
Le 2 avril 2026, le Conseil régional Aura a adopté la délibération intitulée, « Préparer les transports de demain en Auvergne-Rhône-Alpes » qui fixe les orientations portées dans les dossiers de demande de statut des Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) stéphanois, grenoblois, Clermont-Auvergne, de la grande aire urbaine de Chambéry Métropole Savoie et de l’Avant pays-savoyard.
Les démarches de SERM visent à accélérer les projets de mobilités du quotidien pour renforcer l’attractivité des transports décarbonés et faciliter les déplacements de porte à porte pour tous les usagers, avec un système plus performant et lisible, améliorant la connexion entre les différents réseaux.
Rappel des institutions qui font parties du SERM grenoblois et qui portent le dossier de demande de son statut : la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais, la Communauté de communes du Grésivaudan, le Syndicat Mixte des Mobilités de l’Aire Grenobloise, la Société des grands projets, SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions, avec la contribution de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise.
Dans l’épais dossier (430 pages) on trouve des éléments financiers :
« Le déploiement du SERM de Grenoble représente à ce jour, et sur l’ensemble de la période allant du court terme jusqu’au long terme, environ 1,4 Mds€ courants d’investissements supplémentaires et jusqu’à 85 M€ courants/an de coûts complémentaires d’exploitation.
Dans la chronique des coûts phasée ont été distingués, d’une part le montant des financements déjà sécurisés, et d’autre part les modalités de prise en charge du reste à financer :
- Pour les objets du premier horizon, soit le très court terme (2027), des financements pour les investissements nécessaires sont d’ores et déjà identifiés et contractualisés à hauteur de 107M€ courants.
- Au-delà du très court terme, le financement du déploiement du SERM nécessite des engagements financiers importants (reste à financer de 872 M€ courants dont 539 M€ courants pour le réseau ferré national et 333 M€ courants pour les autres modes (gares, PEM, vélo, etc). Des modélisations de financement fondées sur un recours à l’emprunt remboursé par des ressources affectées (modèle des sociétés de projet) ont été menées dans le cadre de la préfiguration du SERM de Grenoble.
L’objectif de ces simulations est de donner des ordres de grandeurs relatifs au besoin en ressources nouvelles en retenant deux limites extrêmes entre lesquelles un panel d’hypothèses intermédiaires sont possibles et adaptables. Ainsi, selon l’importance du recours au mode de financement par emprunt, par rapport à une contribution budgétaire, les besoins en ressources fiscales nouvelles varient. Il est à noter enfin, un choix des partenaires de la démarche de déployer cette ressource nouvelle par paliers en parallèle de l’évolution réelle de l’offre pour le territoire.
Ainsi, les différentes modélisations ont permis d’évaluer un besoin allant de 1M€ courants par an dès 2027 jusqu’à 30 M€ courants par an à partir de 2040 pour couvrir le financement à long terme du SERM et pendant 40 ans après la dernière mise en service.
Concernant les coûts d’exploitation complémentaires bruts, évalués tous modes confondus, ils ont été estimés dès le court terme à +28,7 M€ courants et au long terme à environ +86 M€ courants… »
Mots-clefs : Déplacements, FInances, métropole, Transports en commun
