Les mouvements politiques qui soutiennent la liste animée par Laurence Ruffin d’Union de la gauche, écologiste et citoyenne ont réagi à l’annonce de « l’opération politicienne d’absorption de la liste Cardinal par Carignon. Cette opération était en préparation depuis plus d’un an. Lors d’un appel du maire corrompu en février 2025, Mme Chalas avait reconnu qu’un dialogue entre eux était ouvert pour préparer l’élection municipale.
Il fallait trouver un bon moment pour que cela apparaisse comme un scoop en pleine campagne électorale. Faire croire que ce ralliement est un apport de poids pour Carignon est une opération de pure communication. Mais cela ne trompe personne et vu les réactions outrées de certains soutiens à Cardinal, on peut douter que cette opération apporte grand-chose à la liste de Carignon encombrée par des ralliements individuels successifs qui ne changent pas la nature très à droite et trumpiste de cette liste. Les Grenobloises et les Grenoblois ne se laisseront pas berner par l’illusionniste en chef et nous proposons le choix de la clarté et de la coopération en politique portées par Laurence Ruffin et sa liste d’union de la gauche écologiste et citoyenne. »
Ce rapprochement entre Emilie Chalas et Carignon se lisait en toute transparence dans les débats des conseils municipaux depuis quelques années.
Vous n’êtes pas un citoyen comme les autres, il y a des fonctions qui vous sont interdites et vous voudriez revenir maire d’une ville où vous avez commis l’acte le plus grave qui puisse être reproché à un élu ! En tant que maire (1983-1995) vous auriez dû avoir un comportement au-dessus de tout soupçon ; au lieu de cela, vous avez monnayé le pouvoir de maire pour bénéficier d’avantages matériels qui se sont élevés à 19 millions de francs (Cour d’appel de Lyon en 1996).
Vous ne présentez pas les garanties d’intégrité et de moralité indispensables pour exercer certaines fonctions importantes, car vous avez été condamné pour corruption, subornation de témoin et enrichissement personnel.
Par exemple vous ne pouvez pas faire partie du conseil d’administration d’un organisme de logement social. En effet, les articles L. 241-3 et L. 423-12 du code de la construction et de l’habitation (CCH) interdisent définitivement à un condamné pour corruption et subornation de témoin, d’exercer des fonctions d’administration d’un organisme de logement social. Le caractère définitif d’une telle sanction a été arrêté par le Conseil d’Etat (arrêt du 13 février 2020 n° 425961).
Au Palais des Sports, jeudi 5 février, Laurence RUFFIN a présenté le projet et la liste complète de 61 membres d’Union de la gauche écologiste et citoyenne, pour le mandat municipal et métropolitain 2006-2033. C’est la première liste qui présente une liste complète.
Le projet a été résumé en 33 propositions pour 2033, regroupées sur les trois axes de la campagne : coopérer, protéger et inventer. « Oui, nous voulons construire Grenoble avec vous, une ville où, ensemble, on vit bien ! Nous rassemblons des Grenoblois·es et des mouvements politiques engagés pour une ville solidaire et écologique. Nous portons une union populaire, ouverte et solide, et nous ouvrons une nouvelle page pour Grenoble. Nous vivons un moment de bascule. Les crises se superposent et l’échelle municipale est décisive. Oui, Grenoble doit protéger et améliorer le quotidien…
Oui, nous proposons un changement de méthode : coopérer et faire ensemble… Oui, nous voulons inventer et préparer demain…
Le sondage commandé par le Dauphiné Libéré réalisé entre le 13 et le 27 janvier 2026, sur les intentions de vote aux municipales, confirme les sondages précédents qui exprimaient une demande de renouvellement de l’équipe municipale dans une ambiance politique générale pessimiste. Il faut être prudent sur les intentions de vote car seulement 388 personnes ont répondu.
Une semaine avant la publication des résultats de ce sondage, les mouvements qui soutiennent la liste d’Union de la gauche écologiste et citoyenne, menée par Laurence Ruffin avaient insisté dans un communiqué sur le danger politique représenté par la liste Carignon et la dispersion des votes de gauche et progressistes et appelaient à la mobilisation pour distancer largement, dès le premier tour la liste du corrompu.
Voici ce communiqué signé par : Les Écologistes, le Parti socialiste, le Parti communiste, Génération·s, L’APRES, le Parti animaliste, l’ADES, le Réseau citoyen de Grenoble, GO Citoyenneté.
Anticor publie ses propositions éthiques et invite l’ensemble des candidats et candidates à les intégrer à leur programme, afin de placer la lutte contre la corruption et l’éthique en politique au cœur des débats. Dans son rapport du 9 décembre 2025, la Cour des comptes alertait sur le désintérêt de l’exécutif pour la lutte contre la corruption et soulignait le rôle clé joué par la société civile et les associations dans ce combat. Anticor partage l’inquiétude exprimée dans ce rapport et s’attache à mettre ce sujet majeur au centre de la campagne pour les élections municipales.
Association de lutte contre la corruption et pour l’éthique en politique fondée en 2002, Anticor s’appuie sur son expertise en la matière pour formuler des propositions ambitieuses à destination des futurs élus des 35 000 communes françaises.
Ce délai est reporté au 5 mars 2026 si vous êtes dans l’une des situations suivantes : jeune de 18 ans n’ayant pas fait le recensement citoyen, déménagement récent, acquisition récente de la nationalité française, droit de vote récemment recouvré.
Pour s’inscrire il faut transmettre plusieurs documents : un justificatif de l’identité (par exemple votre carte nationale d’identité) ; un justificatif de votre lien avec la commune de vote (par exemple votre facture d’électricité comme justificatif de domicile).
Le mouvement politique local de gauche, GO Citoyenneté, a rejoint la liste menée par Laurence RUFFIN.
Dans un communiqué du 24 janvier 2026, GO indique « qu’après avoir rencontré la plupart des listes de la gauche locale, l’Assemblée générale de GO Citoyenneté s’est prononcée à une très large majorité pour rejoindre l’Union de la gauche écologique et citoyenne de OUI Grenoble. Nous rassemblons nos forces autour d’un projet nouveau, à la fois ambitieux, créatif et rigoureux pour Grenoble. Ensemble, nous affirmons des priorités partagées : la jeunesse, la santé, l’éducation populaire, la démocratie partagée et la coopération avec la Métropole. » Dorénavant 9 mouvements de gauche, écologiste et citoyen soutiennent cette liste, ce qui représente la grande majorité des mouvements de gauche implantés localement : les Ecologistes, le Parti socialiste, le Parti Communiste Français, Génération.s, le Parti animaliste, l’Après, l’ADES, le Réseau citoyen de Grenoble et GO citoyenneté. Nos partis et mouvements rejoignent les citoyennes et citoyens qui avec Laurence RUFFIN, animent cette nouvelle liste, et portent un programme améliorant grâce à leur nouveau souffle les politiques municipale et métropolitaine.
Le Rassemblement national entend présenter une liste à l’élection municipale des 15 et 22 mars à Grenoble, menée par Valentin Gabriac : celui-ci a été interviewé le 24 janvier par ActuGrenoble, camouflant totalement sa vraie politique. Pas un seul instant où il dévoile sa véritable appartenance, mais lorsqu’il parle des subventions aux associations déclare : « Il n’y aura pas de baisse générale des subventions sous ma mairie (sic !). En revanche, les associations idéologiques ou militantes qui ne servent pas l’intérêt général, qui ne respectent pas les principes de laïcité, qui encouragent le communautarisme ou qui sont dans des dérives idéologiques woke verront leurs subventions réévaluées, voire supprimées. » Tout le reste est d’un classicisme déroutant où il égrène comme tous les autres candidats : sécurité, propreté, attractivité.
Il est prêt à dialoguer avec deux autres candidats de droite, Carignon et Gerbi : « On sera probablement la première force face à Mme Ruffin au mois de mars. En tout cas, je suis ouvert à un dialogue avec M. Gerbi et M. Carignon. Je pense qu’un dialogue peut être possible, puisqu’il peut y avoir des points de convergence, notamment au niveau de la sécurité et de l’attractivité. »
Ses propositions, comportent beaucoup d’approximations qui démontrent qu’il ne connait rien à la gestion municipale ; mais il n’est pas là pour cela car il prépare pour le RN l’élection présidentielle et son implantation locale qui est limitée à Grenoble.
Le 7 janvier, Laurence Ruffin a présenté ses vœux aux grenoblois·es. La candidate qui mène la liste d’union de la gauche écologiste et citoyenne, « OUI Grenoble 2026 » a souligné son envie de mener campagne à la fois sur le terrain des valeurs, en défendant les valeurs de justice sociale, écologique et démocratique ; et en proposant des améliorations concrètes de la vie quotidienne. Protéger, partager et inventer pour mieux vivre, ensemble, à Grenoble.
Elle a également rappelé sa volonté de créer du lien entre les grenoblois·es, plutôt que d’alimenter la division comme le font certains de ses adversaires politiques.
Les vœux ont été suivi d’une réunion publique sur le thème de la santé à Grenoble, animée par Amandine Germain avec comme invités : Philippe Pichon, médecin généraliste dans un centre de santé associatif. Romain Barnier, médecin généraliste Président de SOS médecins Grenoble. Marine Denis, docteure en droit de l’environnement et directrice d’une association environnementale. Thierry Caron, représentant syndical au Groupement Hospitalier Mutualiste.
Laurence Ruffin, qui conduit la liste d’union de la gauche écologiste et citoyenne à Grenoble et devrait bientôt être la première femme à être maire de la ville, propose de trouver dans « le municipalisme coopératif » une alternative à l’essoufflement démocratique. Cet essoufflement est accéléré par les politiques gouvernementales qui malmènent les collectivités locales depuis des années.
Le 28 novembre 2025, Laurence Ruffin a produit, dans une note de 14 pages, éditée par la fondation Jean Jaurès, une réflexion à ce sujet moment de son parcours où elle quitte la vice-présidence de la Confédération Générale des Scop, pour se consacrer à la campagne électorale à Grenoble. Elle dessine du même coup la nouvelle politique à mettre en place à la métropole.
Le municipalisme municipal dit-elle dessinerait les contours d’un nouvel imaginaire municipal qui restituerait la ville à ses habitants et protègerait les biens communs.
Signalons cette nouvelle importante pour l’élection municipale à Grenoble.
Depuis 2008 des divergences importantes entre la gauche écologiste et citoyenne et le Parti Socialiste (PS) à Grenoble s’étaient développées, alors qu’en 1995 et en 2001 des alliances entre le PS et les écologistes grenoblois s’étaient nouées. Mais en 2008, Michel Destot, maire sortant, décide de s’allier avec des anciens soutiens à Carignon, les écologistes deviennent des opposants déterminés à cette alliance gauche-droite. Plus récemment en 2014 et 2020, le PS Grenoblois avait refusé une alliance avec la liste menée par Eric Piolle.
C’est assez différent aujourd’hui, et répond à une nouvelle situation politique et sociale ; il ne s’agit pas d’un accord tactique mais bien d’une convergence politique sur le projet commun d’une nouvelle équipe autour de Laurence Ruffin, il marque la poursuite d’un long travail sur les axes politiques essentiels. Cette situation dans la ville centre devrait avoir aussi de fortes conséquences sur la future majorité à la métropole, renforçant la coopération intercommunale.
On trouve toutes les informations concernant cette campagne de l’élection municipale à Grenoble sur le site internet https://oui-grenoble.fr/. Il y a un appel à signer si on veut soutenir cette candidature :« Grenoble plus solidaire, écologiste et démocratique, à l’écoute de ses habitant·es : des liens à partager.Pour les élections municipales et métropolitaines 2026, rejoignez une dynamique prête à relever les défis d’aujourd’hui et de demain. », les premiers éléments du nouveau projet pour Grenoble, les nombreuses réunions de travail ou évènements à suivre, les principaux articles de presse sur cette candidature, la liste des organisations politiques qui soutiennent la liste, comment rejoindre la campagne et comment la soutenir…
Le maire de Grenoble, Eric Piolle avait déclaré dès 2014 qu’il ne ferait que 2 mandats. Il fallait donc penser à un nouveau mandat qui ne serait pas un troisième mandat de l’équipe municipale sortante.
L’ADES a très tôt travaillé avec Laurence Ruffin qui a toutes les qualités pour animer une nouvelle équipe municipale de gauche écologiste et citoyenne.
Dans la période politique actuelle qui se traduit par des évolutions politiques rapides minées par un trumpisme ambiant, attisé par les démagogues et revanchards, il était important de connaitre le point de départ d’une nouvelle candidature à la mairie de Grenoble.
Le choix de l’ADES et des autres mouvements politiques avec qui nous travaillons est de rechercher l’union de la gauche, écologiste et citoyenne ouverte à toutes les composantes qui ont évité grâce au Nouveau Front Populaire (NFP), un accès de l’extrême droite au pouvoir après la dissolution de l’Assemblée nationale. L’unité est un puissant facteur de mobilisation mais aussi un espoir pour améliorer le quotidien des habitants.
Il était important pour nous de connaitre une image des rapports de force politiques à Grenoble avec une candidature nouvelle.
Le 21 septembre 2025 les différents mouvements de gauche et écologistes grenoblois : Les Ecologistes, le PCF, l’ADES, le Réseau Citoyen de Grenoble, L’Après, Génération.s et le Parti Animaliste, ont appelé leurs adhérents à voter pour la tête de liste de la gauche et des écologistes à l’élection municipale du 15 et 22 mars 2026.
Une première femme pourrait devenir maire de Grenoble, ce qui serait une décision historique.
Ce vote avait été accepté par l’ensemble des quatre candidates et candidat à la tête de liste, mais seules deux femmes sont restées en lice : Laurence Ruffin et Lucille Lheureux.
Une très forte participation des adhérents a départagé les deux candidates qui s’étaient déclarées pour concourir à la désignation de la tête de liste. Laurence Ruffin a obtenu un score très large, dépassant de beaucoup la moitié des inscrits de ces 7 mouvements de gauche et écologiste, elle est donc choisie et légitimée comme tête de liste.