Nicolas Hulot révèle en même temps les lobbys en marche et le président des riches en marchand…

Publié le 31 août 2018

Le 28 août, en direct sur France Inter, Nicolas Hulot démissionne du gouvernement. Son intervention d’environ 40 minutes, à l’heure de grande écoute, vaut d’être écoutée. En voici quelques extraits qui montrent l’impasse dans laquelle nous mène la politique ultralibérale qui croit qu’elle va libérer les énergies alors qu’elle nous mène dans le mur face à l’urgence de la transition énergétique et écologique nécessaire pour assurer la survie de l’humanité dans des conditions soutenables.

« On n’a pas compris que c’est le modèle dominant qui est la cause. Est-ce qu’on le remet en cause ? (…) On s’évertue à entretenir voire à réanimer un modèle économique marchand qui est la cause de tous ces désordres »

« La finance de spéculation qui spécule sur les biens communs est-ce qu’on l’a remise en cause ? »

« Où est passée la taxe sur les transactions financières ? »

« J’ai découvert la présence d’un lobbyiste qui n’était pas invité à cette réunion. C’est symptomatique de la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir. Il faut à un moment poser ce problème sur la table. Il faut à un moment ou un autre poser ce sujet sur la table parce que c’est un problème de démocratie. Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? »

« Le nucléaire : cette folie inutile économiquement, techniquement, dans lequel on s’entête. »

« Est-ce que nous avons commencé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre ? La réponse est non ! Est-ce que nous avons commencé à réduire l’utilisation des pesticides ? La réponse est non ! Est-ce que nous avons commencé à enrayer l’érosion de la biodiversité ? La réponse est non ! Est-ce que nous avons commencé à se mettre en situation d’arrêter l’artificialisation des sols ? La réponse est non. »

“On s’évertue à entretenir un modèle économique responsable de tous ces désordres climatiques”

Pour écouter l’intervention de N. Hulot, suivre ce lien.

Mots-clefs : , ,

Le commentaires sont fermés.