4,8 millions de “passoires thermiques” en France

Publié le 6 septembre 2020

Un document édité par le Commissariat général au développement durable le 2 septembre, indique qu’il y aurait moins de passoires thermiques qu’estimé précédemment.

Sur 29 millions de résidences principales en 2018, environ 4,8 millions de logements seraient très énergivores, soit 17% du parc, alors que les estimations précédentes les estimaient à 31 %.

Ce rapport s’appuie sur les données des diagnostics de performance énergétique (DPE) collectées par l’Ademe, qui se fondent en particulier sur la consommation énergétique annuelle d’un logement. Les logements énergivores sont ceux classés F et G du DPE. Il y aurait à peine 7% de logements peu énergivores (A et B du DPE), 34% en D et 24 % en E du DPE.

Le document indique qu’en moyenne les logements sociaux sont moins énergivores que la moyenne des logements privés, il n’y a que 7% de logements sociaux en F et G alors que ce sont 18,7 % des logements privés. Il y a plus de logements sociaux rénovés. Se pose la question du financement des rénovations des logements privés très énergivores qui sont habités par des ménages aux revenus souvent faibles.

Les passoires thermiques sont aussi plus nombreuses dans les départements ruraux ou montagneux où il y a davantage de maisons individuelles, de petites surfaces et de bâtiments construits avant 1948.

« L’énergie de chauffage joue un rôle majeur, qui dépend fortement de la manière dont la consommation d’énergie est mesurée. Dans le cadre du DPE actuel, mesuré en énergie primaire, les logements chauffés à l’électricité sont surreprésentés parmi les logements très énergivores. Ils seraient à l’inverse très fortement sous-représentés en cas de hiérarchisation fondée intégralement sur la consommation d’énergie finale. Cette différence s’explique principalement par le fait que la consommation d’énergie primaire inclut la chaleur perdue, pouvant représenter jusqu’à deux tiers de la chaleur produite dans les centrales thermiques (classiques ou nucléaires) lors de la conversion en énergie électrique. La photographie du parc présentée ici a vocation à être actualisée après la réforme programmée du DPE, celle-ci étant susceptible de conduire à une redistribution significative des logements au sein de l’échelle des performances énergétiques. »

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