
Nous connaissons bien à présent le rapport des forces politiques en France, grâce aux données des dernières élections européennes et législatives et aux études d’opinion les plus sérieuses. Une donnée indéniable est la percée des votes pour l’extrême droite dominée par le Rassemblement National avec les ajouts de Zemmour, de Ciotti et quelques autres. Le système majoritaire pour l’élection des député-es permet à un courant, s’il dépasse le tiers de l’électorat, d’avoir une majorité de sièges à l’Assemblée nationale, sauf en cas d’installation d’un barrage majoritaire.
Lors des législatives suivant la dissolution de juin 2024, le RN a raté la majorité grâce au Nouveau Front Populaire (NFP) qui a réuni toutes les composantes de la gauche et permis que globalement un candidat de gauche soit qualifié pour le 2ème tour dans de très nombreuses circonscriptions, et au front républicain qui a vu s’exprimer tous les électrices et électeurs opposés à l’extrême droite au second tour. Les électrices et électeurs de gauche ont démontré à cette occasion qu’ils se mobilisent fortement lorsqu’il y a une démarche unitaire claire.
La gauche dans sa totalité a moins d’un tiers des suffrages alors que le RN ne cesse d’accroitre son implantation. On mesurera également dans la moitié des départements en septembre 2026, l’évolution des rapports de force au Sénat où la droite dite républicaine (mais parfois qui se rapproche du RN) devrait renforcer sa présence, vu les résultats des élections municipales de mars 2022.
Les rapports de force entre la gauche, la droite et l’extrême droite sont maintenant bien documentés.
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