
Le gouvernement prévoit maintenant 54 milliards d’économies pour le prochain budget de l’État, de la Sécurité Sociale et des collectivités, selon le Premier ministre. Il propose un affichage d’un déficit public de 5 % du PIB en maintenant les dépenses en augmentation pour la défense et pour les intérêts de la dette.
Le budget de l’État sera gelé en valeur et les ressources des collectivités locales ne devront pas dépasser 1,8 %, valeur de l’inflation présumée. Mais il faut savoir que l’inflation pour les collectivités est toujours supérieure à l’inflation générale.
Les collectivités qui ont déjà lourdement participé à l’effort vont être appelées à fournir un effort supplémentaire de 5 milliards d’euros par rapport à l’austérité imposée en 2026.
Pour l’État, le budget 2027 sera le plus rigoureux depuis très longtemps a annoncé Lecornu.
Le gouvernement veut laisser au Sénat, en lien avec les associations d’élu-es, la décision de répartition des efforts entre collectivités ! Est ce jouable en pleine campagne présidentielle ?
On ne connaît pas encore la répartition des économies qui seront proposées dans la prochaine loi de finances qui devrait être présentée en conseil des ministres le 1er octobre.
Le gouvernement Bayrou était tombé suite à une censure de l’Assemblée nationale alors qu’il demandait une austérité féroce mais moindre de celle de Lecornu qui espère qu’il n’y aura pas de majorité pour le renverser à cause de l’élection présidentielle, le RN préférant peut-être un budget à une loi spéciale. En fait il semblerait qu’une loi spéciale pourrait être moins pire que ce budget de super-austérité.
Parmi les économies qui sont pour l’instant annoncées, c’est un effort demandé aux retraités, sur les arrêts maladie… Le budget du ministère du Travail devrait baisser fortement alors que la situation de l’emploi se dégrade. Les opérateurs et agences de l’État verront leurs enveloppes diminuer. Parmi eux, l’Agence de la transition écologique (Ademe) subirait une véritable cure, avec une baisse de plus de 30%, ce qui est très grave au regard des nécessaires politiques d’adaptation au changement climatique.
Pour les agents publics, le point d’indice ne sera pas revalorisé en 2027 (stable depuis mi 2023), ce qui représente une forte diminution de la valeur réelle des salaires des agents. Encore une année blanche pour les agents, et pourtant le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) a adopté à l’unanimité (représentants des employeurs et des syndicats) un avis demandant un hausse indiciaire significative.
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