
Le mode de scrutin aux élections sénatoriales est très injuste. Pour les communes très peu peuplées (moins de 500 habitants, soit 17 000 communes représentant seulement 6 % de la population), un seul grand électeur représente très peu d’habitants, en revanche pour les grandes communes, par exemple comme Grenoble, un grand électeur représente plus de 700 habitants. Il y a donc une sur-représentation des petites et moyennes communes et à contrario une importante sous-représentation des grandes communes.
Autre injustice, le nombre de sénateurs par département est loin d’être proportionnel à la population du département. Par exemple dans les Hautes Alpes il y a un seul sénateur pour 140 000 habitants, en Isère il y a seulement 5 sénateurs pour 1 250 000 habitants, soit 1 sénateur pour 250 000 habitants.
Cette représentation favorise politiquement les partis conservateurs de façon excessive. Les résultats de l’élection du 27 septembre 2026, sont la conséquence immédiate des élections municipales de mars 2026 puisque 95 % des grands électeurs sont désignés par les conseils municipaux.
L’évolution la plus nette est la percée du RN, en particulier au détriment de la droite LR. Il va pouvoir créer un groupe, ce qui lui donnera d’importants moyens de fonctionnement.
La droite républicaine recule légèrement (7 postes environ) et LFI obtient pour la première fois un élu. Le groupe socialiste est stable ainsi que le PCF. En plus de LR, ce sont les écologistes, les macronistes et les radicaux de gauche qui perdent le plus. LFI arrive pour la première fois au Sénat.
Donc un sénat encore plus à droite, comme la France.
