
La Fédération française des Geiq (groupements d’entreprises pour l’insertion et la qualification) publie son observatoire 2026 qui dresse le portrait-robot d’un réseau résilient mais fragilisé par une conjoncture économique défavorable.
Des associations pilotées par des entreprises, voilà ce que sont les Geiq (groupements d’entreprises pour l’insertion et la qualification). Des structures qui se mobilisent pour l’insertion des personnes les plus éloignées de l’emploi en proposant des parcours en alternance via l’apprentissage ou les contrats de professionnalisation. Dans un exercice désormais rituel, la fédération nationale qui les chapote compile chaque année les informations remontant des Geiq eux-mêmes afin de dresser un bilan aussi précis que possible de l’état du réseau. Un réseau « un peu inquiet de la situation économique », reconnaît Francis Levy, son directeur général qui constate que « pour la seconde année consécutive, environ un tiers des Geiq vont clôturer en déficit ».
« Dans un contexte économique marqué par un ralentissement de l’activité dans plusieurs secteurs, le nombre de salariés embauchés, de contrats signés et de parcours accompagnés est en recul », résume pour sa part Christophe Drone, le président de la Fédération française des Geiq, en préambule de l’Observatoire 2026 élaboré à partir des remontées de terrain sur l’année 2025. Si leur nombre continue de progresser, passant de 204 à 207 en un an, la dynamique semble se tasser, explique Francis Levy qui relève concrètement « un peu plus de fermetures et un peu moins de créations ».
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Les 11 Missions Locales de l’Isère ont fait une conférence de presse le 26 février devant le Conseil Départemental de l’Isère (CD38) pour protester contre la diminution de moitié des finances qui leur étaient allouées. Le budget 2016 a décidé la suppression de la subvention de fonctionnement de 700 000 € et de la remplacer par un financement sur appel à projet de 350 000 € ! Le CD38 transforme les Missions locales en prestataire de service au lieu de véritables partenaires du service public. Après la diminution des postes d’éducateurs de rue, cela n’augure rien de bon pour les jeunes de 16 à 25 ans en difficulté. Alors que dans la période actuelle l’action sociale devrait être une grande priorité, la droite départementale préfère augmenter le budget des routes et couper dans les budgets sociaux.
Onze salarié-es de la Régie de quartier voient leur emploi menacé. Un marché de nettoyage jusqu’alors confié à la Régie de quartier n’a pas été retenu par ACTIS à la suite d’une procédure d’appel d’offres. Ce marché était venu à expiration fin 2013. Un nouvel appel d’offres publié début 2014, et pour lequel la commission d’appel d’offres qui s’est tenue fin mars et début avril, n’a pas retenu la candidature de la Régie de Quartier. Selon nos informations, la réponse de la Régie était d’un montant beaucoup plus élevé que le candidat retenu.