La pollution atmosphérique atteint des niveaux inquiétants depuis des semaines. Non, ce ne sont pas les porteurs de particules (exemple Falcon de Longevialle) qui sont visés ici, mais les particules fines émises notamment par les moteurs à combustion (diesel).
Depuis des semaines la pollution atmosphérique pèse lourdement sur la santé des habitants de l’agglomération et au delà.
L’ASCOPARG responsable du suivi de la pollution dans la région grenobloise précise les impacts des particules sur la santé : « Selon leur taille, les particules pénètrent plus ou moins profondément dans l’arbre pulmonaire. Les plus fines peuvent, en se déposant sur les alvéoles pulmonaires, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer la fonction respiratoire. Au long cours, le risque de bronchites chroniques et décès par maladie cardiorespiratoire et par cancer pulmonaire augmente ».
Depuis des années, il est reconnu officiellement que la pollution atmosphérique tue de nombreuses personnes dans l’agglomération et qu’il s’agit d’un grave problème de santé publique (voir notre conférence de presse du 3/6/2005) . Or les pouvoirs publics sont très en retard à ce sujet (voir le plan de protection de l’atmosphère du préfet de l’Isère qui est très insuffisant).
Le graphique ci-dessous indique les résultats des mesures de l’ASCOPARG sur le site de Grenoble (Les Fresnes) durant le mois de novembre 2011. Il y a deux mesures, une pour les particules de tailles inférieures à 10 microns (PM 10) et l’autre pour les particules inférieures à 2,5 micron (qui sont plus dangereuses).
