
La reprise de Vencorex par Exalia ne se fera pas. A partir du moment où le tribunal de Lyon avait refusé la reprise des actifs de Vencorex par Exalia, le chemin d’une sortie positive devenait problématique. Le refus du ferrailleur de passer un accord avec Exalia rendait ce nouveau projet impossible. La dépollution de ce site industriel va-t-elle pouvoir se faire et qui va payer ? Pour connaitre le projet Exalia : https://exalia-chemicals.com/
Alerte sur l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). ESS France dirigée par Benoit Hamon et d’autres dirigeants d’associations ont adressé une lettre ouverte au Premier ministre, dénonçant les annulations de crédits de l’Etat qui concernent l’ESS. « Alors que les crédits avaient été maintenus sur amendement gouvernemental au niveau de 2025, ils subiraient aujourd’hui une baisse drastique aux conséquences désastreuses… ». De même, le Conseil d’administration du RTES (Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Sociale et Solidaire) adresse une lettre ouverte au Premier ministre pour alerter sur la réduction drastique des crédits du programme budgétaire 305, action 4, dédiés au soutien de l’économie sociale et solidaire. En conséquence, le RTES suspend sa participation aux travaux de la Stratégie nationale de l’ESS.
Cadmium : une première victoire. Le 3 juin 2026, au terme d’une séance historique, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à réduire la présence de cadmium dans les engrais phosphatés massivement utilisés par l’agriculture conventionnelle. La proposition de loi, défendue par Benoît Biteau et Clémentine Autain, a été adoptée par une large majorité avec 144 voix « POUR » et 22 « CONTRE, (dont les élus RN) ». Ce métal est classé « cancérigène certain » depuis 1993 par l’Organisation mondiale de la santé et les Français y seraient trois à quatre fois plus exposés que leurs voisins européens. Près de la moitié des Français dépasserait le seuil de concentration critique de cadmium dans les urines. Ce vote vient clore des décennies d’attentisme durant lesquelles les alertes des médecins et des scientifiques sont restées lettre morte. Manque de courage irresponsable qui se traduit par une épidémie de cancers, notamment de cancer du pancréas, directement imputable à notre surexposition au cadmium.
Flux migratoires Les entrées sur le territoire diminuent en 2024 et retrouvent leur niveau d’avant-crise sanitaire. Une étude de l’INSEE. En 2024, 438 000 personnes sont arrivées en France. Parmi elles, 85 000 sont nées en France, 40 000 sont nées françaises à l’étranger et 313 000 sont immigrées. Les entrées sur le territoire sont en baisse en 2024 comme en 2023. Elles retrouvent leur niveau de 2019, après quatre années marquées par la crise sanitaire et la guerre en Ukraine. Les personnes immigrées entrées en 2024 vivent en majorité au sein d’une famille. Certaines d’entre elles arrivent en couple, d’autres rejoignent un conjoint : cette situation est bien plus fréquente pour les femmes immigrées que pour les hommes. Les enfants arrivent pour la plupart avec leurs parents, mais 43 % d’entre eux rejoignent un parent déjà établi en France. Entre les 1er janvier 2022 et 2023, la population résidant en France s’est accrue de 322 000 personnes, dont 51 000 en raison du solde naturel et 271 000 du solde migratoire. En 2022, le solde migratoire des immigrés est historiquement haut (348 000) : dans le contexte du déclenchement de la guerre en Ukraine et de la sortie progressive de la crise sanitaire, les entrées ont fortement augmenté et les sorties nettement baissé. Le solde migratoire des non immigrés redevient négatif (‑78 000), en raison principalement d’une forte hausse de leurs sorties du territoire, liée à une reprise de projets migratoires reportés pendant la crise sanitaire.
Rapport d’évaluation de l’École supérieure d’art et design Grenoble-Valence et de ses formations. Au cours de la période évaluée, l’École supérieure d’art et design Grenoble-Valence a vu se succéder deux équipes de direction : une première, de 2019 à 2023, suivie d’une deuxième (avec un premier mandat par intérim entre 2023 et 2024). Cette période a été marquée par une crise importante (difficultés budgétaires, blocage de l’école par les étudiants, désaccord des tutelles), dont l’établissement entrevoit l’issue. Toutefois, l’analyse des documents et les entretiens conduits témoignent d’une fragilité structurelle qui date de la création de l’établissement public de coopération culturelle (EPCC) en 2011. Le climat social est en voie d’apaisement, et le dialogue interne est à nouveau possible ; Grenoble Alpes Métropole confirme son engagement à travers les travaux effectués dans les locaux du site et Valence Romans Agglomération a revu sa contribution financière à la hausse. Il est dès lors essentiel d’aboutir à une réflexion à propos de ce qui fait le commun au sein de l’ESAD Grenoble-Valence, ce qui implique que cette réflexion soit portée et acceptée par l’ensemble des acteurs et partenaires de l’établissement.
Dans les grandes agglomérations, une contribution du parc social à la mixité limitée par sa concentration spatiale et l’inégale répartition de ses occupants. Une étude de l’INSEE. Deux facteurs contribuent à limiter l’effet que pourrait avoir le parc social sur la mixité sociale. D’une part, le parc reste très concentré dans certains quartiers. Des poches de pauvreté se créent alors dans les grandes unités urbaines. D’autre part, au sein même du parc social, les habitants ne résident pas dans les mêmes quartiers selon leur revenu. La répartition au sein du parc social correspond, en grande partie, à celle observée dans le parc privé : les locataires du parc social vivant dans les quartiers modestes sont en moyenne les plus pauvres, tandis que ceux résidant dans les quartiers aisés sont en moyenne un peu moins modestes. Une répartition homogène selon le niveau de vie des locataires au sein du parc social réduirait la ségrégation résidentielle de 14 % en moyenne. Les dynamiques des emménagements et déménagements dans le parc social concourent à créer ce lien entre niveau de vie des habitants du parc social et du parc privé. Entre 2018 et 2022, les ménages accédant aux logements sociaux des quartiers les plus aisés ont en moyenne un niveau de vie supérieur de 15 % à ceux entrant dans le parc social des quartiers les plus modestes. De plus, les ménages les moins modestes restent un peu plus longtemps dans leur logement social s’il est situé dans un quartier aisé.
Grands projets : le temps des choix des infrastructures de transport. Un rapport du Conseil d’orientations des Infrastructures (COI) d’avril 2026. Le COI a évalué les besoins complémentaires indispensables à la régénération et la modernisation des réseaux existants tant routier, ferroviaire que fluvial, en confirmant notamment la nécessité d’un supplément d’investissement de 1,5 Md€ par an dans le réseau ferroviaire structurant. Il a également mis en évidence l’impact prévisible des projets sur les finances publiques pour la décennie à venir. Cet exercice souligne l’importance de l’écart entre le niveau actuel de financement des infrastructures et les trajectoires de dépenses telles que programmées actuellement. S’agissant des 18 grands projets, ils représentent 1,1 à 2,5 Md€ par an de dépenses pour l’État sur la décennie à venir, soit un niveau en moyenne 2 fois supérieur chaque année aux dépenses consacrées aux grands projets sur les derniers exercices budgétaires. La trajectoire budgétaire actuelle est difficilement compatible avec la priorité donnée à la régénération- modernisation de l’existant et le maintien des engagements déjà pris tant sur les grands projets que sur les programmes récurrents dont les CPER. Le Conseil alerte en conséquence sur le risque d’éviction des investissements en régénération et modernisation des réseaux existants, pourtant prioritaires, par rapport à la réalisation de grands projets d’infrastructures nouvelles. Ce serait donc le moment d’arrêter le Lyon-Turin.
Les attributions de logements sociaux. L’ANCOLS édite son tableau de bord pour l’année 2025. Il y a plus d’attributions en 2025 mais des millions de demandeurs toujours en attente. En 2025, un peu plus de 390 000 attributions de logements sociaux ont été réalisées, soit une hausse de 2,6 % par rapport à 2024 (+10 000). Cette évolution marque une inflexion avec la tendance à la baisse observée ces dernières années. La hausse continue de la demande (+2,0 % sur un an), conduit à un accroissement plus limité du taux d’attribution, qui s’établit à 9,5 % (+0,1 point). La dynamique d’accroissement de la demande, toujours positive, semble cependant ralentir. On constate en particulier une baisse du nombre de nouvelles demandes créées.
Mots-clefs : économie, emploi, risques chimiques, social
