Archives du 8 octobre 2011

Création du collectif « Vivre à Grenoble »

Publié le 8 octobre 2011

L’absence de démocratie dans les décisions municipales et les nombreuses opérations immobilières qui livrent la ville aux promoteurs entraînent des réactions de plus en plus vives de nombreux habitants, qui se sont constitués au fil des années en collectifs de quartiers.

Pour renforcer leurs actions, ces collectifs de quartiers ont décidé de se regrouper au niveau de la ville, en créant « Vivre à Grenoble ». L’ADES soutient cette initiative qui veut renforcer la démocratie citoyenne et changer la politique d’urbanisme à Grenoble.

« Vivre à Grenoble » a présenté à la presse, le 6 octobre, sa démarche et le texte constitutif (ci-dessous). D’autres collectifs de quartiers pourront venir renforcer cette initiative.

« Vivre à Grenoble » – Collectif d’habitants agissant dans le domaine de l’urbanisme à Grenoble

Ces trois dernières années, les projets en matière d’urbanisme et d’opérations de logements se multiplient dans de nombreux quartiers de Grenoble :

  • de grands projets avec les ZAC « zones d’aménagements concertés » de l’Esplanade, de Presqu’île et de Flaubert
  • des projets de rénovation urbaine pour les quartiers Mistral et Villeneuve
  • de nombreuses opérations de constructions de logements privés et publics dans le tissu urbain mixte

Plusieurs collectifs d’habitants se sont créés en parallèle aux Unions de Quartier et aux Conseils Consultatif de Secteur (CCS), pour défendre l’avis des habitants et faire des propositions pour amender les projets de la Mairie et de ses divers opérateurs :

Lire le reste de cet article »

Lycée Mounier, le CA fait de la résistance…

Publié le 8 octobre 2011

Le Conseil d’Administration (CA) du lycée Mounier qui s’est réuni le 3 octobre 2011 a décidé de ré-ouvrir dans le bâtiment D la salle de musique, l’infirmerie et le bureau de l’Assistante Sociale qui ont été fermés illégalement par le Président de la Région. Cette décision a été prise au vu du dernier rapport d’expertise démontrant qu’il n’y avait aucune indication mettant en cause la sécurité dans ce bâtiment contrairement aux affirmations du Président de la Région relayées par le Recteur et le maire de Grenoble. Ce dernier n’a d’ailleurs pris aucun arrêté de péril justifiant l'”arrêt de l’exploitation” de ce bâtiment. Le CA a pris cette décision devant les conditions de travail très difficiles des personnels dans les constructions modulaires mises en place dans la cour (pas d’isolation phonique, ni thermique, aucune confidentialité des entretiens…).

Par ailleurs, le CA a été informé d’une étude de la Région pour faire fonctionner entièrement le lycée dans des constructions modulaires provisoires avec 300 élèves dès la rentrée 2013 ! En effet, la Région envisage de reconstruire le lycée sur les bâtiments actuels et en particulier en façade sur l’avenue Marcelin Berthelot, alors que toutes les opérations de démolition-reconstruction de bâtiments scolaires sur l’agglomération ont eu lieu sur les espaces disponibles avec maintien des cours dans les anciens bâtiments pendant les travaux. A Mounier, il y a toute la place pour reconstruire complètement le lycée tout en en maintenant le fonctionnement dans les bâtiments actuels.

Après avoir subi le départ de la cantine sur Guynemer, de l’internat vers Roger Deschaux à Sassenage faudra-t-il encore continuer à faire payer ainsi la résistance des Mounier ?

A Grenoble, c’est la vie étudiante que l’on assassine !

Publié le 8 octobre 2011

L’avenir d’EVE, l’Espace Vie Etudiante du campus, est menacé. Voici un communiqué du syndicat étudiant « FacVerte Grenoble » du 3 octobre 2011 qui tire le signal d’alarme :

« Le vendredi 30 septembre 2011, le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur « Université de Grenoble », en charge de la vie étudiante, a annoncé aux représentants de l’association Éponyme, délégataire du bâtiment EVE, leur intention de ne pas renouveler la délégation de service publique dont bénéficie le bâtiment lorsqu’elle arrivera à son terme au mois de février 2012. En échange, le PRES propose une externalisation de la gestion, partagée entre ses services et le CROUS, sans apporter beaucoup plus de détails.

Depuis 2003 et l’ouverture du bâtiment, la gestion de l’association Éponyme a fait la preuve de son sérieux et de ses capacités à assurer un fonctionnement durable du bâtiment. En annonçant la non-reconduction de la délégation de service publique, le PRES « université de Grenoble » sonne le glas de l’idéal de gestion par les étudiants pour les étudiants porté dès le début par l’association Éponyme.

En 8 ans, les usagers, associations et étudiants, ont transformé le bâtiment en un lieu de vie central sur le campus permettant un formidable développement de la vie étudiante, culturelle et associative. L’organisation déployée permet au quotidien la coordination entre l’ensemble des associations du campus grenoblois, qui bénéficiaient ainsi d’un véritable lieu de rencontre et de soutien.

Lire le reste de cet article »

Maîtres d’hôtel

Publié le 8 octobre 2011

C’est au fil des délibérations d’un conseil municipal que l’on peut mesurer l’entêtement de la majorité à densifier à outrance et à rester sourde aux observations des habitants. Qui a souhaité la construction d’un hôtel 4 étoiles à Hoche sur l’emplacement destiné initialement à « un équipement public structurant » ? Personne, et encore moins les professionnels qui estiment la capacité hôtelière de la ville largement suffisante. Mais la majorité persiste et J. Chiron a présenté une délibération sur ce projet, en lieu et place de Ph. Falcon de Longevialle et G. Fioraso, absents. Chargé de la réalisation de cet hôtel haut de gamme, la SAS Vinci Immobilier avait dans un premier temps choisi le groupe hôtelier « Radisson » qui a finalement jeté l’éponge sans que l’on en connaisse les raisons.

L’objet de la délibération consistait donc à faire approuver la désignation du nouveau bénéficiaire, à savoir le groupe OKKO Hôtels. Né de l’association de deux retraités du groupe hôtelier ACCOR, qui lancent conjointement dès janvier 2012 la marque ELKO (ces deux sociétés sont toutes récentes et n’ont pour l’heure aucune réalisation à leur actif). OKKO se consacre au haut de gamme et ELKO au produit d’hôtels low-coast. Pour l’heure il n’existe que 2 projets OKKO, l’un à Nantes pour un hôtel de 80 chambres que doit réaliser… Eiffage, et dont l’ouverture est prévue en juin 2013, l’autre à Grenoble, avec 138 ou 147 chambres, à réaliser par Vinci pour une livraison envisagée fin 2013. Apparemment il ne semble pas y avoir d’interrogations sur l’éventuelle fragilité d’une telle opération, dans un contexte économique incertain où les alliances entre les groupes privés se font et se défont sur le dos des collectivités publiques. Et ce n’est sûrement pas J. Chiron qui serait taraudé par le doute puisqu’il affirme « c’est comme ça que la ville va de l’avant ». En effet, elle va de l’avant, en klaxonnant, dans un mur de béton.

Un recteur pas très académique

Publié le 8 octobre 2011

Oulan-Bator à environ 20 000km de Grenoble, capitale de la Mongolie, 1 million d’habitants. C’est dans la plus grande ville de ce pays que le recteur d’académie de Grenoble rêve d’ « expédier » certains enseignants Français.

Alors que C. Forestier administrateur du Conservatoire national des arts et métiers lui remettait les insignes de commandeur de l’Ordre des Palmes Académiques, c’est le moment choisi par O. Audéoud pour faire la déclaration suivante, rapportée par le quotidien régional : « …j’accorde beaucoup d’importance au respect de nos principes fondamentaux : nous accueillons tous les élèves sans exception, nous maintenons notre tissu éducatif même si parfois j’aimerais bien expédier certains enseignants à Oulan Bator plutôt que de les voir mettre des poubelles devant les établissements… » Les habitants de la capitale mongole apprécieraient sûrement le niveau de cette déclaration et surtout le mépris d’un haut fonctionnaire de la République Française. Quant aux enseignants, qui, ces dernières années essuient les pires affronts, ils peuvent mesurer, si besoin était, en quelle estime les tient leur administration à travers O. Audéoud. Comme de nombreux récipiendaires de médailles en tout genre remises ces derniers temps, le recteur de l’académie de Grenoble a bien mérité une telle distinction, qui vient comme en apothéose, après l’opération avortée de démantèlement du lycée Mounier, menée de concert avec le Président de Région et le maire de Grenoble depuis plus d’ un an.

Mais cette déclaration du recteur Audéoud n’est pas seulement insupportable pour les habitants d’Oulan-Bator et pour les enseignants. La section académique du SNES a fait un communiqué de presse et alerte l’ambassade de Mongolie pour ces propos désobligeants pour la ville d’Oulan-Bator. De même cette lettre ouverte d’un proviseur honoraire officier de l’ordre des Palmes Académiques :

Lire le reste de cet article »

Négawatt : un scénario d’avenir énergétique à 100% d’énergies renouvelables

Publié le 8 octobre 2011

Le nouveau scénario Négawatt a été rendu public le 29 septembre. À l’instar de travaux menés dans d’autres pays, notamment dans l’Union européenne, par des experts privés ou institutionnels sur des scénarii de transition énergétique « 100% renouvelables », l’association Négawatt s’est lancée, à l’automne 2010, dans élaboration d’un nouveau scénario, approfondissant la méthode et l’ambition du précédent.

Ce nouveau scénario répond à plusieurs objectifs :

  • montrer qu’une société dite « développée » peut subvenir à ses besoins en diminuant considérablement l’utilisation d’énergies fossiles et nucléaire.
  • proposer des mesures concrètes permettant une réelle transition énergétique
  • apporter une contribution technique au débat sur la politique énergétique de la France.

De profondes améliorations du scénario ont donc été apportées, visant à :

  • actualiser toutes les données statistiques (consommations de biens et d’énergie, évolution de la démographie…)
  • réaliser un travail plus poussé sur l’industrie (vers l’écologie industrielle et l’économie circulaire)
  • intégrer une prospective sur le lien entre urbanisme et mobilité sur 2020-2050
  • coupler ce scénario avec le scénario « AFTERRES » sur alimentation – agriculture et usages des sols, en cours de réalisation par l’association SOLAGRO
  • intégrer une modélisation en puissance sur l’électricité (équilibre offre-demande sur les énergies renouvelables variables : éolien et photovoltaïque)
  • développer des politiques et mesures permettant d’initier sa réalisation

Voir sur le site internet : http://www.negawatt.org/scenario-negawatt-2011-p46.html

A noter : Vincent Fristot, porte parole de l’association négaWatt, participera au débat “Sortir du Nucléaire – pourquoi ? Comment ?” organisé à Meylan, Salle Décibelledonne le 20/10/11 à 20h30.