Archives pour le mot-clef ‘ens. supérieur et recherche’

Etude Mobilair : agir pour améliorer la qualité de l’air

Publié le 3 septembre 2021

Menée par l’Université Grenoble Alpes, la vaste étude « Mobilair » démontre qu’il est possible de réduire drastiquement la pollution aux particules fines dans la cuvette, à condition de mener conjointement une diminution d’un tiers des déplacements en voiture et de changer l’intégralité des systèmes de chauffage au bois.

Il s’agit d’une vaste évaluation interdisciplinaire liant environnement, économie, chimie et santé en soutien aux politiques publiques. La partie de l’étude effectuée pour la métropole a été présentée aux maires de l’agglomération le 15 juin 2021 par Mme Sandrine Mathy (CNRS, GAEL) et M. Rémy Slama (INSERM, IAB). Ils ont rappelé que chaque année 145 personnes meurent prématurément dans la Métro du fait de la pollution aux particules fines.

Mobilair regroupe sept laboratoires de l’université Grenoble Alpes depuis plus de 3 ans, elle s’est fixée sur un objectif ambitieux : diminuer de 67% d’ici 2030 la mortalité due aux particules fines.

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Le changement climatique entraîne une augmentation des conditions météorologiques extrêmes

Publié le 3 septembre 2021

Voilà un nouveau rapport scientifique qui confirme et qui démontre que le dérèglement climatique entraine et entrainera de plus en plus de catastrophes dans le monde entier.

Diffusé le 31 août 2021, le rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) explique qu’une catastrophe d’origine météorologique, climatique ou hydrologique a été enregistrée en moyenne par jour au cours des 50 dernières années, entraînant quotidiennement le décès de 115 personnes et des dégâts se chiffrant à 202 millions de dollars.

Le nombre de catastrophes a été multiplié par cinq durant cette période de 50 ans, sous l’effet du changement climatique et de la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes. Grâce à une amélioration des systèmes d’alerte précoce et de la gestion des catastrophes, ces catastrophes ont entraîné presque trois fois moins de décès.

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Les scientifiques du GIEC : « Le changement climatique s’accélère et s’intensifie »

Publié le 28 août 2021

Le 9 août 2021, le GIEC a rendu un nouveau pré-rapport très inquiétant sur l’avenir du changement climatique. Il explique que si des réductions immédiates, rapides et massives d’émissions de gaz à effet de serre ne sont pas actées, la limitation d’augmentation de températures de 1,5°C ou même de 2°C ne pourront pas être atteint.

Pour la première fois les 195 gouvernements se sont mis d’accord pour affirmer que ce sont bien les activités humaines qui sont responsables du réchauffement climatique, il s’agit d’une certitude scientifiquement prouvée. Le GIEC avertit qu’il reste à peine vingt ans pour limiter le pire.

Voici des extraits du communiqué du 9 août sur le changement climatique généralisé et rapide, d’intensité croissante :  IPCC_WGI-AR6-Press-Release_fr.pdf

« Les scientifiques observent l’évolution du climat dans toutes les régions de la planète et dans l’ensemble du système climatique, selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié aujourd’hui. Nombre des changements relevés sont sans précédent depuis des milliers, voire des centaines de milliers d’années, et certains phénomènes déjà en cours – comme l’élévation continue du niveau de la mer – sont irréversibles sur des centaines ou des milliers d’années. Toutefois, des réductions fortes et soutenues des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre limiteraient le changement climatique. Alors que la qualité de l’air en bénéficierait rapidement, la stabilisation des températures mondiales pourrait prendre 20 à 30 ans, selon le rapport du Groupe de travail I du GIEC intitulé Changement climatique 2021 : les éléments scientifiques…

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Une évaluation scientifique désavoue « Parler Bambin »

Publié le 16 juillet 2021

L’Institut des Politiques Publiques (IPP) vient de rendre publique l’évaluation à grande échelle du programme Parler Bambin menée par les laboratoires J-PAL (Ecole d’économie de Paris – ENS) et Dynamique du Langage (Lyon II). 94 crèches, plus de 1000 professionnelles de la petite enfance et familles parmi les plus précaires ont participé à ce rigoureux protocole d’évaluation, afin d’estimer les effets de la méthode à court et plus long terme.

Ces dernières années, Parler Bambin était soutenu à fond par O. Noblecourt qui pensait avoir trouvé la pierre philosophale, c’est raté. Alors que l’ANSA, porteuse du projet, comptait sur cette étude d’envergure pour booster l’implantation du dispositif, le rapport conclue que « PARLER Bambin ne semble pas avoir d’effet sur le développement langagier des enfants mais produit un léger impact positif à court terme sur leur développement socio-affectif (…) Cet effet ne se maintient pas à long terme. » Du côté de la formation, « les professionnelles des crèches formées à PARLER Bambin adoptent de façon plus systématique les postures et les stratégies qui favorisent des interactions langagières riches et plus stimulantes avec les enfants. Cependant cette évolution ne semble pas affecter leur développement langagier à court terme comme à moyen terme. » 

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Le bilan du crédit d’impôt recherche : pas reluisant

Publié le 25 juin 2021

Avec une enveloppe annuelle de plus de 6 milliards d’euros par an, le crédit d’impôt recherche est devenu la deuxième plus grande niche fiscale. Un rapport de France Stratégie tente d’évaluer son efficacité.

La Commission nationale d’évaluation des politiques d’innovation (CNEPI) a réalisé en juin une étude intitulée : « Évaluation du crédit d’impôt recherche ».

Voici l’analyse qu’en fait Alternatives Économiques :

« Estimer précisément les effets d’une politique publique est un exercice délicat, mais concernant le crédit d’impôt recherche (CIR), c’est déjà trouver son effet qui s’avère complexe. Le CIR est devenu au fil des années un outil de politique publique majeur et coûteux. Depuis qu’il a été renforcé en 2008, il n’a cessé de faire l’objet de critiques régulières. Les rapports se sont succédé sans que l’on puisse pousser de cocoricos en matière de recherche et développement (R&D).

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Mobiliscope, décrit l’évolution de la population d’une ville au fil de la journée

Publié le 16 avril 2021

Une équipe du CNRS, a mis en ligne le 7 avril la nouvelle version du « Mobiliscope » qui intègre 49 agglomérations françaises, dont Grenoble. Il permet de suivre visuellement l’évolution de la composition sociale d’une ville ou d’un quartier au cours de la journée à partir des données de déplacement du Cerema,

« LES POPULATIONS PRÉSENTES ET LEURS MOBILITÉS AU COURS DE LA JOURNÉE

Les habitants d’une ville ne sont pas immobiles. Leurs déplacements quotidiens occasionnent des modifications dans l’organisation sociale et spatiale des villes.

Le Mobiliscope est un outil de géovisualisation qui donne à voir l’évolution de la population présente dans les villes françaises et canadiennes au cours des 24 heures de la journée. Il permet ainsi d’étudier les changements de composition sociale des quartiers au fil des heures…

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Feu CICE… Encore de l’argent public distribué sans contreparties

Publié le 25 septembre 2020
centre de recherche

Remplacé depuis le 1er janvier 2019 le fameux Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) mis en place par le gouvernement de F. Hollande au 1er janvier 2013, est évalué régulièrement par de nombreux rapports depuis sa création.

France Stratégie, organisme gouvernemental, mène depuis quelques années une évaluation du CICE, notamment en nombre de créations d’emplois qui était l’objectif initial du gouvernement Hollande.

Il ressort de toutes les études menées que les objectifs en matière de créations de postes de ce dispositif n’ont pas été atteints.

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Un bel exemple d’escroquerie intellectuelle, l’article de The Lancet sur l’hydroxychloroquine

Publié le 12 juin 2020

Le 22 mai 2020, la revue scientifique internationale The Lancet publiait une étude suggérant une inefficacité et même une nocivité de l’hydroxychloroquine pour soigner les malades du coronavirus.

Immédiatement les médias s’en sont emparés et malgré des réactions et interrogations de certains scientifiques sur la qualité de l’étude qui leur paraissait très discutable, les responsables des services de santé et l’OMS ont bloqué les essais en cours sur les effets de ce médicament sur le Covid-19.

Dès le 23 mai, face à la pression médiatique, le ministre de la Santé, Olivier Véran, annonce qu’il demande un avis sur ce sujet au HCSP (Haut conseil en santé publique). Ce dernier répond le lendemain s’appuyant notamment sur l’article de The Lancet en déclarant: « Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le Covid-19 quelle que soit la gravité de l’infection… Le HCSP recommande : de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine (seule ou associée à un macrolide) dans le traitement du Covid-19 ».

Heureusement des critiques de scientifiques concernant l’article de The Lancet se développent obligeant certains des auteurs de l’article à retirer leur signature contraignant l’éditeur à retirer la publication. Il s’avère au fur et à mesure des critiques adressées à l’article qu’il s’agit d’une manipulation qui profite à des intérêts privés.

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Les combustions de fuels fossiles dues aux activités humaines ont été largement sous-estimées

Publié le 15 mai 2020

C’est la conclusion d’un article récent dans « Nature » d’une collaboration scientifique internationale dans laquelle des chercheurs grenoblois de l’Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE) ont participé activement.

L’IGE est une unité mixte de recherche du CNRS, de Grenoble INP, de l’IRD et de l’Université Grenoble Alpes.  « L’IGE mène des recherches sur le climat, le cycle de l’eau, la cryosphère et les environnements naturels et anthropisés. Ces recherches visent à mieux comprendre les processus qui régissent le fonctionnement des différents environnements géophysique. »

Grâce à la détection du carbone 14 (période radioactive d’environ 5700 ans) dans des glaces du Groenland, les chercheurs concluent que la quantité de méthane (puissant gaz à effet de serre) émise vers l’atmosphère par les combustions de fuels fossiles dues aux activités humaines a été jusqu’à maintenant largement sous-estimée. Et comme le méthane a une durée de vie dans l’atmosphère d’environ neuf ans seulement, les chercheurs estiment qu’une réduction des émissions humaines de méthane pourrait avoir un impact rapide sur les concentrations atmosphériques de ce gaz à effet de serre.

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EpiCOV : une grande enquête épidémiologique

Publié le 1 mai 2020

La direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) des ministères sociaux et l’Inserm lancent une enquête épidémiologique de grande ampleur : « EpiCOV ». Il s’agit de connaître le statut immunitaire de la population pour guider la décision publique. Cette enquête associe également d’autres acteurs de la statistique et de la santé publique : l’Insee, Santé publique France, le CNRS, l’Ined (Institut national d’études démographiques) et l’Université Paris-Saclay.

L’étude va porter sur un échantillon représentatif de 200.000 personnes volontaires. Il s’agit de fournir une cartographie du statut immunitaire de la population et de sa dynamique, sur l’ensemble du territoire. Cela quantifiera la part de personnes exposées et documentera les effets de l’épidémie sur les conditions de vie. Les collectivités pourront avoir accès aux résultats les concernant.

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Plus de 60 000 morts auraient été évités en France grâce au confinement

Publié le 24 avril 2020

Une équipe d’épidémiologistes de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) ont simulés l’effet de l’épidémie en France s’il n’y avait pas eu la mise en place du confinement. Ils ont estimé l’impact durant un mois de cette mesure sur le nombre de décès évités qu’ils chiffrent à 61 739 à l’hôpital seul…

Les épidémiologistes estiment que près de 23 pour cent de l’ensemble de la population, soit 14,8 millions de personnes, auraient été infectés par le virus le 19 avril si le pays n’avait pas introduit les mesures strictes de confinement un mois auparavant.

L’étude a estimé que les mesures empêchaient environ 590 000 hospitalisations et plus de 140 000 admissions aux soins intensifs à travers le pays nécessitant plus de 100 000 lits de réanimation. Rien qu’en Ile-de-France, plus de 30 000 lits auraient été nécessaires. Ce qui aurait submergé le système hospitalier en quelques semaines.

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Première chronologie de l’émergence du Covid-19

Publié le 27 mars 2020

Pascal Marichalar est chercheur au CNRS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux). Il étudie de manière sociologique et historique les questions de santé, de travail, d’environnement et de justice. Il vient de publier le 25 mars un article intitulé « Savoir et prévoir – Première chronologie de l’émergence du Covid-19 » à partir de la lecture attentive du journal « Science » et des déclarations de l’OMS. Cet article va donner des précisions utiles à celles et ceux qui font actuellement des recours contre le gouvernement.

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Gratuité de l’enseignement supérieur réaffirmée par le conseil Constitutionnel

Publié le 18 octobre 2019

Suite à l’augmentation scandaleuse des droits d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers, des associations d’étudiants ont déposé une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) en estimant que cette augmentation violait le préambule de la Constitution de 1946 qui fait partie du bloc constitutionnel.

Le 11 octobre 2019, le Conseil constitutionnel leur donne raison sur le fond en rappelant « que l’exigence constitutionnelle de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public. Cette exigence ne fait pas obstacle, pour ce degré d’enseignement, à ce que des droits d’inscription modiques soient perçus en tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiants. »

Voici des extraits de la décision du Conseil :

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La pollution atmosphérique amplifie le risque de dépression

Publié le 22 février 2019

Pollution depuis Le SappeyAutant on connaissait les atteintes à la santé de la pollution atmosphérique et leurs conséquences sur l’amplification des maladies respiratoires, cardio-vasculaires, notamment pour les plus fragiles, mais c’était moins connu que cela entrainerait aussi des troubles liés à l’atteinte du système nerveux.

Depuis quelques années, des publications scientifiques indiquent que les particules très fines PM 2,5 (inférieures à 2,5 microns de diamètre) pénètrent dans le cerveau et sont susceptible de créer des inflammations et entrainer des troubles psychologiques et des dépressions.

En 2017 des chercheurs chinois ont étudié l’impact de la pollution atmosphérique sur 24 000 individus, voilà ce que déclarait un des chercheurs à ce sujet :

« Des critères à la fois physiologiques et psychologiques peuvent expliquer ce lien entre la pollution atmosphérique et la maladie mentale. À court terme, la pollution de l’air cause plus de problèmes mentaux à travers des maux de tête, des irritations oculaires, des troubles de l’attention et de la fatigue. Sur le long terme, les particules fines pénétrant le cerveau sont susceptibles d’affecter directement les échanges neuronaux, la structure et les fonctions du cerveau. En plus de cela, certains polluants, comme le monoxyde de carbone, peuvent inhiber les capacités du corps à libérer de l’oxygène, et donc affecter la santé mentale »

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Sciences en bobines

Publié le 25 septembre 2015

Sciences-en-BobinesLa Fondation Sciences Citoyenne organise sa 11ème édition de « Sciences en bobines. »

Les savoirs scientifiques et techniques ne sont pas neutres. Ils sont construits par les hommes et sont soumis, comme toute création humaine, à des enjeux politiques, économiques et sociaux. Ainsi, ceux qui affirment que les sciences sont « naturellement » porteuses de bonheur et de progrès ne visent qu’à museler la critique et à conforter leur propre pouvoir. Les crises et les scandales sanitaires, écologiques, économiques et humanitaires qui se multiplient révèlent le visage d’une science soumise aux intérêts des lobbys industriels et financiers. La Fondation Sciences Citoyennes juge essentiel de mettre en évidence une autre approche : celle d’une recherche désireuse d’affronter les grands défis de nos sociétés, de dialoguer avec des savoirs autrefois dévalorisés et la parole de citoyens qui revendiquent leur droit à participer aux choix scientifiques et technologiques qui conditionnent leur avenir.

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Agenda : le maire passe son grand oral…

Publié le 17 avril 2015

grand-oralSciences Po Grenoble et la Ville de Grenoble organisent le premier Grand Oral d’Eric Piolle un an après son élection en tant que Maire de Grenoble.

Mardi 21 avril 2015 à 19 h au Théâtre municipal de Grenoble, rue Hector Berlioz.

Entrée libre et gratuite.

Une initiative positive de la Faculté de droit de Grenoble

Publié le 13 mars 2015

faculte-droit-GrenobleLa Faculté de droit de Grenoble innove en organisant des débats ouverts sur des sujets d’actualité. A l’initiative de jeunes professeurs diverses réunions ont lieu soit en ville soit à la faculté.

Le Centre de Recherches Juridiques organise depuis plusieurs mois, des conférences-débat en ville sur des sujets d’actualité. La première séance avait pour thème les sondages politiques avec comme témoin R. Avrillier qui a mis en cause les sondages de l’Elysée. La deuxième conférence traitait de la métropolisation avec Eric Piolle et le 18 mars à 18 h 30 à la Maison du tourisme ce sera la présentation des élections départementales (sans témoin politique, vu la campagne en cours).

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Grenoble-Alpes Métropole : une agglomération jeune, spécialisée dans les activités scientifiques

Publié le 13 février 2015

logo inseeL’INSEE a produit une étude en octobre 2014 (Insee Analyses Rhône-Alpes N° 06) sur la Métro. En résumé : deuxième agglomération rhônalpine, Grenoble-Alpes Métropole représente 7 % de la population régionale et 36 % de celle de l’Isère. Son rayonnement scientifique et universitaire attire de nombreux étudiants, ainsi qu’une population d’actifs jeunes et diplômés. Avec 220 000 emplois, la métropole est le principal pôle d’emploi du département. Le chômage y reste toutefois élevé même s’il progresse moins vite qu’ailleurs. Du fait d’un mouvement de périurbanisation qui s’amplifie, la croissance démographique du territoire est faible.

En voici quelques extraits. Pour lire l’étude complète voir ici.

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Nano 2017 et les collectivités locales

Publié le 9 janvier 2015

STMicro CrollesEst-ce aux collectivités locales de participer à des recherches et développement (R&D) de hautes technologies développées au niveau international, lieu d’une concurrence féroce ? Pour nous la réponse est clairement non et nous l’exprimons depuis des années. La ville de Grenoble vient enfin de décider de ne plus financer de telles R&D. Par contre la Métro a encore voté 10 M€ de participation pour le programme Nano 2017. Mais il s’agit tout de même d’un net recul par rapport à la décision prise par l’ancienne majorité de la Métro fin 2013 qui s’était engagée pour 25 M€ et surtout cette fois, l’aide va à la recherche publique ce qui assure que les équipements achetés resteront localement en cas de délocalisation de l’industriel. Lentement, mais surement l’évolution va dans le bon sens et on peut espérer qu’à l’avenir la Métro et les autres collectivités se contenteront d’intervenir seulement pour aider les entreprises à s’implanter dans de bonnes conditions et laisser à l’Etat et à l’Europe le soin de participer à des aides pour des R&D de niveau international. Pour les éventuelles aides publiques des collectivités locales aux entreprises, la règle devrait être de n’engager des fonds public que s’il y a clairement des contreparties précisément définies et vérifiables avec des retours financiers en cas de réussite de l’opération soutenue, ou un partage de la propriété industrielle.

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Vous avez dit conflit d’intérêts

Publié le 12 décembre 2014

STMicro CrollesOn trouve des choses intéressantes dans le projet de loi de finances rectificative pour 2014 qui coupe ou ouvre des crédits dans de multiples postes. M. Bisiou maître de conférences et vice-président du conseil d’administration de l’université Paul Valéry Montpellier 3, indique sur son blog que le projet transfère une somme de 274 M€ vers le programme Nano 2017, somme prise essentiellement sur les budgets de la recherche et des universités ! Ce programme est piloté par ST Microelectronics et le LETI.

Bisiou précise alors : « Le LETI est la branche nanotechnologies de la direction de la recherche technologique du CEA. Une direction technologique dont le compagnon de Geneviève Fioraso était directeur délégué. Cela a d’ailleurs valu à Mme Fioraso de se voir interdire toute intervention sur cette direction du CEA par décret du 1er aout dernier. Manifestement si Mme Fioraso n’a pas le droit d’intervenir dans la direction technologique du CEA cela ne l’empêche pas de lui donner 274 Millions d’euros…»

L’article complet est à lire ici.

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