
Par nature illicites, et donc en marge de toutes normes de sécurité, les différentes étapes du trafic des drogues de synthèse affectent l’environnement de manière encore mal connue, malgré un intérêt récent de la recherche. L’OFDT présente un état de la science sur le sujet.
La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) a été l’une des premières instances à porter la question de l’impact environnemental des drogues auprès de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). L’OFDT s’est emparé de la question dès 2024, en publiant une première analyse des tendances relatives à la production de drogues de synthèse et de déchets de matières toxiques générés durant leur processus de fabrication en Belgique. Cette nouvelle publication recense la littérature sur l’impact environnemental des drogues de synthèse (amphétamines, méthamphétamine, MDMA, MDA, nouveaux produits de synthèse – NPS, kétamine…).
Des substances qui génèrent cinq à trente fois leur volume en déchets chimiques pendant leur production ; une activité clandestine qui, par nature, ne se soumet pas aux normes de traitement desdits déchets ; des stations d’épuration qui ne sont pas conçues pour traiter les résidus après consommation… Autant de facettes de l’impact environnemental des drogues de synthèse, qui, potentiellement massif, est pourtant peu étudié et mal connu.
En dehors des origines des contaminations et de leurs multiples conséquences, l’OFDT identifie une liste de sujets de recherche possibles. L’enjeu est de rendre visible cette problématique tant dans le débat public que dans la programmation de la recherche.
Mots-clefs : déchets, drogues, environnement
