Grenoble et ses rivières, vers des baignades possibles et désirables

Publié le 4 septembre 2026

Et si la rivière devenait un lieu de fraîcheur en été ? Une étude rendue publique le 10 juillet 2025, s’est penchée sur les possibilités de baignade, entre envies, avantages et précautions à prendre. C’est utile de la lire avant d’aller se baigner prochainement (espérons le 12 septembre).

Le changement climatique affecte Grenoble avec des pics de températures estivales de plus en plus nombreux. Cette évolution renforce l’intérêt pour les espaces de fraîcheur et pose la question des usages possibles des rivières urbaines.

Pour l’Isère, l’étude explore si elle peut représenter un potentiel pour apporter un peu de fraîcheur aux habitant-es. Elle examine aussi quels sont les avantages et conditions des baignades urbaines, et ce qui est mis en place ailleurs.

L’étude intitulée « Grenoble et ses rivières, vers des baignades possibles et désirables », réalisée par l’urbaniste Élise Lemercier (Ateliers Déconcertants), de 79 pages, a été conduite à travers :

  • l’observation des usages actuels : promenades, pêche, pique-niques, pratiques sportives sur les berges ;
  • des enquêtes et ateliers : habitant-es, associations, nageur-euses en eau libre et technicien-nes ont été consulté-es ;
  • l’analyse d’autres villes : Paris, Zurich ou encore Lyon, où des baignades urbaines sont étudiées ou autorisées ;
  • des entretiens avec des expert-es (hydrologie, santé publique, écologie, urbanisme) pour comprendre les conditions de faisabilité.

Les conditions identifiées pour une Isère baignable.

L’étude met en lumière plusieurs éléments importants :

  • Qualité de l’eau : variable selon les périodes, nécessitant des contrôles réguliers
  • Sécurité : courants importants, seuls certains secteurs calmes seraient envisageables ;
  • Représentations sociales : héritage industriel et accidents passés nourrissent la perception d’une eau dangereuse ;
  • Accessibilité : berges parfois peu adaptées à des usages récréatifs.

L’étude mentionne également, à partir d’exemples observés ailleurs, des aspects liés à la sécurité et à la qualité de l’eau, à l’accessibilité des berges, au suivi sanitaire, à la sensibilisation des publics et à l’implication des habitant-es dans la réflexion.

Suite à l’impossibilité de la baignade dans l’Isère le 30 août, Les railleries issues de Grenoble le changement, sont comme d’habitude malveillantes et assez stupides et mal venues pour toutes celles et ceux qui ont et auront besoin d’espaces de baignades durant les étés à venir. Mais n’étaient-ce pas les mêmes qui ont nié le réchauffement climatique durant des années et aussi insulter les écologistes qui ont indiqué ce risque depuis quelques décennies ?…

Dommage !  Les prévisions des écologistes, des chercheurs, des climatologues, etc. s’avèrent trop et tristement justes pour nos concitoyens. Alors heureusement, aujourd’hui, la majorité de Grenoble souhaite rechercher et apporter des solutions accessibles à toute la population, surtout pour celles et ceux qui ne quittent pas Grenoble durant l’été.

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