Archives du 28 janvier 2012

Esplanade, les raisons d’être contre le projet

Publié le 28 janvier 2012

Au conseil municipal du 23 janvier, la majorité municipale a donc voté la création de la Zone d’aménagement concerté (ZAC) et lancé la révision simplifiée du Plan local d’urbanisme (PLU) sur l’Esplanade. Il y a pourtant de nombreuses raisons de s’opposer à ce projet.

  • Comme d’habitude la concertation a été truquée. Malgré de petites évolutions marginales, que les représentants du CCS2 ont découvert en séance, rien n’a changé dans les options fondamentales du projet (nombre de logements, position de la ligne de tram, venelles très étroites…), et toujours rien, silence assourdissant sur le devenir de la foire et des manifestations sous chapiteau, type cirques, etc. Notons l’incapacité de la majorité à proposer une co-construction d’un projet avec les Grenoblois (à part sur le projet des quais). Elle aurait pourtant eu là l’excellente occasion de changer de méthode d’élaboration d’un projet, car rien ne pressait (à part le tram E). Contrairement à ce qui est écrit dans les documents, rien ne s’opposait à ce que la ville  propose divers scénarios sur lesquels les Grenoblois auraient pu travailler (et cela vaut pour l’ensemble des projets d’urbanisme). Lire le reste de cet article »

Démolition du 50 galerie de l’Arlequin

Publié le 28 janvier 2012

A la question du Dauphiné Libéré (19 janvier 2012) “Que pensez-vous de la destruction programmée du 50 galerie de l’Arlequin?” Jean François Parent, urbaniste qui a participé en première ligne à la création de la Villeneuve, répond :

« C’est une opération purement médiatique. Bien sûr tout n’est pas parfait. Il y a des erreurs initiales qu’il s’agit de corriger. Avec l’ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), on va dépenser dix fois plus pour détruire que pour rénover l’ensemble. Je ne parle pas d’une couche de peinture. Mais plutôt d’un travail de fourmis. Rajouter un ascenseur ici, modifier une coursive là, etc. C’est un travail de détails autrement moins spectaculaires qu’une destruction. Pensez vous que le quotidien des habitants du 60 ou du 40 en sera pour autant amélioré ? ».

C’est effectivement la voix de la sagesse. Le coût de la destruction de 65 logements a été fixé à la somme de 4,42 M€ (valeur 2008) par la convention ANRU. Mais le permis de démolir délivré à ACTIS a fixé à 68 le nombre de logements à démolir car certains appartements étaient à cheval sur le 50 et le reste du bâti. Donc le coût réel sera certainement beaucoup plus élevé et tout dépassement sera à la charge d’ACTIS. Cela va coûter très cher au bailleur social puisqu’il doit reloger les locataires et perd 68 loyers sur des dizaines d’années, qui ne lui seront pas remboursés. Comme ce sont les locataires qui à 80 % financent ACTIS, ils paieraient cette démolition qui n’aurait servi à rien. Si cette démolition se faisait, ce serait un pur gaspillage et un mauvais coup porté à ACTIS et à ses locataires, il est encore temps de revenir sur cette décision absurde qui ne servirait à rien. Encore un gaspillage qui pourrait être évité.

Un jugement surprenant

Publié le 28 janvier 2012

Le groupe des élus PS et apparentés à la ville de Grenoble édite régulièrement des brèves envoyées par mel à de nombreux Grenoblois pour les tenir au courant de leur prises de positions sur certains dossier. Dans plusieurs brèves ils ont mis en cause l’ADES et les écologistes, non pas pour nourrir le débat, mais pour déformer sciemment les positions de l’ADES et des écologistes. Nous avions dénoncé ce procédé lorsqu’ils avaient déclaré que les écologistes étaient contre le logement social.

L’ADES a demandé un droit de réponse au président du groupe des élus PS et apparentés, A. Djellal qui a refusé.

L’ADES a donc demandé à la justice de trancher ce point. Une juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Grenoble a produit le jugement suivant :

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Budget municipal 2012, une information peu rigoureuse

Publié le 28 janvier 2012

Nous sommes maintenant habitués à subir des discours sur le budget municipal qui manquent singulièrement de rigueur, que ce soit au moment du vote ou lors des explications aux habitants.

Lors de la première réunion dans les secteurs, le Premier adjoint indique la contrainte qui pèse sur les finances de la ville, contrainte qui se décline en 3 items, en comparaison avec l’année passée :

  • Des recettes en contraction
  • Diminution des dotations de l’Etat
  • Recentrage des partenaires de la ville.

Les deux derniers points sont exacts, mais pas le premier. Regardons cela de plus près :

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Un recteur sans modération

Publié le 28 janvier 2012

L’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen garantit « la libre communication des pensées et de opinions » et en fait un des droits de l’Homme les plus précieux. Cela vaut pour tout citoyen, fonctionnaire compris, mais ce dernier est soumis à une obligation de réserve qui s’impose à tout agent public. Ce petit rappel et mise en perspective pour O. Audéoud, que le recteur d’Académie de Grenoble qu’il est a sûrement oublié. Car c’est bien le haut fonctionnaire, représentant d’une administration d’Etat et non le citoyen qui au cours d’une conférence de presse le 20 janvier dernier, a balayé d’un revers de manche le jugement du Tribunal administratif qui a annulé deux de ses décisions sur le lycée Mounier. C’est l’ancien professeur de droit qui s’est engouffré sans retenue dans le champ politique, avançant l’idée d’un complot, comme souvent quand on est peu sûr de son fait. Ainsi donc, selon lui « l’affaire Mounier, c’est une atteinte fondamentale au service public, ce n’est que l’affaire d’un groupe politique qui veut prendre la mairie de Grenoble aux prochaines élections et emm… la municipalité ». Au-delà de la délicatesse du langage, on appréciera l’argumentaire. Un vrai complot en effet que ces parents, élèves, enseignants et personnels du lycée qui se sont fortement mobilisés et ont tenu courageusement et solidairement dans la durée, non pas pour défendre leurs intérêts et le droit des élèves à rester au lycée Mounier, mais pour se constituer en « groupe politique » afin de « prendre la mairie. » Voilà une réflexion de haute volée qui honore son auteur.

Plus sérieusement, il serait légitime de se demander si l’attitude du recteur est conforme aux intérêts du service public ? Conforme à la dignité des fonctions occupées par l’intéressé ? Et s’il s’est appliqué à lui-même l’obligation de réserve exigée qui est particulièrement forte pour les haut fonctionnaires directement concernés par l’exécution des politiques publiques ? A ces questions, la réponse est évidemment non.

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Plateforme nanosécurité au CEA : pas rassurant du tout

Publié le 28 janvier 2012

Le 13 janvier 2012 a été posé la première pierre de la plateforme « nanosécurité » sur le site du CEA de Grenoble.

Les questions de sécurité liées aux développements dans les nanotechnologies sont très sérieuses et devraient être traitées par des organismes indépendants et non par ceux qui développent ces technologies. Contrairement à de nombreux politiques qui ont participé avec ferveur à la pose de cette première pierre, nous ne sommes pas du tout rassurés par l’implantation au CEA de cette plateforme.

Le directeur du CEA de Grenoble a expliqué que le CEA était en avance sur ces questions de sécurité grâce a sa culture du nucléaire ! Malheureusement ce n’est pas la réalité, la France est très en retard sur de nombreux pays qui ont décidé de développer des programmes de recherche sur ces questions depuis très longtemps et avec des moyens autrement plus sérieux que chez nous.

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Les nouvelles de l’UMP

Publié le 28 janvier 2012

Va-t-on assister sur la 1ère circonscription, a un remake de la division de la droite UMP en 2007, où la concurrence Carigon-Cazenave avait fortement aidé G. Fioraso (PS) à gagner cette circonscription spécialement découpée pour la droite par Ch. Pasqua, expert en la matière ?

Il est probable que le candidat investi par Paris soit le conseiller général de Meylan et président de l’UMP38, Jean-Claude Peyrin. Mais la maire de Meylan, Marie-Christine Tardy qui veut se mettre sur les rangs vient de recevoir le soutien du sénateur UMP, Michel Savin (ex président de l’UMP38) qui ayant des comptes à régler avec ses “amis” de l’UMP38, va présider son comité de soutien. M. Savin a rappelé qu’il a été élu sénateur avec une candidature dissidente…

R. Cazenave (ex-député de la circonscription) demande au président de l’UMP38 l’organisation d’une primaire, voudrait-il se mettre aussi sur les rangs ?

Le 28 janvier l’UMP nationale va délivrer ses investitures, qui devraient être J.Cl. Peyrin sur la 1ère et Nathalie Béranger, conseillère municipale de Grenoble sur la 3ème, celle de M. Destot.