Les sans-abri ont droit à un toit

Publié le 11 décembre 2015

evacuation-campementFace à la dégradation des conditions de vie des sans-abris dans l’agglomération des associations poussent un coup de gueule ! Voici leur communiqué :

« Les associations “Romsaction, Secours Catholique de l’Isère et les collectifs Migrants en Isère et Associations Unies Isère-Alerte, en colère, interpellent les pouvoirs publics pour qu’ils prennent leurs responsabilités

  • Les sans-abri ont droit à un toit mais leur situation sur l’agglomération grenobloise ne cesse de se dégrader

Sur le territoire de la Métro, près de 25OO personnes, adultes et enfants ont besoin d’un hébergement, dont 600 vivent dans la rue, dans des campements ou squats de fortune. La réponse actuelle des autorités, c’est l’évacuation des lieux de vie, sans solution ni accompagnement : 12 sites évacués depuis janvier 2015, plus de 800 personnes concernées, dont 50% d’enfants (cf compte rendu de la dernière évacuation le 29 octobre à Echirolles), avec les drames humains qui en résultent, les scolarisations interrompues, les processus d’insertion arrêtés. Comment sera l’hiver ?

  • Au-delà du drame humain, un gâchis financier.

Cette situation inacceptable conduit à un mauvais usage de l’argent public. Une évacuation coûte cher au contribuable. La vie à la rue coûte cher aussi, d’abord pour la santé. Des solutions doivent être trouvées, elles existent.

  • Un projet pilote refusé.

Avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre, nos associations ont proposé d’expérimenter une formule d’hébergement et d’insertion à moindre coût pour les habitants d’un bidonville sur l’agglomération. La Métro a refusé de soutenir ce projet, dans un premier temps encouragé. 

  • Que chacun prenne ses responsabilités.

L’Etat doit dégager les moyens nécessaires – d’abord en réorientant les crédits pour les évacuations – pour respecter le droit à l’hébergement !  Les collectivités locales doivent toutes s’impliquer dans l’amélioration des conditions de vie des familles qui vivent durablement sur leur territoire, la Métro jouant un rôle moteur.
Nous demandons  des bâtiments ou un ou plusieurs terrains viabilisés pour permettre à des familles de se poser pendant l’hiver. Nous sommes également prêts à travailler avec tous les partenaires sur un projet global de plus grande envergure.
En raison de l’absence insupportable de réponses à toutes nos sollicitations nous vous demandons de diffuser au niveau national ces informations sur le traitement indigne, et inégalitaire de la part de l’Etat, des populations en situation précaire dans l’agglomération grenobloise. »

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