
Ce n’est pas la première fois que le conseil municipal est empêché de se tenir à Grenoble, par exemple, le 11 juillet 2016.
Mais c’est la première fois que ce sont des élu-es du conseil municipal qui empêchent sa tenue par un comportement qui ne respecte pas les règles communes. Le conseil municipal est un lieu de délibération sur un ordre du jour précis et non un lieu de manifestation. Ce n’est pas aux conseillers municipaux d’imposer des débats sur des points qui ne sont pas à l’ordre du jour.
Le groupe LFI avait déposé il y a quelques semaines un projet de délibération sur le jumelage avec Rehovot (qui ne fonctionne plus), mais ce point n’avait pas été mis à l’ordre du jour par la maire, puisque la préfecture, après examen du projet de texte, a déclaré que cette délibération était irrégulière. Très mécontent de cet échec, le groupe LFI a tenté d’introduire ce débat par d’autres moyens au sein du conseil municipal du 29 septembre, en arrivant volontairement en retard avec affichettes et keffiehs pour exposer leurs revendications. Ils ont été stoppés par les agents de la police municipale à l’entrée du conseil qui avait déjà démarré.
Il s’en est suivi des violences commises, nous laissons à la justice le soin d’en déterminer les responsabilités.
Voici le communiqué du 29 septembre 2026 du groupe majoritaire OUI Grenoble :
« Réaction du groupe Oui Grenoble aux violences commises par le groupe LFI aux portes du conseil
municipal
Ce matin, des actes de violence inadmissibles ont eu lieu aux portes du conseil municipal de la Ville de Grenoble. Ces actes n’ont pas leur place dans l’enceinte de l’hôtel de ville, lieu de débat et de dialogue démocratique.
Allan Brunon a mis en scène son arrivée en conseil municipal en organisant une manifestation des élu-es de son groupe, alors que la séance était déjà ouverte. En raison des pancartes qui étaient apposées sur leurs ordinateurs, les trois agent-es de police municipale présent-es devant les portes leur ont refusé l’entrée, conformément au règlement intérieur du conseil municipal, qui l’interdit.
Des violences physiques ont ensuite eu lieu sur lesquelles la lumière est en train d’être faite. Plusieurs plaintes ont été déposées et 3 policier-es municipaux-ales ont été conduit-es à l’hôpital pour blessures. Le Procureur de la République s’est saisi des faits et une enquête est actuellement en cours pour établir les responsabilités.
Allan Brunon, déjà accusé par d’ancien-nes membres de son groupe politique de violences et de sexisme, est l’auteur de nombreux dérapages et autres intimidations. Ses déclarations et attitudes souvent mensongères, outrancières, brutales, notamment vis-à-vis de la Maire, mais aussi en direction de Grenoblois-es et d’agent-es de la Ville, ont trouvé leur paroxysme aujourd’hui.
Par ailleurs, nous sommes indigné-es de l’amalgame qu’il a ensuite tenu devant les médias en comparant la police municipale à une « milice politique », et en accusant la Maire d’avoir « excité » et manipulé les policier-es municipaux-ales qui accomplissaient, ce matin, leurs missions habituelles dévolues au conseil municipal.
Les deux majorités municipales précédentes intégraient nombre d’élu-es de la France Insoumise pour mener des politiques publiques au service des Grenobloises et Grenoblois. Les actes et paroles d’Allan Brunon brisent la confiance entre formations de gauche et toute possibilité d’échange et de travail commun.
Très loin de sa promesse d’une opposition « constructive », depuis plusieurs mois Allan Brunon confond rapport de force et violence, instrumentalise les misères et attise les haines. Il dessert désormais les causes que nous pouvons porter en commun. Dans un moment crucial pour l’alliance des gauches en vue de la présidentielle, son attitude est irresponsable.
Un cran de violence supplémentaire a été franchi ce matin. Ces actions nous choquent profondément et nuisent à l’image des élu-es de la République. Nous demandons aux instances nationales de la France Insoumise de se pencher sur ces faits et de prendre les dispositions nécessaires.
Nous restons déterminé-es à défendre la qualité de vie des Grenoblois-es, l’intérêt général et les valeurs de la gauche. »
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