La LPO alerte sur la diminution des oiseaux communs dans la Région

Publié le 17 janvier 2020

Il est très important d’évaluer les tendances des populations d’espèces au cours du temps pour connaître l’état de santé de la biodiversité. En Auvergne-Rhône-Alpes, au cours de 19 années consécutives de suivi, près de 300 observateurs bénévoles ou salariés se sont mobilisés en utilisant la méthode STOC-EPS, observations coordonnées par la Ligue pour la Protection des Oiseaux de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Résultat : « en 18 ans, les oiseaux communs ont diminué de près de 5 % sur l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est particulièrement le cas des espèces des milieux agricoles et des villes et villages qui ont diminué de près de 16 % en 18 ans ».

Le STOC-EPS consiste en des relevés standardisés sur des points d’échantillonnages répartis le long de parcours visités deux fois par an à date fixe et par le même observateur. Chaque parcours compte 10 points de relevés. La méthode est celle dite des “points d’écoute” : les oiseaux vus ou entendus sont dénombrés sur ces points pendant 5 minutes exactement.

« Les résultats montrent une forte diminution depuis 2002 pour les espèces des milieux agricoles et des villes et villages de 16 %. Les espèces généralistes (+2 %) et forestières (+4 %) se portent un peu mieux mais plusieurs espèces de ces groupes diminuent quand même et cela est inquiétant.

Nous pouvons citer des exemples de tendances pour quelques espèces :

  • le Coucou gris a diminué de 24 % depuis 2002,
  • l’Hirondelle rustique a diminué de 17 % depuis 2002,
  • le Pinson des arbres a diminué de 9 % depuis 2002,
  • la Caille des blés a diminué de 41 % depuis 2002,
  • le Merle noir a augmenté de 5 % depuis 2002,
  • le Troglodyte mignon a augmenté de 10 % depuis 2002.

Ce déclin majeur a de nombreuses causes liées aux activités actuelles de notre société comme :

  • la création de paysages homogènes et artificialisés qui ne laissent pas de place pour la nature,
  • l’utilisation de produits phytosanitaires dans les jardins ou l’agriculture,
  • la disparition des milieux naturels qui laissent la place à une forte urbanisation.

Ces différentes causes induisent une forte diminution de la ressource alimentaire et des pertes d’habitats nécessaires au cycle de vie de ces espèces.

«  Il est donc urgent d’agir pour réduire l’impact de ces différentes causes de perte de la biodiversité. »

https://auvergne-rhone-alpes.lpo.fr/bilan-stoc-2019Comptez les oiseaux des jardins : les 25 et 26 janvier, la LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) vous proposent de consacrer une heure de votre temps à observer les oiseaux présents dans votre jardin et à les recenser grâce au site internet www.oiseauxdesjardins.fr.

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