
Un communiqué de presse du 22 septembre de la métropole :
Face à l’urgence sociale et à une situation humaine inacceptable, Grenoble Alpes Métropole et les communes du territoire et leurs CCAS se sont mobilisées pour mettre à l’abri près de 150 personnes sans domicile, qui occupaient, depuis novembre 2025, les locaux métropolitains. Pour faire face à cette situation exceptionnelle, la Métropole a mobilisé pendant près de 10 mois des moyens importants et s’est engagée bien au-delà de ses compétences.
Du 19 novembre 2025 au 22 septembre 2026, 150 personnes sans abri, seules ou en famille ont occupé le siège de la Métropole. Face à une situation humaine inacceptable, la collectivité a fait le choix de ne pas détourner le regard et de ne laisser personne à la rue.
Depuis lors, un travail de fond a été mené pour apporter des solutions d’accueil dignes à ces personnes particulièrement vulnérables. Engagée sous le précédent mandat, cette démarche s’est poursuivie depuis le début du mois de mai et l’arrivée du nouvel exécutif métropolitain avec la même détermination : mettre un terme à une situation indigne et permettre à chacune et chacun de retrouver des conditions de vie décentes.
À l’heure actuelle, ces 150 personnes ont été accueillies dans une vingtaine de logements mobilisés grâce à l’engagement de plusieurs acteurs du territoire. Ces logements appartiennent aux communes d’Eybens, Meylan, Pont-de-Claix et Seyssins, à la Métropole, et à l’Établissement Public Foncier Local (EPFL), sur des biens en portage au bénéfice de la Métropole ou des communes, sur Échirolles, Eybens, Gières, Grenoble, La Tronche, Pont-de-Claix, Saint- Égrève, Saint-Martin-d’Hères et Seyssinet-Pariset. Les familles avec enfants ainsi que les femmes enceintes ont naturellement été accueillies en priorité. Plusieurs communes n’ayant pas de capacités d’accueil se sont portées volontaires pour contribuer financièrement.
L’engagement de la Métropole et des communes ne se limite pas à la seule mise à l’abri. L’enjeu est également d’assurer un accompagnement dans la durée, afin de permettre à ces personnes de retrouver une stabilité.
Au-delà des communes, cette chaîne de solidarité a associé également les CCAS et les partenaires associatifs et institutionnels, notamment l’association des bailleurs de l’Isère.
Ces dix derniers mois, la Métropole, aux côtés des communes et de ses partenaires, a ainsi mobilisé des moyens importants, au-delà des compétences qui sont les siennes, pour faire face à une situation exceptionnelle et assurer le relogement dans la dignité des personnes occupantes.
Mots-clefs : hébergement, immigration, métropole, précarité
