
Le conseil municipal de Grenoble du 26 mai 2026 a délibéré dans le but d’assurer plusieurs priorités annoncées. La prévention et l’accès à la santé de tous les enfants scolarisés à Grenoble par adoption de la convention relative aux obligations réciproques du Département de l’Isère et de la Ville de Grenoble. Le droit aux vacances et à la montagne pour toutes et tous, par trois délibérations votées, permettant à de nombreux jeunes enfants de découvrir la montagne. La solidarité internationale, Grenoble débloquant deux fonds pour venir en aide à Madagascar et au Liban. Une école émancipatrice pour tous les enfants via un vœu relatif aux fermetures de classes, où Grenoble réaffirme son attachement au service public national d’éducation, garant de l’égalité des chances, de la mixité sociale et territoriale ainsi que de l’émancipation de tous les enfants. Enfin une délibération concernant les tarifs des équipements culturels, y ajoutant les visites de la Tour Perret a été votée.
Les déchèteries mobiles sont de retour dans l’agglomération. A partir du 23 mai et jusqu’en octobre, des déchèteries mobiles « Flexi » sont organisées sur le territoire métropolitain pour faciliter le tri et la valorisation des déchets. Afin de faciliter la collecte des déchets et de mieux les valoriser, en complément des déchèteries existantes sur le territoire, la Métropole organise chaque année une tournée de déchèteries mobiles et éphémères appelée « Flexi ». L’objectif est de simplifier l’accès pour les particuliers et d’essayer de limiter les dépôts sauvages. Les déchèteries Flexi sont réservées aux particuliers et sont gratuites. Certaines d’entre elles sont accompagnées d’une donnerie, afin de promouvoir le réemploi. A noter, les végétaux, gravats et huiles ne sont pas acceptés.
Duplomb : c’est toujours non ! Une réponse archaïque à une vrai crise agricole. Un communiqué de la Confédération paysanne à propos du déplacement du sénateur Laurent Duplomb le 28 mai en Isère pour présenter son nouveau projet de loi qui ressemble de très près à sa première mouture. Elle avait engendré une pétition citoyenne historique signée par plus de 2 millions de Françaises et Français demandant l’abrogation cette Loi. Malgré cela, M. Duplomb conserve son intention de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » en faisant la part belle au modèle agro-industriel qui empoisonne et précarise par la dette et la vente de productions à perte. Comme il aime à le répéter dans ses interviews, M. Duplomb remet en cause le travail scientifique qui fait consensus contre la réintroduction de pesticides (acétamipride et flupyradifurone) pourtant déjà interdits en France pour des raisons de santé publique. Même si à ce stade, la loi proposée n’en parle pas – nous ne sommes pas dupes – il reviendra sur cette position lors du passage de la loi au Sénat.
Le dispositif Mon Accompagnateur Rénov’ (MAR), géré par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), vise à sécuriser le parcours de rénovation énergétique des ménages en leur apportant un accompagnement technique, administratif et financier, dans le cadre du parcours accompagné de MaPrimeRénov’. Rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2024 pour les rénovations d’ampleur, il a été déployé rapidement et est devenu la clé d’entrée du soutien public à la rénovation énergétique des particuliers. Si ce dispositif a globalement répondu à ses objectifs, sa mise en œuvre présente des imperfections : les procédures d’agrément ont été simplifiées pour soutenir la montée en charge rapide malgré les alertes sur le risque d’agrément d’acteurs indélicats. Les contrôles, qui n’ont pas mis en évidence de fraude massive à ce stade, ont vocation à être renforcés. La Cour recommande en conséquence de mieux associer, dès 2026, les services compétents à la procédure d’agrément et de tirer les conséquences de l’expérimentation en cours sur l’externalisation des contrôles sur place.
Le télétravail a accru la productivité du travail dans les entreprises qui l’ont maintenu après la crise de Covid-19. Une étude de l’INSEE. Depuis la crise sanitaire, le télétravail s’est durablement installé dans les entreprises en France, dans une configuration hybride, fréquemment deux jours en distanciel pour trois en présentiel. Pour les entreprises non financières et hors immobilier, le télétravail est associé à une amélioration modeste mais réelle de la productivité du travail : une hausse de 10 points de la part de télétravailleurs est corrélée à un gain de 0,7 à 1,0 point de pourcentage de croissance de la productivité entre 2019 et 2022. L’effet apparaît nettement dans certaines sociétés : celles qui louaient, avant le Covid-19, des bureaux distincts des autres locaux de production ont davantage recouru au télétravail en 2022 (36 % de télétravailleurs en moyenne, contre 10 % pour les autres). Cette configuration des locaux aurait ainsi facilité la réorganisation du travail à la sortie de la crise sanitaire. Pour ces sociétés, une hausse de 10 points de la part de télétravailleurs conduit à une amélioration de 2,7 points de pourcentage de la croissance de la productivité de 2019 à 2022. Cet accroissement de la productivité dû au télétravail ne s’explique que partiellement par une réduction des surfaces de bureaux louées et par un investissement en équipement informatique. Il pourrait donc aussi refléter chez ces entreprises une organisation des processus de production propice au télétravail. Il est important aussi de noter pour nous militant.es de gauche que l’éparpillement des actifs peut favoriser une désyndicalisation, et plus globalement l’extension d’une relation individualiste au travail et à ses buts. À l’échelle macroéconomique, ces effets positifs peuvent être contrebalancés par les externalités négatives sur des activités comme l’immobilier d’entreprise.
Enquête annuelle « Pour un numérique soutenable ». La consommation électrique des centres de données continue de progresser (+ 38% en 3 ans). Conformément à la mission qui lui est confiée par le législateur de mesurer l’impact environnemental du numérique en France, l’Arcep collecte des indicateurs auprès des acteurs du numérique et restitue ces informations dans une publication : l’enquête annuelle « Pour un numérique soutenable », accompagnée d’une synthèse infographique. L’an passé, la collecte auprès des quatre principaux opérateurs, des fabricants de terminaux et des opérateurs de centres de données avait été enrichie d’indicateurs sur la fabrication d’équipements de réseaux mobiles. Cette cinquième édition intègre une nouvelle catégorie d’équipements : les câbles en fibre optique. Malgré une amélioration de leur efficacité, la consommation d’électricité et les émissions de gaz à effet de serre des centres de données continuent de progresser.
Rapport annuel d’activité de la défenseure des droits.Le 20 mai 2026, la Défenseure des droits a présenté le rapport annuel d’activité 2025 devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale., Claire Hédon a dressé le bilan de l’année écoulée et présenté les atteintes aux droits constatées dans les cinq domaines de compétences de l’institution est recommandations pour y remédier. Une hausse inédite des réclamations et un renoncement aux droits. Comme le révèle le rapport annuel, l’année 2025 a été marquée par une augmentation spectaculaire de l’activité de l’institution. Avec 165 011 réclamations enregistrées, le nombre de saisines a progressé de près de 70 % par rapport à 2020, une hausse qui témoigne d’une dégradation profonde de l’accès aux droits pour les citoyens. La Défenseure des droits est revenue sur un autre phénomène inquiétant : une personne sur quatre déclare avoir renoncé à faire une démarche administrative pour demander un droit auquel elle pouvait prétendre. Ce renoncement n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe d’un parcours du combattant administratif.
Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap (AESH), inclusion : le rapport qui étrille le modèle français. Le Café pédagogique explique que vingt ans après la loi de 2005, le système d’intégration des élèves en situation de handicap traverse une crise profonde. Il a consulté un rapport d’enquête conjoint de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et de l’Inspection Générale de l’Education, du Sport et de la Recharche (IGESR), remis au ministre en janvier 2025 mais non rendu public : ce rapport de 274 pages dresse un constat sévère sur le modèle français de l’école inclusive. Il rejoint celui de la Cour des comptes qui pointait déjà la nécessité de passer du quantitatif au qualitatif. Face à la forte augmentation des besoins et à la précarité des AESH, la mission appelle à rompre avec la « compensation individuelle systématique » pour engager un rééquilibrage urgent vers l’accessibilité pédagogique, et rejette la revendication de création d’un statut de fonctionnaire pour les AESH. Explications de ce rapport qui tombe à pic…
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