Mais pourquoi Carignon a-t-il démissionné après sa défaite, juste avant la réunion du premier conseil municipal de ce nouveau mandat ? Pourtant il déclare qu’il va continuer à faire de la politique à Grenoble, alors pourquoi quitter le conseil municipal ?
Il faut rappeler quelques faits qui éclairent cette décision. Lorsque cet ancien maire est poursuivi pour avoir cédé la gestion de l’eau de Grenoble à un grand groupe privé en contrepartie d’avantages financiers personnels très importants, il organise sa défense en refusant de reconnaitre les évidences validées par la justice, au bout de 11 jugements ou arrêts. Il est dans le déni total.
Jamais il n’a accepté cette vérité et il a même durant l’instruction pris à partie les juges en expliquant dans les médias que les juges n’étaient pas élus et que pour lui la seule justice était celle du peuple lors de l’élection. Et s’il a été maintenu 5 mois de plus en détention que la normale, c’est la conséquence de ses attaques contre la justice. Depuis il n’a jamais varié et dès qu’il l’a pu, il a tout fait pour se faire réélire afin de montrer que la justice du peuple l’a lavé de ses condamnations.
Il a tenté de retrouver un poste de député et ce fut un échec cinglant. Il a tout fait pour reprendre le contrôle de la droite grenobloise pour pouvoir manœuvrer à sa guise. C’est ainsi qu’il a bataillé pour se faire réélire dès 2014 à la mairie, mais 9ème sur la liste de droite, il n’a pas été élu. En 2019 il réussit à faire démissionner deux femmes (dont N. Béranger qu’il a remercié en lui offrant la deuxième place sur sa liste de 2026), ce qui lui permet d’être élu et de préparer une liste pour les élections de 2020.
Lors du premier tour de l’élection municipale, Alain Carignon avec 14 182 voix devance Laurence Ruffin de seulement 372 voix (0,7%). La droite avec le renfort de l’extrême droite et du centre droit espérait gagner l’élection, pensant que la grande dispersion des voix de gauche ne permettrait pas à la liste de Laurence Ruffin de l’emporter.
Et pourtant la liste d’union de la gauche l’emporte très largement au 2ème tour avec 6774 voix d’avance (13,2% des exprimés) pour deux raisons : le refus de voir Carignon revenir aux affaires et le réflexe des électeurs de gauche fondamentalement pour l’unité face à la droite et l’extrême droite. Il y a eu un petit supplément de votants au deuxième tour, la participation passant de 60,7% à 61,4%.
Il y a un recul des exprimés au 2ème tour (1077 voix) par rapport au premier tour avec une augmentation sensible des bulletins blancs (de 371 à 1536), ainsi que des nuls (de 178 à 715).
Les 110 conseiller-es communautaires sont maintenant connus. Dans les communes de moins de 1000 habitants, ce sont les maires qui sont désignés et ils représentent donc leur conseil. Par contre les autres ont été élus directement par les votants lors de l’élection municipale, ils ne représentent donc pas directement leur commune mais les électrices et électeurs de leur commune, suivant dans la grande majorité des cas un vote politique, gauche, droite ou extrême droite. D’où cette double réalité de la gouvernance de la Métro : une coopération intercommunale et une réalité politique qu’il ne faut pas gommer.
Voici la répartition politique des 69 conseillers communautaires issus des élections dans les communes où il y a au moins 2 conseillers communautaires : 52 de gauche, 15 de droite et 2 d’extrême droite.
Depuis de long mois, Laurence Ruffin cherchait un accord de toute la gauche locale pour construire une nouvelle majorité afin de rénover la politique municipale et métropolitaine dans une situation financière très difficile pour ces collectivités. Il est dommage que les désaccords nationaux aient empêché localement une telle unité réclamée par les électeurs comme lors du Nouveau Front Populaire qui a empêché l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir après la dissolution. Mais heureusement il y a toujours des idées nouvelles qui permettent de surmonter les divisions. A Grenoble comme dans de nombreuses autres grandes villes il y a eu des accords « techniques » qui permettent de surmonter ces difficultés.
Il n’y a pas eu d’accord politique entre Laurence Ruffin et Allan Brunon de LFI, juste un accord technique. Le programme de la liste OUI Grenoble reste identique à celui du 1er tour. Le seul changement, ce sont 13 personnes de la liste LFI qui sont incluses dans le bulletin de vote de Laurence Ruffin en position éligible, respectant le résultat du premier tour. Ces 13 candidat.es ne demandent pas de modification du programme de OUI Grenoble. Il s’agit simplement d’un appel très concret aux électrices et électeurs de LFI de voter pour la liste qui comprend leurs candidat-es. LFI ne sera pas dans la majorité municipale, ses élu.es ne seront ni adjoint ni conseiller délégué.
Si la gauche l’emporte, il y aura au conseil municipal, un groupe majoritaire et 2 groupes minoritaires, un de gauche et l’autre de droite et d’extrême droite. Mais il y aura assez d’élu-es OUI Grenoble pour avoir toujours la majorité absolue dans le conseil et les minoritaires sont irréconciliables donc ne devraient pas se rejoindre sur des votes importants. C’est une situation de gestion confortable pour l’équipe de Laurence Ruffin et on peut espérer qu’en cours de mandat l’union politique s’élargisse sur les questions concrètes.
Dans la métropole grenobloise 40 communes ont élu leur conseil municipal dès le premier tour. Pour les petites communes (moins de 1000 habitants) les conseils municipaux se réunissent pour élire leur maire qui deviendra alors conseiller communautaire. Les 9 communes qui ont un 2ème tour sont, Domène, Echirolles, Gières, Grenoble, Le Sappey, Meylan, Sassenage, Seyssins et Vif.
Ces communes doivent attendre le 2ème tour le 22 mars pour connaitre leurs conseillers municipaux et leur conseillers communautaires. Il n’est donc pas actuellement possible de connaitre la future répartition politique au conseil métropolitain et quelle pourra être la nouvelle présidence de GAM
A Grenoble il y avait 10 listes, dont trois de droite et d’extrême-droite (Carignon, Gerbi et Gabriac) mais une grande dispersion à gauche, ce qui explique le faible score de Laurence Ruffin par rapport aux attentes et aux estimations. Mais le poids total de la gauche n’a pas baissé.
Globalement il y a un éclatement des électorats et une disparition du macronisme en tant que force politique organisée.
Analyse de la participation, elle baisse nationalement mais augmente nettement à Grenoble.
Une affaire rocambolesque, montée de toutes pièces et utilisée par la liste « Réconcilier Grenoble » pour salir ses adversaires politiques, comme durant les années entre 1983 à 1995. Voici un communiqué dénonçant ces procédés.
Nous avons pris connaissance ce jour des accusations portées par la liste d’Alain Carignon pour « abus de faiblesse » concernant une procuration établie par Mme Thérèse Cohen. Nous rappelons que dans le cadre de la campagne des élections municipales, toutes les listes en présence peuvent proposer d’être contactées afin de répondre aux demandes de procuration pour des électeurs absents le jour du scrutin.
En l’occurrence, l’équipe de campagne « OUI Grenoble » a été saisie par mail le 4 mars 2026 afin d’établir une procuration pour Mme Thérèse Cohen. Comme pour chaque demande de procuration, l’équipe de campagne a demandé la localisation du bureau de vote de Madame, en l’occurrence Painlevé. Thibault Martin, électeur à Painlevé et colistier de « Oui Grenoble », s’est proposé pour porter cette procuration. La procuration de Madame Cohen a ainsi été établie en bonne et due forme, enregistrée et validée à l’Hôtel de Police le 6 mars à 16h52 par Madame Cohen, et confiée à Thibault Martin.
Voici un appel à ne pas voter pour l’ancien maire corrompu qui circule dans la Ville :
Dimanche 15 Mars, lors du premier tour, beaucoup d’habitantes et habitants ont exprimé des attentes, parfois des doutes, parfois une volonté de changement. Cette expression est légitime. Elle honore notre démocratie locale. Dimanche 22 mars, au second tour des élections municipales, il ne s’agit plus seulement d’exprimer un souhait mais aussi d’éviter le pire, d’éviter un retour en arrière dont notre ville a déjà payé lourdement le prix. Les Grenobloises et Grenoblois ont devant eux un choix capital pour l’avenir de Grenoble et plus largement pour l’image et le dynamisme de tout notre territoire.
Nous, électeurs modérés, citoyens attachés à la vie publique locale, membres de la société civile, issus du monde économique, représentants des forces vives du territoire, faisons part de notre vive inquiétude quant au risque d’un retour aux affaires de l’ancien maire de Grenoble, M. Alain Carignon.
Élections municipales 2026 – Les sujets d’éthique publique locale à mettre à l’agenda politique. Une note de l’Observatoire de l’Ethique publique (OEP). À l’heure du renouvellement des équipes municipales de 2026, la question de l’exemplarité des élus et de la transparence de l’action publique devrait s’imposer comme une priorité des agendas politiques locaux. La mandature 2026-2032 doit marquer une rupture avec les pratiques opaques qui alimentent la défiance du citoyen. Il est impératif d’en finir avec les « zones grises » (opacités), les « zones noires » (secrets) et les « zones blanches » (vides juridiques) de notre République locale. L’objet de cette note : énoncer quelques conseils déontologiques, clés en main, à mettre en œuvre au lendemain élections municipales et recenser les principales propositions de L’OEP en matière d’éthique publique locale pour les collectivités qui souhaiteraient aller plus loin.
Comment les maires peuvent réduire les inégalités. Les marges de manœuvre des maires sont réduites en matière de redistribution des revenus. Pourtant, du logement à la petite enfance, leur action a un impact essentiel sur les inégalités. Les communes et les intercommunalités disposent de nombreux instruments d’action pour améliorer la qualité de vie et réduire les inégalités dans des domaines essentiels. Les maires ont de quoi mener des politiques ambitieuses dans ce domaine, grâce aux services pour tous et à la modulation des tarifs en fonction de la situation sociale quand c’est autorisé par la loi.
La pédagogie du raccrochage : une autre voie contre l’échec scolaire. Vingt ans d’innovations pédagogiques et de recherche engagée. La FESPI défend une école publique qui expérimente et questionne ses pratiques. L’objectif de la fédération est de lutter concrètement contre l’échec scolaire et le décrochage. Ici, pas de modèle unique, mais une diversité d’approches et de solutions. Le métier d’enseignant s’y réinvente, grâce au travail d’équipe et réflexion permanente et une meilleure coopération avec des services extérieures, tels que les interventions de services sociaux ou de soins de santé. Dans cet interview, Bruno Robbes et Yves Reuter éclairent cette approche de l’enseignement et développent les contours de « la pédagogie de raccrochage ». La Fédération des établissements scolaires publics innovants (FESPI) célèbre ses 20 ans avec la publication d’un ouvrage.
Dimanche 15 mars, de 8 h à 20 h, les bureaux de vote seront ouverts à Grenoble, les 86 300 électrices et électeurs choisiront entre 10 listes. De ce fait c’est très probable qu’il y ait un deuxième tour le 22 mars.
Les listes ayant obtenu au moins 10% des votes exprimés ont le droit de se maintenir au 2ème tour. Les listes ayant obtenu au moins 5 % des exprimés pourront chercher à fusionner avec une liste ayant fait au moins 10 %. Les responsables des listes décident seuls d’une éventuelle fusion.
Les résultats du 1er tour arriveront pour Grenoble au plus tôt à 22 h le dimanche soir 15 mars et les listes du 2ème tour devront être déposées en préfecture avant le mardi 17 mars à 18 h.
En voici l’introduction pour la ville de Grenoble et la Métropole :
« Oui, nous voulons construire Grenoble avec vous, une ville où, ensemble, on vit bien ! Nous rassemblons des Grenoblois·es et des mouvements politiques engagés pour une ville solidaire et écologique. Nous portons une union populaire, ouverte et solide, et nous ouvrons une nouvelle page pour Grenoble.
Oui, nous proposons un changement de méthode : coopérer et faire ensemble.
Donner du pouvoir d’agir aux citoyen·nes, agent·es, élu·es, associations. De la coopération et de la transversalité au sein de l’administration pour réenchanter la fonction des agent·es qui, au quotidien, font tourner nos services publics. Créer avec les communes voisines un projet politique pour le territoire que nous porterons ensemble pour la Métropole. La coopération contribue au renouveau démocratique. Elle crée de la confiance et du lien. La coopération permet, en période d’austérité financière, et face à des besoins croissants, d’imaginer des moyens d’actions nouveaux.
NOUS VIVONS UN MOMENT DE BASCULE. LES CRISES SE SUPERPOSENT ET L’ÉCHELLE MUNICIPALE EST DÉCISIVE.
Un des candidats au poste de maire pour Grenoble a choisi comme slogan « l’expérience pour sauver Grenoble ». Un communiquant a dû lui souffler ce slogan pour remplacer le slogan précédent : « Réconcilier Grenoble ». Effectivement réconcilier Grenoble ne fonctionnait plus car la campagne de ce candidat de droite était l’agression systématique contre ses concurrents avec matraquages de fakenews, et dignes d’un trump à la française. C’était plutôt la division à outrance que la douce réconciliation.
Alain Carignon a dû se dire qu’il fallait essayer de revenir plus consensuel et qu’il valait mieux vanter ses propres mérites plutôt que de s’occuper de ses adversaires. Effectivement l’avantage des personnes âgées sur les plus jeunes, c’est souvent l’expérience acquise. Et faire oublier l’âge tout de même avancé du candidat (77 ans révolus) qui devrait tenir durant 7 ans de mandat, était peut-être nécessaire.
Mais tout de même, lorsque qu’on présente aux Grenoblois-es l’expérience de Carignon comme avantage, nombre de personnes éclatent de rire en pensant immédiatement à son expérience acquise dans la corruption entre 1983 et 1995 et les dégâts faits dans tous les services publics ainsi qu’aux finances de la Ville de Grenoble. C’est comme si un ancien braqueur d’une banque publique se présentait quelques années plus tard pour diriger la même banque publique, en se revendiquant de l’expérience acquise !
Les propositions de « Oui-Grenoble » pour la sécurité sont détaillées dans une fiche particulière.
La sécurité des citoyen.nes est un droit, et un enjeu central dans notre projet visant à protéger toutes et tous, en particulier les plus vulnérables. Si l’État reste compétent pour les enquêtes devant mener au démantèlement des réseaux, la Ville joue un rôle clé pour coordonner prévention et actions de proximité. Notre politique combinera prévention et sécurité, avec humanité et fermeté : médiation, présence dans les quartiers, interventions dès l’école pour prévenir les violences, le deal et l’usage des drogues. Recruter davantage de policier·es municipaux·ales, renforcer les brigades de quartier de jour comme de nuit permettra de restaurer la confiance et d’assurer une ville plus apaisée.
VERS UN PACTE RÉPUBLICAIN DE SÉCURITÉ LOCALE CRÉER UNE GOUVERNANCE OPÉRATIONNELLE RENFORCÉE : Cellule de coordination animée par la Maire pour une meilleure coordination opérationnelle et un dialogue régulier entre la préfecture, la mairie, le procureur, la police nationale, municipale, les bailleurs sociaux…
OBTENIR DES MOYENS NATIONAUX À LA HAUTEUR DES ENJEUX Demande d’affectation de 100 policiers nationaux (dont des effectifs de police judiciaire) sur la circonscription de Grenoble qui est sous-dotée.
Un tract salutaire est distribué par les mouvements jeunes de la gauche et des écologistes, intitulé « N’oublions pas- Faisons savoir »; il rappelle l’histoire de Carignon durant ses deux mandats de maire de 1983 à 1995, son bilan et se termine par un appel à ne pas lui confier un 3ème mandat de maire. C’est effectivement très sage.
Sur le bilan il est intéressant de noter que durant ses mandats de maire (1983-1995), Grenoble était dans le top des villes les plus sales (en 1989, un classement publié dans l’hebdo « L’évènement du jeudi » place Grenoble comme la 9ème ville la plus sale de France). Et concernant la sécurité : « La Ville est confrontée à de graves problèmes d’insécurité…Agressions tant sur la voie publique que dans les transports en commun, vols, trafics de drogue, les infractions se multiplient et la situation devient difficilement tenable… La Ville de Grenoble ne dispose pas des moyens juridiques et matériels de nature à prévenir et à sanctionner les infractions commises » déclare le 2 juin 1992 au Conseil municipal, Pierre Gascon, premier adjoint d’Alain Carignon. Et il ne faut pas oublier que durant le mandat 2020-2026, 100% des hommes de son groupe politique d’élu.es ont eu affaire avec la justice, Carignon il y a longtemps, Boutafa et Pinel plus récemment.
« Nous, représentant.es d’organisations de jeunesse, n’étions pas né.es en 1995, quand Alain Carignon a terminé son mandat de maire de Grenoble depuis une cellule de prison ; Pourtant, son passage a marqué durablement notre ville ; Ce passé, nous ne l’avons pas vécu, mais nous en avons hérité.
Sur le site internet de la liste d’Union de la gauche écologiste et citoyenne est présenté l’ensemble du programme, les 33 propositions mises en avant et des fiches programmatiques. https://oui-grenoble.fr/le-programme/
« Nous vivons un moment de bascule. Les crises se superposent et ce qui paraissait lointain devient concret : dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, explosion des précarités, montée des peurs et des replis identitaires et défiance démocratique nourrie par les promesses déçues.
Sur ce terreau instable, les populistes d’extrême droite attisent les haines, dressent les uns contre les autres et promettent des réponses simples à des crises complexes. Nous refusons cette voie. Nous, mouvements de gauche, écologistes et citoyen·nes, portons avec enthousiasme une alliance ouverte et populaire, décidée à mettre l’humain et le vivant au centre. Une alliance qui choisit de réduire les inégalités et de réparer ce qui fracture. Une alliance qui dit OUI au commun, OUI à la solidarité, OUI à la justice, OUI à l’espoir, OUI à Grenoble. Nous pensons que ce moment nous invite à faire du collectif une force et nous choisissons ensemble de résister pour protéger les vies, élargir les droits et organiser la transition de façon juste…
Coopérer, protéger, inventer : ce triptyque est notre boussole. Coopérer pour faire ville ensemble. Protéger pour réduire les inégalités et émanciper. Inventer pour ouvrir ensemble de nouveaux chemins. Et que la politique redevienne ce qu’elle doit être : un geste collectif pour rendre la vie plus juste, plus douce, plus belle. Rassemblons-nous et créons une nouvelle histoire !
Les douze partis et mouvements politiques écologistes, de gauche et citoyens tiennent à souligner leur engagement au-delà de leurs différences pour créer une véritable union de très large rassemblement dès le premier tour.
Ensemble nous saisissons la gravité d’un risque de retour des droites alliées à Grenoble qui pourrait détruire les politiques publiques autant que les politiques de transition face aux crises sociales et climatiques. Et ce sont les classes populaires qui en payeraient le prix le plus lourd.
La gauche et les progressistes ont toujours gagné en construisant une large union à la base. Autour de Laurence Ruffin s’est construite une très large union de 12 partis et mouvements de gauche écologistes ainsi que de nombreux.ses citoyen.nes. Il revient aux électrices et électeurs de réaliser dès le premier tour le 15 mars la plus large union. Le danger est grand de revoir la corruption et l’extrême droite reprendre pied à Grenoble.
Laurence Ruffin a une conception de l’action publique fondée sur la coopération et non sur la concurrence à l’extrême. Avec son équipe « OUI Grenoble », elle propose des solutions qui donneront un nouveau souffle à Grenoble et à la Métropole.
Les Ecologistes, Parti Socialiste, Parti Communiste, Génération.s, l’APRES, Parti Animaliste, ADES, Réseau citoyen de Grenoble, GO Citoyenneté, Nouvelle Donne, Les Radicaux de gauche, Debout !
Durant cette campagne électorale on assiste à une inversion des valeurs. Voilà que le candidat de la droite, A. Carignon essaye de se présenter comme un bon gestionnaire ; lui aurait l’expérience et les autres sont des incapables. Pourtant la vérité toute nue indique exactement le contraire. Durant les 12 ans de mandat où il a agi comme maire, il a abimé la plupart des services publics importants de la ville de Grenoble.
« Entre 1983 et 1995 à Grenoble pour les affairistes, les copains, les coquins et les grands groupes privés, c’était le bon temps ! Les travaux publics sont souvent surpayés au profit d’entreprises amies. Les privatisations vont bon train. La Lyonnaise des eaux se voit offrir la gestion du service de l’eau et grâce à la privatisation de la régie Gaz-Électricité, elle devient un actionnaire important de la SEM GEG (dont elle va recevoir d’importants dividendes). La Générale des eaux pénètre les parkings, le traitement des déchets, des opérations d’aménagement, augmente son emprise dans la Compagnie de chauffage. Avec la Lyonnaise des eaux, elle se partage l’usine d’épuration inter communale. Bouygues bénéficie illégalement des études sur le tunnel et espère un moment creuser le tunnel sous Grenoble. Des cadeaux conséquents sont faits, sur l’argent public, à des entreprises pour qu’elles viennent s’implanter à Grenoble. Les entreprises financent généreusement les campagnes électorales. »
Voici quelques exemples parmi la liste impressionnante des malversations dont été victimes la Ville et les usagers des services publics et comment nous avons participé activement à redresser la situation. Il ne faut surtout pas que le corrompu revienne aux affaires car comme il n’a jamais admis ce qu’il a fait, il peut recommencer.
L’Intelligence Artificielle (IA) est un outil important pour des applications utilisées dans les traitements de maladies graves ou pour des améliorations de technologies de recherches en astrophysique ou chimie, etc. Mais lorsque l’IA est mise au service de personnes malveillantes en politique, tout devient plus grave et pernicieux !
Pour cette campagne des municipales 2026 à Grenoble, l’IA est utilisée par des adversaires de Laurence Ruffin, liste « OUI Grenoble », en racontant des histoires du genre : des déchets dans toute la ville, l’obligation du végétarisme dans les cantines, en annonçant une épidémie de leptospirose propagée au bord de l’Isère, ou des poubelles jonchant tous les trottoirs de Grenoble…
Dans les années 80, un politique, P. Langenieux-Villard avait écrit un livre, où on peut lire dans le chapitre VI, page 272 : « En campagne, se faire comprendre » … « la rumeur publique et le meilleur allié ou le pire adversaire d’un homme politique » « 10 à 15 personnes suffisent à propager une rumeur ». « vous n’avez pas à prouver ce qui est dit … la rumeur calomnieuse n’est pas attaquable en justice »…
Sur la liste de droite de Gerbi, Aline Blanc-Tailleur (n°8) a été mise en cause concernant des détournements d’argent dans une association d’élues de l’Isère, quand elle était dans le mouvement de Macron avec Chalas. Ce détournement a été réglé en interne par Natalie Béranger n° 2 sur la liste Carignon et présidente de l’association d’élues. Gerbi a décidé de mettre Aline blanc-Tailleur en retrait de sa campagne. Mais il rajoute qu’elle ne sera pas présente sur une liste au 2ème tour. Mais pour retirer une candidate sur une liste du 2ème tour, il faudrait qu’il y ait fusion avec une autre liste. Gerbi met en cause Béranger et Chalas de ne pas avoir géré cette situation correctement, mais il est aussi coupable de prendre des candidat-es qui ont des passés peu glorieux et son troisième de sa liste, ancien député macroniste était au courant de tout cela et n’a rien dit à sa tête de liste. Ambiance….
Le candidat qui se revendique de son expérience de bon gestionnaire, a été rattrapé par la préfecture qui lui a imposé de redéfinir la décoration des vitrines de sa permanence qui était irrégulière par rapport aux règles d’affichage politique durant une campagne électorale. Comme d’habitude Alain Carignon fait fi des règles de notre République et devra en répondre devant la CNCCFP lorsqu’il déposera son compte de campagne. Il y aura beaucoup à dire sur les nombreuses irrégularités utilisées pour favoriser sa campagne.
Non-cumul des mandats : Laurent Wauquiez joue sur deux tableaux à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, déclarent les élu-es écologistes de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui ont saisi le Conseil constitutionnel concernant un potentiel cumul de mandats de Laurent Wauquiez. Ils lui reprochent de cumuler des fonctions exécutives à la Région en plus de son mandat de député. Il existe un exercice informel de fonctions exécutives par Laurent Wauquiez au sein du conseil régional. Depuis son élection comme député, il continue d’avoir les fonctions et les moyens d’un membre de l’exécutif, sous couvert de son statut de « conseiller spécial » et en dépit du code électoral et de la loi relative au non-cumul des mandats.
Baisse démographique et dynamiques public-privé : vers une ségrégation scolaire accrue dans les grandes villes ? Selon une note de l’Institut des politiques publiques, depuis 2010, la France connaît une baisse marquée de la natalité. Celle-ci entraîne une diminution des effectifs scolaires dans l’élémentaire depuis 2016 et dans le secondaire depuis 2021. Particulièrement prononcé à Paris, ce choc démographique touche aussi le reste du territoire et soulève des enjeux majeurs de répartition des ressources éducatives. Dans les grandes villes, où l’enseignement privé sous contrat – financé à près de 75 % par l’État et les collectivités territoriales – est fortement implanté, la baisse des effectifs tend à déséquilibrer la répartition des élèves entre secteurs public et privé. Faute d’ajustement symétrique des capacités d’accueil, le privé maintient globalement ses effectifs, tandis que le public absorbe l’essentiel de la baisse, ce qui augmente mécaniquement la part du privé. En l’absence de mécanismes de régulation, ces évolutions amplifieront la ségrégation sociale entre établissements scolaires, l’enseignement privé scolarisant majoritairement des élèves issus des catégories sociales les plus favorisées.
Municipales : très peu de communes sans liste et forte augmentation du nombre de femmes candidates. Après la clôture de la période de dépôt des candidatures aux élections municipales, il apparaît que le nombre de communes sans candidats est finalement plus faible, au premier tour, qu’en 2020, malgré le changement de mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants. L’analyse du fichier du ministère permet aussi de découvrir des éléments intéressants sur la parité. À première vue, on pourrait se dire que l’extension de l’obligation de constituer des listes paritaires dans toutes les communes aurait dû conduire à un nombre presque strictement égal d’hommes et de femmes parmi les candidats. Mais ce n’est pas le cas – même si le nombre de femmes candidats a mécaniquement augmenté.
Municipales 2026 – Les Français plébiscitent la santé : France Assos Santé présente ses propositions. Selon une enquête menée par l’association d’usagers France Assos Santé, la santé arrive en tête des attentes vis-à-vis de leur mairie (70 %). L’accès aux soins dans toutes les communes apparaît comme une priorité. Les administrés attendent aussi d’être informé plus clairement sur les actions sanitaires menées localement. France Assos Santé se mobilise pour porter les attentes des Français. C’est l’objet de son manifeste, « La santé : une priorité pour les habitants, un levier d’action pour les maires ». Articulé autour de l’accès aux soins et la promotion d’environnements sains, il se décline en 17 propositions.