
Le 6 février 2026, la Métro adopte son budget pour 2026, mais sans tenir compte de tous les impacts du budget 2026 du gouvernement adopté quelques jours auparavant. Ce budget métropolitain espérait n’avoir à faire qu’environ 5 M€ d’économies de fonctionnement, après l’année 2025 où elle a dû chercher avec beaucoup de difficultés à économiser environ 15 M€ en fonctionnement pour ne pas sacrifier son épargne et pour protéger ses investissements.
La loi de finances 2026 lui impose des diminutions de recettes et des augmentations de dépenses qui vont l’obliger à encore serrer la vis d’environ 10 M€ pour l’année 2026. Elle ne pourra pas sauvegarder son épargne et réaliser les investissements prévus sans augmenter la dette, sauf si elle décide enfin d’augmenter son taux de taxe foncière qui est parmi les plus faibles de toutes les métropoles (1,29%).
Les communes ont été beaucoup moins impactées par cette loi de finances. Ainsi Grenoble qui a adopté son budget fin 2025 avait prévu un effort conséquent d’environ 3,5 M€. Il lui faudra encore trouver lors d’une décision modificative 1,5 M€ supplémentaires (notamment pour compenser une baisse de dotation de l’Etat de 0,6 M€). Mais comme pour la Métro, Grenoble voit son épargne diminuer et sera contrainte de diminuer rapidement ses investissements, notamment en les décalant dans le temps et en supprimant les non essentiels.
En ce qui concerne les investissements, il faudra viser la diminution des gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique, avec comme priorité l’aide aux ménages les plus en difficultés se trouvant très majoritairement dans le centre urbain. Il sera donc nécessaire de revoir la Dotation de Solidarité Communautaire (DSC) de la Métro qui ne répond plus aux exigences de la loi.
Lors de la préparation des décisions budgétaires douloureuses dans les mois qui viennent, il serait sain que la Métro et les communes rendent public, sans attendre, l’état de leurs comptes administratifs de l’année 2025 (ou CFU) et leurs perspectives budgétaires pour 2026.
La politique d’austérité imposée depuis des années va entrainer une diminution des investissements locaux avec des conséquences négatives sur l’activité économique et l’emploi local.
