyon-Turin. La vallée se découvre en contrebas, serrée entre des sommets enneigés de plus de 3 000 mètres. La rivière l’Arc, la voie ferrée et l’autoroute A43 se partagent l’étroit couloir. A pic, une zone grise fourmille d’engins de chantier creusant la descenderie de Saint-Martin, une des trois galeries d’accès technique au tunnel de base. « Nous subissons le bruit et la poussière en permanence, raconte l’ancienne employée d’une entreprise locale de BTP. Dès qu’on entend un tir de mine, on range le linge et on ferme toutes les fenêtres. Une minute après la détonation, un nuage couvre le jardin. »
Grenoble serait parmi les villes les plus heureuses en 2026. Il faut aller au Royaume Uni pour trouver une étude qui classe 251 villes sur la qualité de vie des générations présentes et futures. Et pour un développement urbain équilibré. Le groupe GOLD rassemble les 50 meilleures villes de l’Indice des Villes Heureuses 2026. Cette distinction concerne les villes qui démontrent un niveau de performance constamment élevé dans les six dimensions de l’Indice : Citoyens, Gouvernance, Environnement, Économie, Santé et Mobilité. Parmi les 251villes étudiées, Grenoble se classe 23 ème et première ville française, juste devant Paris (25ème).
L’index de féminisation du pouvoir 2026. La parité semble en panne : en 2026, les femmes occupent toujours seulement 28 % des postes clés du pouvoir en France. À un an d’échéances électorales majeures, Oxfam France dévoile la deuxième édition de son index de la féminisation du pouvoir en France. Cette publication dresse un bilan à la suite de la nomination du gouvernement de Sébastien Lecornu et des élections municipales de mars 2026. Le constat est sans appel : aucun progrès en matière de parité n’est à signaler : le taux de féminisation stagne à 28 % ; des régressions sont même à noter à l’issue de ces élections locales, la parité reculant dans les grandes villes. Oxfam exhorte les responsables politiques à l’approche des élections de 2027 : il est urgent de faire mieux. Le pouvoir n’est pas, et ne doit pas être, réservé aux hommes.
Protéger les données de chacun pour protéger l’avenir numérique de tous. La CNIL publie son rapport d’activité pour faire le point sur ses actions autour de ses quatre grandes missions : informer et protéger le grand public, accompagner et conseiller les professionnels et les pouvoirs publics, anticiper et innover pour construire le numérique de demain et, enfin, contrôler et sanctionner les manquements aux exigences en matière de protection des données, qui découlent notamment du règlement général sur la protection des données (RGPD). 2025 a notamment été marquée par une hausse très importante des plaintes reçues, un montant total d’amendes inédit, mais aussi un record de notifications de violations de données. En dépit de moyens contraints au regard de l’accroissement de sa charge, la CNIL s’organise et se transforme, notamment pour accompagner l’entrée en application progressive du règlement sur l’intelligence artificielle (RIA). Elle innove aussi dans les outils qu’elle propose, comme ceux à destination des jeunes et des familles, parmi lesquels l’application FantomApp, dédiée aux adolescents et financée par la Commission européenne.
Rapport d’enquête parlementaire sur la protection du patrimoine national et la sécurisation des musées. Le rapporteur, Alexis Corbière, formule le vœu que les musées sortis du creuset de la Révolution française et contemporains de la formation de notre nation moderne puissent continuer à concilier la protection des œuvres qu’ils renferment et la présentation au public de notre patrimoine partagé. Il rappelle les mots du ministre de l’intérieur Roland, écrivant le 17 octobre 1792 au peintre Jacques-Louis David à propos du Museum central des arts (ancêtre du musée du Louvre), ouvert un an plus tard : « Le Muséum doit être le développement des grandes richesses quepossède la nation en dessins, peintures, sculptures et autres monuments de l’art.Ainsi que je le conçois, il doit attirer les étrangers et fixer leur attention. Il doitnourrir le goût des Beaux-Arts, recréer les amateurs et servir d’école aux artistes. Ildoit être ouvert à tout le monde. Ce monument sera national. Il ne sera pas un individu qui n’ait le droit d’en jouir. » Tel est, selon le rapporteur, le sens que doit conserver le patrimoine aujourd’hui. Mais les musées français sont insuffisamment préparés pour faire face aux risques liés à la sécurité des œuvres et des personnes. Le rapport demande, entre autres, la création de référentiels et d’obligations en matière de sûreté et un renforcement des moyens financiers.
Uniforme à l’école : beaucoup d’affichage, peu de résultats. Après l’échec des groupes de niveau, mesure phare de la réforme du choc des savoirs voulue par l’éphémère ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal, quel bilan tirer de son autre marotte, les uniformes ? Des effets inégaux et limités selon les établissements, pointe une première étude de la Depp sur l’expérimentation, publiée mardi 12 mai. Si le bilan provisoire n’étonnera pas, au vu notamment des études déjà menées sur le sujet, il est révélateur d’une méthode et d’une conception autoritaires et verticales de l’éducation, à tous les étages.
Urgence salariale dans la fonction publique: courrier intersyndical au Premier ministre. A propos de l’augmentation du SMIC de 2,4% le 1er juin 2026, le gouvernement devrait délaisser l’option de points d’indice supplémentaires au profit de l’octroi d’une indemnité différentielle. La mise en œuvre de cette solution garantit bien qu’aucun agent public ne soit rémunéré en dessous du Smic. Cependant, l’indemnité n’est pas prise en compte dans le calcul de la retraite, ce que les syndicats ne manquent pas de pointer. Selon eux, ce sont à minima plus de 700.000 agents des trois versants publics qui seront concernés par l’attribution de cette indemnité (alors qu’ils étaient environ 356.000 lors de la précédente hausse du Smic, le 1er janvier 2026).
L’empreinte carbone de la consommation touristique en 2023. Une intensité en carbone 75 % plus élevée que celle de la consommation totale. En 2023, l’empreinte carbone de la consommation touristique est estimée à 75 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq). Elle correspond à la quantité de gaz à effet de serre (GES) émis pour produire les biens et services consommés en France par les touristes résidents et non-résidents. Ce chiffre intègre les émissions liées directement à ces consommations auxquelles s’ajoutent celles provenant de l’usage des carburants achetés par les touristes et de l’occupation des résidences secondaires. L’intensité en carbone de la consommation touristique atteint 0,35 kg CO2 éq par euro de consommation touristique, soit 75 % de plus que celle de l’ensemble de la demande finale française. Les déplacements des touristes représentent 65 % de l’empreinte carbone. 42 % des GES de l’empreinte sont émis à l’étranger pour produire des biens et des services, dont les carburants, utilisés par les industries touristiques françaises ou directement consommés par les touristes. Un tiers de l’empreinte carbone est dû aux consommations des touristes non-résidents. L’empreinte carbone des consommations touristiques augmente de 3 % en 2023 par rapport à 2022, mais demeure à un niveau nettement inférieur à celui de 2019 (‑17 %), juste avant la crise sanitaire. C’est Copenhague qui est en première place de ce classement mondial.
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